Valeur écologie
Les invités et les
petits-déjeuners

Brèves

Article de l'Express du 22 juin 2012 / Mathilde Cesbron

 ECOLOGIE - L'intervention de François Hollande au sommet de Rio "manquait de souffle", a affirmé François Grosdidier, sénateur UMP de Moselle. Le changement de ministre de l'Economie ne rassure pas non plus les écologistes.

 François Hollande avait défendu la place de l'écologie dans sa campagne présidentielle. A peine deux mois après son élection, le chef de l'Etat semble avoir oublié ses ambitions. En témoignent son passage discret au sommet de Rio et le remaniement qui vient de toucher le ministère de l'Ecologie. 

Peu avant son élection en mai dernier, François Hollande avait insisté pour que l'écologie, durant son mandat, ait "une feuille de route précise". Il s'était également engagé à "procéder dès le début du quinquennat à un examen systématique de l'ensemble des dispositions défavorables à l'environnement". Enfin, son accord avec les Verts sur certains thèmes phares de l'écologie, malgré une absence d'entente sur le nucléaire, avait permis de placer le souci de la planète parmi les sujets importants de la campagne présidentielle.  


 Un mois après, les bonnes résolutions de François Hollande semblent appartenir au passé. Le chef de l'Etat n'a pas su tenir une ligne claire au sommet Rio+20 et le récent remaniement ne présage rien de bon pour le ministère de l'Ecologie trop souvent laissé dans l'ombre. 

"Manque de souffle"

Le président de la République s'est montré sur la réserve en conférence de presse mercredi lors du sommet Rio+20. Ne sachant sur quel pied danser, François Hollande a salué des avancées "sur la préservation des océans" et "sur l'économie verte" tout en soulignant une "étape insuffisante" sur l'accord à l'arraché conclu sur le développement durable. 

 La droite n'a pas laissé passer une occasion de critiquer le chef de l'Etat. François Grosdidier, Président de Valeur écologie, un think-tank de droite, est très sévère sur le rôle de François Hollande lors du sommet de Rio mercredi. Le sénateur UMP de Moselle affirme que le chef de l'Etat a clairement "oublié les ambitions environnementales de la France". 

"Son intervention manquait de souffle. Le président doit porter haut et fort la voix de la France et entraîner la communauté. Il n'a pas eu ce rôle", juge-t-il.  

L'élu jure que l'écologie était mieux représentée sous les précédents gouvernements de droite. "Sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la voix de la France a porté et montré le cap, tant sur la scène nationale qu'internationale ", explique-t-il, soulignant le discours "décalé" de François Hollande lors du sommet de Rio. C'est quand même oublier que Nicolas Sarkozy a largement méprisé le sujet dans les derniers mois de son quiquennat. 



Eviction de Bricq: un mauvais présage?

Autre mauvais signe, le sort réservé au ministère de l'Environnement lors du traditionnel remaniement ministériel post-législatives.  

La ministre de l'Ecologie, Nicole Bricq, a été priée de quitter son poste pour endosser la fonction de ministre du Commerce extérieur. Cette "éviction" ne plaît pas aux Verts, en particulier à Jean-Vincent Placé. Légèrement échaudé ce matin sur Europe 1, le sénateur EELV s'interroge sur ce "drôle de message" envoyé aux écologistes. Il estime que c'est "un bémol" au remaniement. Interrogé par L'Express, l'élu des Verts demande des explications à ce départ inattendu. 

Chantal Jouanno, elle aussi, voit en cette éviction une mauvaise nouvelle et "une trahison des principes écologiques", regrettant que la ministre de l'écologie déchue ait été victime de ses prises de position sur le forage en Guyane. Elle s'était opposée à des autorisations de forage, s'attirant le soutien des ONG. Cette prise de position n'a peut-être pas plu à Matignon qui l'a remplacée par Delphine Batho. 

Quant à Nicolas Hulot, il constate dans une interview au Nouvel Observateur que "le Ministère de l'Ecologie est passé du premier rang avec Jean-Louis Borloo au neuvième avec Nicole Bricq".  


"Pas de liberté de vote"

 
Même si les militants écologistes n'ont "aucun préjugé et attendent de voir", cette nomination n'est pas un bon signe.  

Pour François Grosdidier, le plus inquiétant n'est pas de voir Nicole Bricq remplacée, mais de constater une absence d'élus écologistes à des postes cruciaux comme celui de l'Ecologie. "Les Verts sont discrédités en n'ayant pas l'un des leurs à la tête du ministère de l'Ecologie", remarque-t-il

Enfin, à tout cela s'ajoute la récente déclaration dAlain Vidalies. Le ministre des Relations avec le Parlement a déclaré qu'étant associés au gouvernement, les écologistes d'EELV auraient à l'Assemblée "la liberté d'expression, mais pas la liberté de vote". Une déclaration qui a fait beaucoup de bruit parmi les écologistes. Néanmoins, mesurant "l'ampleur de la tâche", les Verts ne deséspèrent pas de "peser sur les grands enjeux énergétiques", a assuré Jean-Vincent Placé. 

L'écologie bénéficie peut-être d'un groupe à l'Assemblée et d'un autre au Sénat, ainsi que de deux ministres Verts dans le gouvernement, mais le sujet ne parvient visiblement pas à trouver sa place dans le début du mandat de François Hollande.  





















Réaction du 25/09/2012

Presque 13 ans après les faits, la Cour de cassation par une sage décision confirme le principe de Pollueur – Payeur.

Coupable et responsable. Toutes les condamnations pénales prononcées en 2010 dans l'affaire du naufrage de l'Erika sont validées.

La Cour alourdit encore la condamnation de la cour d'appel en estimant Total également civilement responsable de la catastrophe, validant ainsi les dommages et intérêts déjà payés par le pétrolier, et le condamnant à « réparer les conséquences du dommage solidairement avec ses coprévenus d'ores et déjà condamnés », sans oublier les dommages et intérêts.

Inscrit dans la Constitution depuis l’adoption en  de la Charte de l’Environnement, le principe de Pollueur – Payeur devait connaître encore une application effective par les tribunaux. C’est désormais chose faite par la plus haute de nos juridictions.

_______________________

Valeur écologie participera pour la 4ème année à toutes les délibérations, discussions et réunions du Prix Energies Citoyennes avec l'AMF, Le Comité 21, Fonaterra, Les Maires des grandes villes, Les Echos, La gazette des communes....

--------------------------------

Article de presse La Lettre A du 07/03/2013

Valeur écologie redore son blason

Opération séduction pour le président du think-tank de droite Valeur écologie ...

(Lire la suite sur le site de La Lettre A / lalettrea.fr)

_____________________________




 

PARIS (Reuters), 5 juin 2013 - La ministre de l'Energie, Delphine Batho, a exclu mercredi toute modification de la loi interdisant la fracturation hydraulique qui rend impossible l'exploitation en France du gaz de schiste.

"Il ne faut pas assouplir la loi sur la fracturation hydraulique", a déclaré Delphine Batho sur RMC et BFMTV, en déplorant les "dégâts environnementaux" provoqués aux Etats-Unis par l'exploitation du gaz de schiste.

Le Conseil d'Etat examine une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée en avril par la société pétrolière américaine Schuepbach Energy pour contester la loi française du 13 juillet 2011.

Les compagnies pétrolières et le patronat français critiquent la loi française qui empêche, selon eux, d'exploiter un filon prometteur.

"Il faut évidemment permettre la recherche", a déclaré mercredi la présidente du Medef, Laurence Parisot, opposée à Delphine Batho lors d'un débat sur RMC et BFMTV.

"Nous empêchons de considérer une ressource qui pourrait tout changer", a-t-elle ajouté. "Si la technique est correctement mise en place, l'utilisation est sans risque".

Source: Patrick Vignal



 

Accueil

 Un signal fort et une belle preuve de prise de coscience, le Parlement Européen

vient de ratifier l'Accord de Paris sur le climat à une très large majorité

(610 voix pour, 38 contre).

 

 

Le Parlement européen approuve
la ratification de l’Accord de Paris
sur le climat !
Le Parlement européen a dit oui à l’accord de la COP21
Le Parlement européen a dit oui à l’accord de la COP21-BELGA

 

 

Les eurodéputés ont donné leur feu vert, mardi, à la ratification de l’Accord de Paris sur le climat par l’UE. Cette étape permet à l’accord d’entrer en vigueur.
Juste avant le vote, Ban Ki-Moon s’est adressé aux députés et les chefs de groupes politiques du Parlement européen ont brièvement pris la parole.
Les eurodéputés ont ensuite approuvé la ratification de l’Accord de Paris, ce qui permettra à l’Accord d’entrer en vigueur. Il fallait en effet qu’au moins 55 parties à la Convention, représentant au moins 55% des émissions globales, ratifient le texte. La ratification européenne permet de franchir le seuil des 55% d’émissions globales.
 
«Aujourd’hui, l’Union européenne a transformé une ambition climatique en action climatique. L’Accord de Paris est le premier du genre et il n’aurait pas été possible sans l’Union européenne», a commenté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui assistait au vote.
Après cette approbation du Parlement européen, le Conseil va pouvoir officiellement ratifier l’Accord. Les États membres de l’UE devront également ratifier individuellement l’accord en suivant leur processus parlementaire.

Sources : l'avenir.net

------------------------------------------------------------------
 
 
 
Voies sur berges : le Maroc et la France inaugurent l’exposition « Cap sur la COP22 »
 
Après l’Accord historique de Paris pour le climat à la COP21 en 2015 et deux mois avant l’ouverture de la COP22 de Marrakech, les Berges de Seine rive droite à Paris accueillent l’évènement « Cap sur la COP22 ». Jusqu’au 15 octobre, les Parisiens sont invités à découvrir à travers des expositions et des animations les grands enjeux de la ville de demain, confrontée au défi du dérèglement climatique.
 « Cap sur la COP22, tous acteurs du Climat » se tient jusqu’au 15 octobre sur les Berges de la rive droite de la Seine. Organisée par la Ville de Paris avec de nombreux partenaires, cette exposition à ciel ouvert est une illustration concrète de l’action des villes, des citoyens et des entreprises au quotidien pour construire une ville durable.
Cette manifestation propose une déambulation à travers des expositions qui mettent en exergue les avancées obtenues avec l’Accord de Paris lors de la COP21 en décembre dernier et les défis qu’il reste à relever à l’aube de la COP22, les solutions proposées par Paris et les villes-mondes pour construire la ville de demain et le rôle central des citoyens parisiens.
Ségolène Royal, ministre de l’environnement, Anne Hidalgo, Maire de Paris, Abdeladim Lhafi, Commissaire Général de la COP 22, Mustapha Bakkoury, Président de la Région Casablanca-Settat et Président de MASEN (Agence marocaine de l’Energie Solaire), et Chakib Benmoussa, Ambassadeur du Royaume du Maroc en FRance, Célia Blauel, adjointe à la Maire en charge de l’environnement, du développement durable, de l’eau, de la politique des canaux et du « plan climat énergie territorial », Olivier Blond, président de la l’association « RESPIRE », Pascal Canfin, directeur général de WWF France, Cyril Dion, réalisateur et poète, Allain Bougrain-Dubourg de la Ligue de protection des oiseaux, ont inauguré cette exposition mercredi 13 septembre.
Paris et Casablanca sont deux villes fort impliquées dans les enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique : Paris avait accueilli le Sommet mondial des élus locaux pour le Climat la COP21. En tant que Maire de Paris, Anne Hidalgo a récemment été élue Présidente du C40 et la Ville de Paris a été déclarée « Championne internationale 2016 » par WWF International.
 
Casablanca est la grande métropole économique du Maroc qui accueillera (à Marrakech) la COP22 du 7 au 17 novembre prochains. Comme le dit le président de la Région Casablanca-Settat, Mustapha Bakkoury : « lorsque le plus grand programme industriel au monde d’usines solaires, le fameux complexe Noor, sera achevé dans ses quatre tranches, c’est l’équivalent de l’ensemble de Casablanca qui sera alimenté en énergie électrique ».
Retour à Paris : l’ouverture des berges de Seine rive droite fait-elle partie de ces solutions ? La mesure est fort contestée par la droite parisienne, par les automobilistes et par des Maires des communes voisines de la capitale. Il faut dire que, depuis la rentrée, les embouteillages au centre de Paris sont dignes de grandes capitales des pays du sud. Mais cette décision, que la Maire de Paris veut définitive, est destinée à marquer un grand coup : la santé et le respect de l’environnement doivent passer avant toute considération. Ce projet, capital, selon la municipalité, pour améliorer le cadre de vie et la qualité de l’air à Paris, a également reçu de nombreux soutiens à travers le monde, dont Mickael Bloomberg, Bill de Blasio, Maire de New-York, ou encore Sadiq Khan, Maire de Londres, qui prévoit de piétonniser plusieurs rues de Londres, et en France, Olivier Blond, Président de Respire, Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, ou encore le photographe Yann Arthus-Bertrand.
En attendant, les Berges de Seine et Paris sont aux couleurs du Maroc et annoncent le rendez-vous de la COP22 que Marrakech accueillera le 7 novembre.
Michel Taube
Article septembre 2016 l'Opinion Internationale
-----------------------------------------------------------------------------------------
 
Sénat - 8 juin 2016
Intervention de François GROSDIDIER sur la ratification de l’Accord de Paris.
 
Par l’Accord de Paris, la COP 21 a connu une issue heureuse.
Nous nous en sommes tous réjouis.
Nous y avons d’ailleurs tous travaillé, à commencer par ici au Sénat.
Le Président LARCHER l’avait voulu et organisé :
de la journée de l’Union Interparlementaire, à l’engagement de toutes les commissions permanentes du Sénat et des délégations jusqu’à la constitution du groupe de travail présidé par Jérôme BIGNON.
 
La COP 21 s’est conclue par le succès de l’Accord de Paris qui doit encore être ratifié, à commencer par nous-mêmes.
Elle est une étape sur un long chemin.
Succès diplomatique plus qu’avancée concrète.
Le réchauffement climatique progresse toujours plus vite que les mesures pour le limiter ou pour s’y adapter car on ne parle hélas plus de le stopper.
L’Humanité ne peut plus arrêter la machine mise en route à la révolution industrielle.
 
Rappelons brièvement le long chemin déjà parcouru.
Le problème est perçu depuis longtemps et les premiers sommets internationaux sont anciens :
- en 1972 à Stockholm,
- en 79 à Genève,
- en 82 à Nairobi,
- en 92 à Rio, où une centaine de chefs d’Etat signe la fameuse déclaration qui fera date,
- en 2002, Johannesburg où le discours du Président Jacques CHIRAC marquera l’Histoire :
 

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer, et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au Nord comme au Sud, et nous sommes indifférents. La Terre et l'humanité sont en péril, et nous en sommes tous responsables. »

 
Depuis, les sommets internationaux se succèdent.
 
La prise de conscience s’est élargie avant d’être contrariée par la crise financière mondiale, qui a souvent fait repasser les enjeux de court terme avant ceux de long terme.
 
Les Américains sont allés rechercher la croissance par les gaz de schiste et les Russes voudraient sauver la leur en prolongeant leur activité rentière vers l’Artique.
 
Les climato-sceptiques trouvent un écho dans des pays industrialisés.
 
On aurait pu les penser plus éclairés mais il est vrai que même les créationnistes peuvent y tenir en échec les évolutionnistes.
 
Alors, quand l’intérêt économique immédiat peut s’appuyer sur des prédispositions obscurantistes ou complotistes, le recherche du bien commun de va pas de soi.
 
C’est bien la difficulté principale.
 
 
Il fallait avancer malgré le blocage américain.
 
L’Humanité aurait besoin d’un accord contraignant.
Mais un tel accord suppose l’accord de Congrès américain dont on connaît l’opposition.
Elle est regrettable mais elle est un fait.
Le caractère non contraignant permet de surmonter cet obstacle, en même temps qu’il ne nous garantit plus d’atteindre la destination.
Autre difficulté avec la Chine, qui connaît les premiers ralentissement d’une croissance jusqu’alors effreinée.
La Chine n’engage à réduire ses émissions à partir de 2030.
L’objectif est donc atteint en théorie.
Mais d’ici à 2030, beaucoup d’eau passera sous les ponts du Yangzi Jiang ou du Mékong.
On aboutit donc à un accord non contraignant qui détermine des objectifs communs, qui propose des outils mais ne garantit pas les moyens d’y parvenir.
 
 100 milliards de dollars par an, par les pays développés, à partir de 2020, afin permettre aux pays en développement de lutter contre le dérèglement climatique.
 
------------------------------------------------------------------------------------------
 

Union européenne et Glyphosate


Valeur écologie souhaite saluer la position des autorités Françaises.

En effet, la France s’est opposée à l’approbation du renouvellement de l’autorisation de la mise sur le marché du glyphosate pour 9 ans.

Un lobbying actif du gouvernement Français envers ses partenaires  européens  avait été mis en place pour leur demander de soutenir le retrait de cette proposition de règlement. D’autres pays, notamment l’Allemagne, l’Italie, la Suède, l’Autriche, le Portugal ont fait savoir ces derniers jours qu’ils s’abstiendraient ou qu’ils voteraient contre en cas de vote, ne permettant pas de dégager une majorité suffisante pour que la proposition de la Commission puisse être adoptée.

La Commission européenne avait déjà dû retirer sa proposition de réapprobation de la substance glyphosate pour 15 ans en mars dernier.

Le glyphosate avait été classé « cancérogène probable » par le CIRC (instance de l'OMS spécialisée dans le cancer) à l'été 2015.

Ségolène ROYAL avait  déjà interdit la vente du Round up en libre-service pour les jardiniers amateurs et son utilisation dans les espaces publics par les collectivités dans la loi de transition énergétique. Et les territoires « Terre saine, zéro pesticide » sont encouragés financièrement par le ministère de l'Environnement.

Cette non réapprobation du glyphosate par la Commission européenne est donc une bonne nouvelle.


--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 
Les bâtiments et le développement durable, point 2016 !
 
 
Le bâtiment, un secteur économique encore très énergivore.
 
Le secteur du bâtiment a consommé en 2014 plus de 45% de l’énergie finale totale devant les transports ou l’industrie. Ce chiffre a tendance à se stabiliser depuis 2007 en raison des mesures règlementaires et incitatives ou encore des innovations technologiques. Les émissions de gaz à effet de serre du bâtiment résidentiel et tertiaire représentent en revanche toujours ¼ des émissions totales nationales. Le bâtiment est donc un enjeu vital de mutation énergétique pris en compte par le Grenelle de l’Environnement et la loi sur la transition énergétique.

Les nouveaux dispositifs pour des objectifs ambitieux.
 
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 18 août 2015 a permis à la France de se doter d’un nouvel arsenal juridique, dans l’esprit des lois Grenelle de 2009 et 2010 en les amplifiant. Cette loi veut diminuer de 40% les gaz à effet de serre et amener jusqu’à un tiers la production d’énergies renouvelables. L’objectif de 500 000 logements rénovés à partir de 2017 est consacré.
La France a déjà adopté sa stratégie nationale bas-carbone (SNBC) qui définit la marche à suivre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans le secteur immobilier, elle vise le développement et la massification des bâtiments bas-carbone avec l’objectif de baisser la part des émissions du secteur résidentiel-tertiaire de 54 % par rapport à 2013, en 2024.
La construction de bâtiments aux performances énergétiques et environnementales élevées, la massification de la rénovation énergétique (chauffage, eau chaude, cuisson…), et une meilleure maitrise des consommations liées aux comportements et à l’utilisation d’électricité sont les moyens affichés de parvenir aux objectifs. 
 
A l’échelle européenne, la France s’est engagée à sur plusieurs actions :
 
- Rénover 3% du parc immobilier des administrations d’Etat par an.
- Atteindre 2,5% d’économies d’énergie par an d’ici 2020.
- Imposer la réalisation d’audits énergétiques aux entreprises tous les 4 ans.
- Encourager la mise en place d’un marché performant des services énergétiques et l’accès des PME et ce marché.
 
Le Plan Bâtiment Durable a été montré en exemple lors de la COP21. Une de ses journées thématiques, le Buildings Day, a été l’occasion de prendre des engagements. Rénovation énergétique de 500 000 logements par an, viser la rénovation des bâtiments les plus énergivores d’ici 2025, encourager la recherche de signes de qualités ou de labels volontaires, favoriser les éco-prêts à taux zéro par le secteur bancaire…
 
Bien que le secteur de l’immobilier soit encore touché par la crise économique (3% de recul d’activité en volume en 2015), une reprise devrait arriver en 2016 avec à la clé des projets aux performances énergétiques et environnementales fortes. La généralisation des bâtiments à énergie positive constitue la prochaine étape nécessaire au parachèvement du cadre normatif de la construction neuve, fixée à 2020 par la loi Grenelle 1.
 
En 2014, on comptait 34,7 millions de logements résidentiels dont 28,7 millions de résidences principales. La prise de conscience des ménages de rénover leur logement est croissante. Entre 2011 et 2013, le nombre de chantiers de rénovation énergétique a légèrement progressé, pour atteindre 90 000 en 2013. Mais les chantiers sont corrélés aux acquisitions de logements et si celles-ci baissent les chantiers ne redémarreront pas.
 
La lutte contre la précarité énergétique est aussi un objectif majeur du plan de rénovation. Parmi les 500 000 logement qui doivent être rénovés par an à partir de 2017, 250 000 devront être occupés par des ménages modestes dans le but de réduire de 15% la précarité énergétique. La loi fait évoluer les critères de décence d’un logement pour limiter la mise en location des « passoires thermiques », et pour obliger le bailleur à mettre sur le marché locatif des logements répondant à des critères minimum de performance.
 
La rénovation énergétique du parc tertiaire public et privé est essentielle car il représente plus d’un tiers des consommations énergétiques. Concernant le parc résidentiel social, qui est récent et fait l’objet d’un entretien régulier, sa performance énergétique est plutôt bonne. 33% du parc est classé comme peu énergivore. Un éco-prêt logement social spécifique a été mis en place pour rénover et construire un parc social performant.

Le plan de rénovation et les territoires
 
La loi renforce la compétence des collectivités locales en les dotant de nouveaux outils. Elles participent en lien avec l’Etat à l’élaboration d’un plan de programmation de l’emploi et des compétences. Les communes sont désormais compétentes en matière de création et d’exploitation d’un réseau public de chaleur ou de froid. Le Plan de Rénovation énergétique de l’Habitat développe des plates-formes de rénovation énergétique de l’habitat privé sur l’ensemble du territoire destinées à approfondir l’information et à accompagner les projets.
 
 
Sources, Rapport d'activités Plan Bâtiment Durable
 
---------------------------------------------------------------------------

 

Les NEONICOTINOIDES, c'est quoi ?
 
 
Les néonicotinoïdes sont une famille de composants d’insecticides enrobés sur des plantes cultivées et utilisés en France depuis 1994. Mais en plus de s’attaquer aux insectes, ils s’attaquent au système nerveux des abeilles (désorientation, infertilité…), pollinisateurs inoffensifs, en participant ainsi à la disparition de 300 000 colonies d’abeilles domestiques par an. Plusieurs centaines d’études scientifiques ont prouvé la nocivité de ces produits sur les abeilles et pollinisateurs sauvages mais aussi sur les invertébrés aquatiques et terrestres, les poissons et les oiseaux. C’est donc bien la pollinisation des plantes qui est en jeu. Les apiculteurs se battent depuis 20 ans pour obtenir leur interdiction ainsi que celle d’autres insecticides. Du fait de l’utilisation des néonicotinoïdes, le taux de mortalité des abeilles est passé de 3% en 1995 à 30% en 2015. Une interdiction globale des pesticides organochlorés ou organophosphorés aussi dangereux que les néonicotinoïdes n’est cependant pas à l’ordre du jour.
 
Lors de l’examen de la loi biodiversité en deuxième lecture au Sénat, le 22 janvier 2016, les sénateurs avaient refusé d’interdire l’usage des néonicotinoïdes quelle que soit l’échéance, alors que la Commission européenne avait déjà restreint leur usage en 2013 (trois néonicotinoïdes interdits) et que l’Assemblée les avaient interdits en 2015 en première lecture du projet de loi. Ces insecticides, de la famille des produits phytosanitaires, agissent sur le système nerveux des abeilles. Ils ont préféré adopter un amendement renvoyant à un arrêté du ministre de l’Agriculture le soin de fixer les conditions d’utilisation de ces pesticides en se basant sur les conclusions de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui avait préconisé d’élargir les restrictions aux semences d’hiver. Le ministre Stéphane Le Foll avait à ce moment affirmé son opposition à une interdiction pure et simple au niveau français car cela ne règlera pas en soi les problèmes apicoles et risquerait de réintroduire une pratique d’épandage en pulvérisation. Le Gouvernement n’est pas unanime sur cette question puisque Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, est en faveur d’une interdiction.
 
Mais le 17 mars l’Assemblée nationale a voté en commission du développement durable et de l’aménagement du territoire par 30 voix contre 28 l’interdiction des néonicotinoïdes et ce sans dérogation, à partir du 1er septembre 2018 pour éviter une interdiction trop brutale pour les agriculteurs. Cette interdiction a pour origine un amendement du président de la commission, Jean-Paul Chanteguet. Un arrêté doit fournir des réponses concrètes aux agriculteurs brutalement confrontés à l’apparition d’un ravageur menaçant les récoltes. Stéphane Le Foll a bien tenté de dissuader les députés de voter une telle interdiction, sans succès, arguant qu’elle créerait des distorsions de concurrence avec les autres agriculteurs européens et qu’il serait préférable d’organiser une transition des systèmes de culture à l’échelle européenne. Il est opposé à l’idée de surtransposition des directives européennes. Il a rappelé d’ailleurs que la hausse des ventes des produits phytosanitaires est due à une augmentation des ventes de fongicides et d’herbicides quand le recours aux néonicotinoïdes baisse.
 
Pour la Fondation Nicolas Hulot, au contraire, les alternatives à ces produits existent pour les agriculteurs, prenant en exemple l’Allemagne et l’Autriche, et ne se résument à des produits encore plus dangereux. Ségolène Royal avait lancé le plan national d’actions « France, terre de pollinisateurs ». Sept conventions d’engagement ont ainsi été signées avec Voies navigables de France, Réseau de transport d’électricité ou la Fédération des Parc naturels régionaux de France. Le label national « Terre saine, communes sans pesticides » pour distinguer les collectivités exemplaires dans leur gestion sans pesticides de leurs jardins leurs espaces végétalisés ou leurs infrastructures, remis à 111 collectivités le 23 mars. La ministre s’est aussi opposée au renouvellement d’autorisations de mise sur le marché de certains pesticides comme le glyphosate, reconnu cancérigène.
 
Cette interdiction encore provisoire intervient à quelques jours de la marche citoyenne contre les pesticides dans le cadre de la semaine pour les alternatives aux pesticides à l’appel de plusieurs associations (Générations Futures, Agir pour l’environnement…).
 
---------------------------------------------------------------------------------------

 

  Valeur Ecologie, partenaire fidéle du Prix Energies citoyennes depuis ses débuts,

est heureuses de participer une nouvelle fois au Prix et de distiguer les collectivités

qui s'engagent fortement en faveur du développement durable.

 
 

 

Les Prix Energies Citoyennes récompensent les collectivités qui ont mis en œuvre

des stratégies énergétiques locales.

Les dossiers de candidature seront examinés selon la stratégie énergétique locale des territoires

et les actions menées pour lutter contre la précarité énergétique.

Les prix seront décernés par catégorie de taille :

  • Les villes, les intercommunalités et les syndicats intercommunaux :
  • Inférieure à 20 000 habitants
  • Entre 20 000 habitants et 100 000 habitants
  • Supérieure à 100 000 habitants
  •   Les collectivités territoriales
    • Régions
    • Départements

 

Des critères bien précis.

La Vision stratégique 

Ce critère est axé sur l’importance de la stratégie dans la lutte contre le réchauffement climatique sur le moyen ou le long terme.

Exemples :

  • Mise en place d’un agenda 21, d’un plan climat territorial, plan de progrès…
  • Budget spécifique pour la mise en œuvre des objectifs
  • Processus détaillé de suivi des engagements
  • Actions à mettre en place

 

Les Actions exemplaires

Cette étape est dédiée aux cinq actions majeures liées à l’énergie présentées par la structure. Une de ces cinq actions devra être innovante, et il convient aussi d’en évoquer les premiers bilans.

Exemple :

  • Types d’énergies renouvelables utilisées, filières mise en place, logistique
  • Programmes de performance énergétique et environnementale des bâtiments et équipements existants
  • Construction de bâtiments performants en matière de consommation énergétique et d’environnement (HQE, HPE, THPE, …)
  • Eco-quartier, éco-ZAC, opérations de réhabilitation urbaine éco-étudiée, …
  • Programmes de sensibilisation des usagers (écoles, etc.)
  • Mise en place d’un salon développement durable avec les artisans et entreprises du territoire
  • Mesures de lutte contre la précarité énergétique
  • Création et/ou maintien d’emplois liés aux économies d’énergie ou à la réduction des émissions de GES (filière biomasse, déchets, …)
  • Autres actions

 

 


 ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

 

 

 

Reconquête de la Biodiversité, de la nature et des paysages

 

19 janvier 2016

 

Valeur écologie a été vigilant et actif par le biais de François GROSDIDIER, son Président, à l'occasion de l'éxamen au Sénat du texte sur la biodiversité.

 

 

 

Article 1er

 

M. le président. La parole est à M. François Grosdidier, sur l’article.

M. François Grosdidier. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le sujet de la biodiversité est parfois tourné en dérision. Je crois d’ailleurs avoir perçu quelques sarcasmes lors de la discussion générale, mais j’ai dû mal entendre… Toutefois, il est vrai que les urgences économiques et sécuritaires tendent à reléguer au second plan les défis écologiques, la biodiversité encore plus que le climat. En outre, on oppose encore, parfois, environnement et développement, écologie et économie, nature et humanité. Or nous ne devons pas cliver nos débats, même si cette question peut faire appel aux fondements idéologiques, voire philosophiques, de notre engagement personnel. Chers amis de la majorité, nous nous revendiquons, dans notre famille politique, d’une éthique de la responsabilité. Pour ma part, et sans craindre d’être taxé de conservateur, je crois que nous devons, avant tout, transmettre à nos enfants ce que nous ont légué nos parents. Davantage si nous pouvons, en tout cas pas moins ! La biodiversité, qui est décrite dans l’article 1er du projet de loi comme notre patrimoine commun, fait partie de cet héritage. Alors que, dans la discussion générale, certains ont ri au sujet des ours, nous ne pourrions pas imaginer un monde sans lions, sans tigres ou sans éléphants.

M. Jean-Louis Carrère. Il en reste, des éléphants !

M. François Grosdidier. Nous demandons aux peuples du tiers-monde de préserver ces fauves et pachydermes, beaucoup plus dangereux pour l’homme que les 30 ours et les 300 loups avec lesquels nous sommes manifestement incapables, en France, de cohabiter… Même si vous ne partagez pas ce point de vue philosophique, plaçons-nous d’un point de vue purement utilitariste et anthropocentriste ! La biodiversité nous apporte d’infinis services, comme la pollinisation, mais elle est surtout le premier gisement de la pharmacopée. L’organisme animal ou végétal même le plus insignifiant contient en effet la molécule qui a sauvé, ou qui sauvera demain, des foules d’êtres humains. Au cours de la discussion générale, plusieurs d’entre vous, mes chers collègues, ont rendu hommage à Hubert Reeves. Vous me permettrez de rendre, pour ma part, hommage au botaniste Jean-Marie Pelt, qui nous a quittés juste avant Noël. Il nous rappelait à quel point la biodiversité est une question essentielle pour l’humanité, en même temps qu’elle constitue, en faisant appel à notre esprit de responsabilité et à notre sentiment d’empathie, un test pour notre propre humanité. (Applaudissements sur les travées du groupe écologiste.)

 

Article 2

 

M. François Grosdidier. L’article 2, tel que rédigé par la commission, rappelle que la biodiversité est un patrimoine commun qui génère des services écosystémiques et des valeurs d’usage. Il rappelle aussi la responsabilité de tous, et notamment de ceux qui l’exploitent – les exploitants sont légitimes, à la différence des exploiteurs, là est toute la nuance – ; pour autant, la biodiversité n’appartient pas à certains, mais constitue un bien commun. Très justement, cet article rappelle la nécessité d’éviter les atteintes à l’environnement, de les réduire et, en dernier lieu – si l’on évite à tout prix, alors on ne fait plus rien –, de compenser les atteintes qui n’ont pu être évitées ou réduites. L’article 2 pose le principe de responsabilité, qui me tient à cœur comme il devrait tenir à cœur de tous les membres de ma famille politique, qui le revendique dans tous les domaines. J’évoquais déjà ce principe au sujet de l’article 1er. Je voudrais à cet égard, monsieur le rapporteur, vous féliciter quelque peu en avance pour l’article 2 bis, qui aménage enfin le principe de responsabilité environnementale et l’intègre au code civil. Il reprend les dispositions d’une proposition de loi de Bruno Retailleau que nous avions adoptée à l’unanimité en mai 2013, mais que l’actuelle majorité de l’Assemblée nationale n’a manifestement jamais voulu adopter. Mme la garde des sceaux voulait accaparer le sujet, promettant de s’y dévouer, mais n’a jamais conclu ses travaux. Il est temps selon moi d’intégrer la notion de « prejudice écologique » dans le code civil : c’est ce que fait l’article 2 bis, qui donnera son effectivité à la responsabilité environnementale introduite à l’article 2.

 

{…}

 

M. le président. La parole est à M. François Grosdidier, pour explication de vote.

M. François Grosdidier. Pourquoi légiférons-nous aujourd’hui, si ce n’est pour enrayer l’érosion de la biodiversité ? Moi aussi, en tant que maire, je dois faire face à des problèmes posés par la présence de cormorans. Il s’agit d’éviter la régression de la biodiversité, et non pas de figer les situations ou de favoriser l’expansion de toutes les espèces ! Voter de tels amendements reviendrait à jeter le bébé avec l’eau du bain !

M. Ronan Dantec. Tout à fait !

M. François Grosdidier. Il me semblait qu’un consensus existait au sein de la Haute Assemblée sur le point de mettre un terme à l’érosion de la biodiversité.

Mme Évelyne Didier. Eh oui !

M. François Grosdidier. Il s’agit de préserver des équilibres, ce qui exige des ajustements constants. À cet égard, le pouvoir réglementaire devra certainement apporter de la souplesse afin que des adaptations soient possibles, par exemple en cas de surpopulation de telle ou telle espèce, mais nous ne débattons pas ici des modalités de mise en œuvre des dispositions législatives. Je suis très attaché à ce que l’on inscrive dans la loi le principe de non-régression de la biodiversité, mais, j’insiste sur ce point, cela ne signifie pas qu’il faille instaurer un système complètement rigide. L’enjeu est de maintenir des équilibres auxquels de nombreux acteurs concourent, au premier chef les chasseurs. Pour cela, des adaptations sont en permanence nécessaires, car la donne change constamment. (M. Ronan Dantec et Mme Christine Prunaud applaudissent.)

Mme Évelyne Didier. Très bien !

 

20 janvier 2016

 

Articles additionnels après l’article 4

 

Mme la présidente. La parole est à M. François Grosdidier, pour explication de vote.

M. François Grosdidier. Je suivrai l’avis du rapporteur. Je ne reviendrai pas sur toutes les raisons techniques et environnementales qui ont été largement évoquées. Je ne sais pas si, comme je l’ai entendu, la brevetabilité sert aujourd'hui à la biodiversité. Je constate simplement qu’en un siècle nous avons perdu plus des trois quarts de toutes nos espèces maraîchères… Je veux m’en tenir à l’argument économique évoqué par notre excellent collègue Jean Bizet. Au-delà du problème de compétitivité de notre industrie semencière par rapport, notamment, aux industries d’outre-Atlantique, nous avons aussi un problème de partage de la valeur ajoutée entre les producteurs, les fournisseurs et les distributeurs. Ce n’est pas parce que des firmes américaines pourraient accaparer illégitimement des brevets et des propriétés intellectuelles sur des produits issus, parfois, de croisements ou de sélections très anciens qu’il faut le permettre aux nôtres, au détriment de nos cultivateurs ou de nos maraîchers ! Nous devons être très soucieux de défendre la liberté et même la survie des agriculteurs, pour leur permettre de conserver une part de la valeur ajoutée dans la chaîne de distribution, mais également dans le processus de production. J’y insiste, mes chers collègues, l’appropriation illégitime de brevets altère aussi la liberté et la survie de nos producteurs ! (M. Joël Labbé applaudit.)

 

{…}

 

La parole est à M. François Grosdidier, pour présenter l’amendement n° 400 rectifié bis.

M. François Grosdidier. Les brevets sur le vivant, particulièrement sur les gènes, même hors transgenèse, qui sont issus de plusieurs siècles et parfois de plusieurs millénaires de pratique, constituent un accaparement illégitime du travail des éleveurs et cultivateurs ainsi que de l’évolution biologique. Les agriculteurs ne peuvent plus produire leurs propres semences. Ils doivent acheter et cultiver des variétés brevetées, variétés qui sont aujourd'hui stériles et qui, en conséquence, ne peuvent pas être replantées d’une année sur l’autre en milieu naturel. Cette situation entrave agriculteurs et maraîchers, qui se trouvent de plus en plus dans l’impossibilité de replanter autre chose que des graines hybrides, ce qui provoque à terme un affaiblissement de la qualité des fruits et légumes, et leur raréfaction. Les semences industrielles étant non reproductibles, les agriculteurs ou maraîchers sont dans l’obligation d’en racheter chaque année. Si vous le permettez, madame la présidente, je présenterai dans la foulée l’amendement n° 399 rectifié ter. Les jardiniers sont les seuls à pouvoir semer et échanger librement les variétés non issues des semenciers industriels. Il faut permettre l’entraide entre agriculteurs. Elle est aujourd'hui autorisée entre membres d’un groupe d’intérêt économique, mais pas à ceux qui ne le sont pas. Ils doivent pouvoir échanger les semences reproductibles et non hybrides. Il faut permettre aux maraîchers de cultiver et de produire, d’une année sur l’autre, à partir de semences reproductibles, adaptées à l’environnement, sans que celles-ci soient obligatoirement brevetées. Les semences reproductibles sont de plus en plus rares sur le marché, ce qui conduit à la situation de monopole qu’un certain nombre d’entre nous regrette. Une fois encore, il s’agit de défendre la liberté des cultivateurs et des maraîchers. Cette liberté, qui a toujours existé, est aujourd’hui directement menacée par la jurisprudence la plus récente.

 

{…}

 

Mme la présidente. La parole est à M. François Grosdidier, pour explication de vote.

M. François Grosdidier. Je ne souhaite pas retirer mon amendement, même si je ne doute pas du résultat du vote. Monsieur le rapporteur, ces amendements ne sont pas sans rapport avec l’objet du texte, car c’est justement la liberté qui protège la biodiversité ! C’est donc au nom de la liberté des agriculteurs et de la biodiversité que je maintiens cet amendement. Je veux bien succomber, mais avec panache !

M. Joël Labbé. Ne partez pas battu, mon cher collègue ! Rien n’est perdu !

Mme la présidente. Je mets aux voix les amendements identiques nos 400 rectifié bis et 475.

(Les amendements sont adoptés.)

Mme la présidente. En conséquence, un article additionnel ainsi rédigé est inséré dans le projet de loi, après l’article 4. (Applaudissements sur les travées du groupe écologiste.)

 

{…}

 

Mme la présidente. La parole est à M. François Grosdidier, pour présenter l’amendement n° 399 rectifié ter.

M. François Grosdidier. Cet amendement, signé par plus d’une de vingtaines de sénateurs des groupes Les Républicains et UDI-UC, n’a rien de clivant. Il s’agit, une fois encore, de rendre leur liberté aux maraîchers et aux cultivateurs. Alors que nous sommes nombreux, dans cet hémicycle, à regretter que ces derniers croulent sous les contraintes, pourquoi leur imposer d’appartenir à un GIEE pour exercer cette liberté d’échange qu’ils ont toujours possédée ? Allégeons les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs en votant cet amendement !

 

Article 9

 

M. le président. La parole est à M. François Grosdidier, pour explication de vote.

M. François Grosdidier. Je suis très surpris d’entendre qu’il serait légitime que l’ONCFS continue à faire l’estimation des dégâts, au motif que ce sont les chasseurs qui paient.

Je tiens à dire, tout d’abord, que l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ne comporte pas que des chasseurs. Heureusement, d’ailleurs, car cela signifierait que ceux-ci sont à la fois juge et partie. Où est-il mentionné, par ailleurs, que celui qui évalue le préjudice doit être celui qui doit le dédommager ? Cet argument, si tant est qu’il soit fondé – tel n’est pas le cas ! –, plaide en fait pour que l’évaluation soit réalisée par l’AFB. Les dommages peuvent d’ailleurs avoir des causes multifactorielles, lesquelles peuvent exister à charge ou à décharge pour les chasseurs. Cela justifie parfaitement l’intervention de l’Agence.

 

{…}

 

Biodiversité : deux jeunes Franciliens font voter leurs amendements au Sénat !

 

http://www.wedemain.fr/Loi-sur-la-biodiversite-deux-jeunes-Franciliens-font-voter-leurs-amendements-au-Senat-_a1607.html

 

Wedemain.fr, 25 janvier 2016, Juliette Mauban.

 

Quand ils ont entamé leur tour de France des maraîchers, Jonathan Attias et Alexandre Lumbroso ne se doutaient pas qu'ils allaient contribuer à l'écriture de la loi sur la biodiversité. Récit d'une folle aventure de 18 mois, qui s'est conclue, le 21 janvier, par l'adoption au Sénat de leurs deux amendements "citoyens" sur la préservation des semences traditionnelles.

 

Redonner aux agriculteurs de l'autonomie face aux grands semenciers : c'est l'objectif de deux amendements adoptés par le Sénat, le 21 janvier, dans le cadre de la loi sur la biodiversité. Des propositions novatrices... et pas seulement dans leur contenu. Car contrairement aux textes de loi habituels, elles n'ont pas été rédigées par des parlementaires, ni mêmes des juristes, mais par deux citoyens "ordinaires" : Jonathan Attias et Alexandre Lumbroso, deux Franciliens âgés de 29 ans et à peine sortis des études.

Ces deux cousins n'avaient encore "jamais planté un radis", lorsque, au printemps 2014, ils s'engagent dans un tour de France des petits maraîchers adeptes de l'agroécologie. C'est au cours de ce voyage, en réalisant la web-série documentaire Jardiniers levez-vous ! sur la préservation des semences traditionnelles, que Jonathan et Alexandre voient germer dans leur tête... Comunidée.

 

Une pétition "adressée à Stéphane le Foll comme à un ami".

 

Comunidée, c'est le nom donné au site internet sur lequel ils diffusent leur web-série, puis très vite, une pétition baptisée #YesWeGraine. Inspirée de leurs rencontres avec six maraîchers, elle dénonce l'érosion de la biodiversité agricole et la perte d’autonomie des agriculteurs, dont sont notamment responsables les lois qui imposent l'usage de semences standardisées et stériles, au détriment des semences traditionnelles.

 

Cette pétition, "adressée à Stéphane le Foll comme à un ami", marque le début de leur combat pour "que la semence soit libre (...), reproductible (...) et accessible à tous !".
Mise en ligne en juin 2015, elle compte aujourd'hui 70 000 signatures. Un succès qui a permis à Jonathan et Alexandre de rencontrer un sénateur EELV du Morbihan, Joël Labbé. Cet élu leur suggère de passer par la plateforme de démocratie participative Parlement et citoyens pour contribuer à l'élaboration du projet de loi pour la "Reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages", que le Sénat devait examiner du 19 au 21 janvier.

Les deux jeunes hommes rédigent alors deux amendements relatifs à la préservation des semences dites "traditionnelles", que des internautes avisés viendront enrichir, afin de les rendre juridiquement "recevables" par le Sénat.

 

Contacter le sénateur de sa circonscription.

 

Restait à faire entendre ces propositions auprès des parlementaires. Déjà soutenus par Joël Labbé, Jonathan et Alexandre s'en remettent pour cela aux milliers de signataires de leur pétition. Dans un billet mis en ligne sur leur site, ils expliquent comment trouver l'adresse email du sénateur de sa circonscription. Ils publient également ce texte adressé aux élus :
 

"Ces deux amendements citoyens issus des revendications communes de la pétition #YesWeGraine contribuent à favoriser la pratique de l’agroécologie. En tant que membre des 68 000 signataires de la pétition #YesWeGraine, je vous invite à vous positionner sur les réseaux sociaux, et à voter favorablement à ces propositions d’amendements lors de sa lecture dans l’hémicycle".


Plus de 300 e-mails contenant ces mots ont été envoyés aux sénateurs. L'un d'eux s'est montré plus particulièrement sensible à la cause défendue. Il s'agit de François Grosdidier, sénateur Les Républicains de la Moselle, qui a soutenu les deux amendements de la loi, qui a pour rapporteur Jerôme Bignon, sénateur Les Républicains de la Somme. Autant de soutiens décisifs à la démarche d'Alexandre et Jonathan. Le 21 janvier, victoire, le Sénat adopte leurs deux amendements !

 

De la graine à la révolution citoyenne.

 

Le premier de ces amendements élargit la possibilité d'échange des semences entre agriculteurs. Le second définit leur caractère reproductible en milieu naturel. De quoi permettre une meilleure préservation des semences traditionnelles, à l'heure où la biopiraterie - l’appropriation à des fins privées de la biodiversité via des brevets déposés par des entreprises - inquiète de plus en plus les consommateurs.

Une crainte clairement exprimée sur la plateforme Parlement et citoyens, où les contributions de quelque 9 300 Internautes ont permis d'élaborer le projet de loi "Reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages". À l'occasion de l'examen de ce texte au Sénat, Joël Labbé a remercié la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, pour son implication dans le dossier, tout en soulignant l'importance des contributions citoyennes :
 

"[Leur nombre] démontre combien nos concitoyens s'intéressent à ce que nous faisons, il y a une nécessité absolue de se reconnecter et c'est un des outils modernes pour assurer la reconnection entre les citoyens et les politiques que nous sommes."

 

Jonathan et Alexandre n'entendent pas s'arrêter à cette victoire. Ils récoltent actuellement des fonds via la plateforme Touscoprod afin d'achever "DesClics de conscience ", un long métrage documentaire où ils racontent leur aventure, de leur rencontre avec les maraîchers jusqu'à leur appel à la révolution citoyenne.

"Pour financer ce projet démocratique, quoi de plus cohérent qu'un financement démocratique ?", interpellent-ils, bien décidés à poursuivre leur rôle de promoteurs d'une vraie démocratie où l'on "associe la technologie à la sagesse".

 

Projet de loi sur la biodiversité : les premiers grands changements apportés par les sénateurs

 

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250270179775&cid=1250270177466

 

Localtis.info, 22 janvier 2016, Morgan Boëdec.

 

La première lecture au Sénat du projet de loi sur la biodiversité a débuté le 19 janvier et s'est poursuivie les 20 et 21 janvier. Tour d'horizon des principales mesures et retouches apportées à ce texte intéressant sous de nombreux aspects les collectivités territoriales et les acteurs locaux.

 

Lors de la discussion générale du projet de loi sur la biodiversité, le 19 janvier, les sénateurs ont salué le travail d'allègement du texte effectué au préalable en commission par le rapporteur sur le fond, Jérôme Bignon, sénateur de la Somme. Le sénateur de l'Eure Hervé Maurey estime qu'il en ressort une version "plus équilibrée et plus pragmatique" que celle issue de la première lecture de l'Assemblée nationale. "Il y a eu un recentrage du texte sur ses véritables enjeux", reconnaît Jérôme Bignon.

 

Le pragmatisme pour fil rouge.

 

L’article 1er du projet de loi a été adopté sans modification. Des amendements visant à l'enrichir, défendus par les sénateurs socialiste Roland Courteau (Aude) et écologiste Ronan Dantec (Loire Atlantique), ont été retirés durant cette première journée d'examen. Ils visaient à compléter le code de l’environnement sur l'enjeu de protection des sols, à reconnaître leurs fonctions écologiques et le fait qu'ils sont des "éléments constitutifs du patrimoine commun de la Nation". La ministre de l’Écologie Ségolène Royal est intervenue pour rappeler à ce sujet qu'une stratégie nationale des sols est en cours et "pourra donner lieu à des dispositions législatives". Autre amendement retiré : celui de la sénatrice de la Charente Nicole Bonnefoy, qui visait à créer des jardins de la biodiversité dans les écoles élémentaires.

 

Préjudice et non-régression écologique.

 

La discussion a par ailleurs conduit à évacuer du texte toute mention au principe, jugé complexe, de non-régression écologique. "Mais pourquoi légiférer si ce n’est pour arrêter l’érosion de la biodiversité ? Ce qui exige de préserver les équilibres et des ajustements constants. Inscrire dans la loi ce principe de non-régression est donc important", a réagi le sénateur de la Moselle François Grosdidier. Quant à la notion de préjudice écologique, qui a refait surface dans ce projet de loi en vue de l'introduire dans le code civil – comme le proposait déjà en 2012 le sénateur de la Vendée Bruno Retailleau – elle n'a donné lieu qu'à une seule adoption d'amendement, celui du sénateur des Vosges Daniel Gremillet, qui encadre un peu plus l’appréciation du juge en la matière.

 

Éclairage nocturne et inventaires naturels.

 

Les élus locaux soucieux de réduire l'éclairage nocturne (voir notre article dans l'édition du 1er septembre 2015) seront par ailleurs intéressés par l'introduction dans l'article 3 du texte, suite à deux amendements adoptés, d'"un objectif de sauvegarde de l’environnement nocturne". Les paysages nocturnes sont ainsi mieux reconnus, tout comme l'impact de la lumière artificielle sur sa faune et sa flore. Le gouvernement a appuyé cette mesure, citant "les scientifiques [qui]confirment que les activités nocturnes contribuent à fragmenter les espaces". Le gouvernement est aussi parvenu à amender l'article 3 qui consacre la suppression des inventaires départementaux du patrimoine naturel, au profit d'inventaires désormais régionaux. Il a fait savoir que cet inventaire national du patrimoine naturel géré par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) monte en puissance. Et qu'il s'ouvre un peu plus, via l'open data, à d'autres contributeurs que les chercheurs, notamment aux collectivités et maîtres d’ouvrage, amenés à l'alimenter lorsqu'ils disposent de données collectées à la suite d'études d’impact.

 

-------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

 

 
 
Synthèse COP 21
 
 
L’accord de Paris a été approuvé par 195 pays le 12 décembre 2015, au Bourget, suite aux négociations qui s’y tenaient depuis le 30 novembre. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et président de la COP21 a déclaré que « Ce texte que nous avons bâti ensemble constitue le meilleur équilibre possible ».
 
L’Accord de Paris est donc le premier accord universel sur le climat. Pour la première fois un outil commun à l'ensemble des Etats transcrit dans le droit international la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il doit entrer en vigueur en 2020 et il comprend les points suivants :
 
-          L’Accord appelle à une limitation du seuil du réchauffement climatique de 1,5°C en moyenne, si possible, contre 2°C initialement, sous pression des petits Etats insulaires. Cependant, les efforts consisteront à limiter le réchauffement en dessous de 2°C.
-          Rappelant le principe des responsabilités communes mais différenciées entre les Etats, l’Accord souhaite que les pays les plus développés montrent la voie en réduisant leurs émissions en valeur absolue. Les pays en voie de développement étant autorisés à « se développer », les efforts consentis par eux ne doivent pas être les mêmes. Les pays du « Nord » devront également verser au minimum 100 milliards de dollars à ces pays pour les aider à faire face au réchauffement climatique. Ce chiffre doit être revu au plus tard en 2025. Si les pertes et dommages sont reconnus, l’Accord a exclu tout idée de compensation ou de responsabilité des pays anciennement développés envers les nouveaux, privilégiant la coopération et le soutien.
-          Les Etats signataires devront fixer de nouveaux objectifs de réduction des gaz à effet de serre tous les cinq ans. Ces objectifs ne pourront être que des réductions. L’Accord prévoit également de parvenir à zéro émission nette entre celles qui sont anthropiques et leur absorption dans des puits de carbone, et ce dans la seconde moitié du siècle.
 
Cet Accord présenté comme celui de la dernière chance suscite cependant des critiques. Si tous reconnaissent l’importance d’un accord qui réunit pour la première fois quasiment tous les Etats du monde sur des objectifs de long terme, il n’en reste pas moins des lacunes.
La principale critique est l’absence de contraintes juridiques ou de sanctions sur le respect des engagements. Aussi, la date de première révision, 2025, est bien trop tardive par rapports aux ambitions des engagements. Les objectifs de long terme, qui devaient être une réduction de 40 à 70% des émissions dans le texte initial, sont également beaucoup trop flous. Enfin, l’Accord n’aborde pas la question de l’extraction des énergies fossiles, dont l’abandon est un élément important de la transition climatique.
«Ce projet d’accord est une bonne base pour les 10 ans à venir, mais il faut le compléter sur certains points», résume Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.
 
L'équipe Valeur écologie
------------------------------------------------------------------

Valeur écologie s'engage dans ce sens et soutien fortement ce type de compbat !

Communiqué de presse

Néonicotinoïdes et abeilles : la désorientation

des individus confirmée en plein champ,

la colonie adapte sa stratégie

 

Une nouvelle étude en plein champ conforte les essais en laboratoire

sur les risques de désorientation des abeilles exposées au traitement

des semences de colza au thiaméthoxame.

L’étude révèle que la proximité des parcelles traitées diminue

l’espérance de vie des butineuses. En réponse à cette

surmortalité, les colonies modifient leur stratégie de production

de couvain de façon à privilégier le renouvèlement des ouvrières.

Cette étude soulève de nouvelles pistes de recherches pour

l’évaluation des risques toxicologiques sur le terrain.

Menée par l’Inra, le CNRS, Terres Inovia, l’ITSAP-Institut de

l’abeille et ACTA, l’étude a été publiée le 18 novembre 2015

dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

Le point de départ de ce nouveau travail est une double recommandation de l’Anses suite aux premiers résultats publiés en 2012 (Henry et al.)[1] concernant les effets toxiques des insecticides néonicotinoïdes : d’une part, vérifier ou infirmer en conditions d‘exposition réelles, au champ, l’impact de la pratique d’enrobage des semences avec certains insecticides sur la mortalité des abeilles pollinisatrices et d’autre part, préciser ses effets sur les performances des colonies, données souvent absentes des évaluations précédentes.

Pour cette expérimentation grandeur nature, les chercheurs ont équipé 7000 abeilles de micropuces RFID permettant de surveiller leur entrée/sortie de la ruche. Les abeilles pouvaient butiner dans un territoire agricole de 200 km² comprenant quelques parcelles de colza dont les semences étaient traitées à l’insecticide de la famille des néonicotinoïdes, le thiaméthoxame. Les résultats montrent que le risque de mortalité des abeilles augmente selon l’exposition des ruches. Ce gradient d’exposition est une combinaison à la fois de la taille des parcelles et de leur distance à la ruche. L’effet de l’exposition s’accroit progressivement au cours de l’avancement de la floraison du colza allant d’un risque moyen de mortalité de 5 à 22%.

Cependant, les chercheurs n’ont pas observé d’altération des performances des ruches exposées. Les quantités de miel produites n’ont pas été impactées par le gradient d’exposition aux cultures issues des semences traitées à l’insecticide. Les hypothèses avancées portent sur la mise en place au sein de la ruche de mécanismes de régulation démographique des colonies permettant de compenser la surmortalité des individus. Les colonies étudiées ont conservé des effectifs d’ouvrières et de butineuses suffisants pour maintenir la dynamique de production du miel. Ainsi, un rééquilibrage entre la taille du couvain mâle et celui des ouvrières apparaitrait pendant la floraison et dans les semaines qui suivent.

Des traces d’imidaclopride – une autre substance néonicotinoïde restreinte au traitement des semences des cultures non butinées –  ont par ailleurs été détectées dans la plupart des échantillons de nectar prélevé dans des fleurs de colza, ainsi que dans le nectar collecté par les abeilles butineuses. L’étude étant initialement élaborée pour déterminer les effets de la seule molécule de thiaméthoxame, cette co-exposition complique davantage l’évaluation du risque en plein champ, car il n’a pas été possible de distinguer l’impact individuel de l’une ou l’autre molécule sur les abeilles.

En levant le voile sur la complexité des mécanismes biologiques mis en jeu, cette étude souligne la difficulté d’évaluer précisément les risques encourus par les abeilles en situation réelle d’exposition aux traitements phytosanitaires. Ces risques sont mesurables à large échelle spatiale et se traduisent sur les ruches par des effets biologiques retardés qui ne sont pas à ce jour pris en compte par les autorités sanitaires.

Les auteurs de l’étude confirment l’importance de mesurer les effets chroniques de faibles doses dans l’évaluation de la toxicité des pesticides avant leur mise sur le marché ainsi que de possibles effets cumulatifs entre différentes matières actives.

Une expérimentation grandeur nature

L’expérimentation s’est déroulée sur un territoire de 200 km2 où une partie des parcelles de colza ont été traitées par enrobage de semences au thiaméthoxame. Cette pratique étant proscrite en France depuis 2012 par principe de précaution, un accord du ministère de l’agriculture a été nécessaire. Au total pour les deux années 2013 et 2014, 280 ha (41 parcelles) de colza traité ont ainsi été cultivés. Dix-huit ruches expérimentales ne présentant aucun symptôme imputable à des parasites ou maladies ont également été placées à travers ce territoire, en prenant soin de créer un gradient de niveaux d’exposition aux parcelles traitées. Dans cet environnement expérimental grandeur nature, le destin de 7000 abeilles a été retracé grâce à des micropuces RFID collées sur leur dos. En plaçant des capteurs électroniques à l’entrée de leurs ruches, les chercheurs ont pu étudier leur espérance de vie en fonction de l’exposition au traitement des cultures.

Cette expérimentation  a en outre été initiée par Terres Inovia dans le cadre d’un large partenariat associant les compétences de l’Inra, du CNRS, de l’ITSAP-Institut de l’abeille et de l’ACTA, et conduite au sein du dispositif ECOBEE sur la Zone Atelier Plaine & Val de Sèvre (http://www.za.plainevalsevre.cnrs.fr/).

Référence

Mickaël Henry, Nicolas Cerrutti, Pierrick Aupinel, Axel Decourtye, Mélanie Gayrard, Jean-François Odoux, Aurélien Pissard, Charlotte Rüger, Vincent Bretagnolle. Reconciling laboratory and field assessments of neonicotinoid toxicity to honeybees. Proceedings of the Royal Society B, 18 novembre 2015. DOI:10.1098/rspb.2015.2110

Contacts scientifiques et techniques

Inra : Mickaël Henry mickael.henry@paca.inra.fr 04 32 72 26 25

Terres Inovia : André Merrien a.merrien@terresinovia.fr  - 06 03 02 91 78

CNRS : Vincent Bretagnolle vincent.bretagnolle@cebc.cnrs.fr 05 49 09 78 17



[1] Ex. : Henry M, Béguin M, Requier F, Rollin O, Odoux J-F, Aupinel P, Aptel J, Tchamitchian S, Decourtye A. (2012). A common pesticide decreases foraging success and survival in honey bees. Science 336, 348–350. (doi:10.1126/science.1215039)

 

 

--------------------------------------------------------------------------------------

Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.


L’évaluation de l’ampleur des changements climatiques, de leurs causes et de leur impact prévisible sur la géographie de la France à l’horizon 2025, 2050 et 2100.


Rapporteur : Marcel Deneux


A la vue de la date de ce rapport, il est intéressant de le comparer avec les progrès qui ont été réalisés, ou pas, depuis. Il en ressort également que les constats qui ont été faits sont toujours d’actualité et que bon nombre de prévisions sont actuellement en train de se réaliser.

Le phénomène de l’effet de serre est à double face. Il favorise naturellement la vie sur Terre par la protection des rayons UV mais devient dangereux pour elle lorsqu’il est le fruit de l’homme. Pour la communauté scientifique, l’Homme est devenu un agent climatique en émettant des gaz à effet de serre résultant de la combustion d’énergies fossiles dans l’atmosphère. Un tel changement a des impacts sur la biodiversité, le climat, les territoires et les hommes. Comment y remédier et est-ce encore possible ?

I – Climatologie.

A – Le climat.

Le rayonnement du Soleil constitue l’unique source de chaleur de la Terre, répartie selon l’inclinaison des rayons. Le rayonnement non réfléchi vers l’espace devient de la chaleur. Toute émission de gaz à effet de serre augmente la teneur mondiale de l’atmosphère en gaz émis. L’atmosphère constitue le régulateur essentiel du climat, la circulation atmosphérique réalisant pour moitié l’équilibre thermique de la planète, aux côtés de la circulation océanique. Cette dernière permet de transporter l’excédent de température et régule les variations saisonnières. De grands changements du climat peuvent résulter de la variation des températures. Ces variations s’accompagnent de grandes modifications du volume des glaces et donc du niveau des océans. Cela ralentit voire supprime la plongée des eaux froides et salées, la remontée des eaux chaudes, et donc perturbe le rôle de l’océan dans la régulation du climat. Le réchauffement se transforme alors en refroidissement.

B – L’effet de serre.

L’effet de serre n’est pas une mauvaise chose en soi car il permet de rendre la vie possible et plus agréable sur Terre, sans lui, la température moyenne serait de -18° au lieu de 15°. Les activités humaines le renforcent en revanche, notamment par le dioxyde de carbone, les transports, l’industrie, l’habitat ou la déforestation. Même si l’humanité cessait d’émettre tout gaz à effet de serre dès maintenant, il devrait subir encore des centaines d’années les gaz émis depuis 150 ans. Il est donc nécessaire de s’adapter à ces changements et d’en limiter au maximum l’amplitude et le rythme.

II – Gaz à effet de serre et aérosols.

A – Les gaz à effet de serre.

Il s’agit notamment de la vapeur d’eau, du dioxyde de carbone, du méthane, du protoxyde d’azote, de l’oxyde d’azote, auxquels il faut ajouter ceux générés par l’homme. Le dioxyde de carbone représente 60% du renforcement anthropique de l’effet de serre. Le concentration atmosphérique de gaz carbonique passerait ainsi de 400 ppmv vers 2025 à 500 ppmv vers 2100. La moitié des émissions de méthane sont d’origine anthropique actuellement, il représente 20% des gaz à effet de serre. Le protoxyde d’azote en représente quant à lui 6%. Les halocarbones, comme les propulseurs, les réfrigérants, ou les solvants, représentent 14% de l’effet de serre et sont d’origine humaine.

B – Les aérosols.

Les aérosols, à savoir embruns marins, particules arrachées par le vent ou composés gazeux, qu’ils soient naturels ou d’origine humaine, rediffusent les rayonnements solaires et influent sur les équilibres micro-physiques et chimiques de l’atmosphère.

C – Le rôle de l’homme dans l’émission de gaz à effet de serre.

La plupart des activités humaines émettent des gaz à effet de serre, combustion, agriculture, élevage, industrie, transports… Les transports sont en France les activités qui émettent le plus de gaz à effet de serre, sont notamment en cause le mauvais entretien des véhicules, les climatisations, les deux-roues, les camions et le transport aérien. Ces émissions de gaz font augmenter la température terrestre. Les sols et forêts stockent le carbone, en conséquence l’augmentation de la température fait augmenter la vitesse de biodégradation des matières organiques et accélère donc le déstockage du carbone par les sols.

III – Les conséquences des émissions de gaz à effet de serre.

A – Les activités industrielles et traditionnelles émettent des gaz à effet de serre.

La courbe de l’évolution de l’émission du dioxyde de carbone (CO2) fossile depuis 1860 croit selon un angle de 45° depuis les années 1950. Les impacts de ce réchauffement risquent de causer des problèmes à l’agriculture française, le raccourcissement des cycles de végétation, une diminution de la biodiversité des prairies, une augmentation de l’érosion des sols due à de plus fortes précipitations et des événements climatiques extrêmes.

B – Territoires et gaz à effet de serre.

L’élévation du niveau moyen des océans n’a cessé est liée à la dilatation thermique de l’océan causée par le réchauffement climatique. Sur le 21ème siècle l’élévation moyenne serait entre 40 et 90 centimètres selon le GIEC. En conséquence, les plages françaises pourraient reculer de 100 mètres, en Camargue, Charente-Maritime, ou baie de Somme. Une limitation des constructions serait bienvenue ainsi qu’une estimation des populations menacées d’inondations. C’est surtout l’outre-mer qui serait menacé, et notamment la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie. L’élévation du niveau des océans et mers provoquera une salinisation des estuaires et une réduction du volume d’eaux douces souterraines.
La modification du cycle de l’eau entrainera un changement important du régime des précipitations, ou de la durée d’enneigement.

C – Biodiversité et gaz à effet de serre.

L’impact pour les espèces de la concentration en gaz carbonique dans l’atmosphère est difficilement évaluable en raison du fait que beaucoup disparaitront avant même d’avoir été identifiées. Mais le pico-plancton, responsable d’une grande partie de la fixation du carbone par l’océan, risque d’être grandement affecté.

D – Les relations entre climat et santé.

Un réchauffement moyen de 2° peut avoir un impact sur l’organisme humain, que ce soit avec l’augmentation de la dissémination de pollens, le déplacement d’espèces végétales allergisantes vers le Nord, l’accroissement de la teneur de l’air en oxyde d’azote et polluants qui multiplie les crises d’asthme notamment.

E – Enjeux géopolitiques des changements climatiques.

La submersion de tout ou partie des îles situées au milieu du Pacifique, des conflits liées aux ressources en eaux et la désertification provoqueront des déplacements de réfugiés climatiques.

IV – La réflexion sur les changements climatiques.

A – La complexité du phénomène des changements climatiques.

Si l’homme pourra ralentir l’intensification de l’effet de serre dont il est responsable il ne pourra pas l’annuler. Il ne peut que réduire les sources d’émission pour agir sur le flux. Mais la croissance démographique, économique, et l’aspect jugé non-prioritaire du problème par certains pays rendent le résultat des efforts très limité.

B – Les climatologues et autres chercheurs.

Les analyses du réchauffement sont multiples et variées. Le GIEC, crée en 1988 affirme que l’ampleur du réchauffement est plus importante depuis le 20ème siècle qu’au cours des mille dernières années. Ce réchauffement est essentiellement dû aux activités humaines, sans lesquelles il est impossible d’expliquer ces évolutions.

C – Les conférences internationales.

Le premier engagement des pays industrialisés à réduire ou contrôler les émissions de six gaz à effet de serre date de 1997 lors de la COP3 de Kyoto. Cela fait suite à la conférence de Stockholm de 1972 ou la Charte mondiale pour la nature de 1982. La France s’était engagée à réduire de 8% ses émissions par rapport à 1990, sur la période 2008-2012. L’objectif global moyen pour les pays industrialisés s’élève à 5,2%. Les pays en développement ne sont quant à eux pas soumis à des objectifs chiffrés mais doivent préparer un programme national relatif à l’effet de serre. Les COP suivantes se sont cependant souvent soldées par des échecs.

D – Les limites des analystes effectuées.

Si certains points font l’objet de certitudes, comme l’origine humaine du réchauffement, son accélération prochaine, ou l’impossibilité pour l’homme de corriger les effets des gaz déjà émis, les modélisations climatiques restent largement à parfaire. Concernant les efforts pour limiter ces gaz, les traités les laissent à la bonne volonté des Etats et il n’existe aucun mécanisme de sanction. Les pays en développement reprochent d’ailleurs aux pays développés d’avoir fondé les droits d’émission sur les émissions existantes, c’est-à-dire sur un partage inégal de l’usage de l’atmosphère à l’oppose du principe de l’égalité des émissions par tête. Le système de rachat entre pays de droit d’émission permet aussi de dépasser les quotas. Enfin, les enjeux du climat dépassent les enjeux politiques de court terme et la difficulté est bien de dépasser ce court terme au profit d’une vision de long terme.

V – Les enjeux des solutions.

- Economiser l’énergie pour une efficacité maximale semble être une des meilleures solutions. Mais la croissance économique est indissociable de la consommation énergétique dans le cadre du modèle de développement actuel.
- Limiter le recours aux énergies fossiles au profit des énergies renouvelables.
- Repenser les transports, de sorte que dans les villes denses les trajets quotidiens soient plus courts grâce à des plans de déplacements urbains et aux transports collectifs (en priorité le rail).
- Améliorer l’habitat en veillant à la conception des constructions (isolation, climatisations économes…)

VI – Les horizons des solutions.

La plupart des choix opérés (jusqu’en 2002) feront sentir leurs effets en 2025. A cette date, commenceront à se multiplier les exclus des changements climatiques (inondations désertifications…). 2050 sera le carrefour des choix, si le protocole de Kyoto était suivi d’effets prolongés, puisque l’on verrait enfin les premiers résultats des efforts entrepris depuis 2000. En 2100, nous verront soit les fruits des actions menées depuis un siècle, soit les conséquences irrémédiables des gaz à effet de serre.

Recommandations générales et préconisations relatives à la vie quotidienne.

Les principales propositions sont réparties dans les catégories ci-après :

I – Agriculture, forêt, élevage.

- Promouvoir les systèmes de production économes en énergie et en eau. Réguler l’usage de l’irrigation agricole.
- Envisager la constitution de stocks alimentaires à moyen terme pour faire face aux éventuelles pénuries.
- Etablir des indicateurs de performance pour comparer les impacts de l’effet de serre avec d’autres impacts environnementaux.
- Former des naturalistes.
- Evaluer l’impact des épandages, ainsi que l’enrichissement ou l’appauvrissement des sols en matière organique.
- Approfondir la recherche agronomique sur le développement des espèces moins consommatrices en eau.
- Repenser les implantations, l’importance et la nature des élevages en fonctions des nuisances occasionnées.

II – Aménagement du territoire, biodiversité, eau.

- Elaborer une politique européenne d’aménagement du territoire en prenant en compte les impacts des changements climatiques sur les sociétés.
- Adopter une défense souple contre l’élévation du niveau des mers et cours d’eau.
- Elaborer une politique de la biodiversité (préservation des zones humides, inventaire des richesses des territoires…)
- Créer une coopération sur l’eau entre Etats.
- Prévoir les déficits en eau par bassin hydrologique (lutter contre les usages excessifs, améliorer le stockage, les techniques de réutilisation).
- Sensibiliser les actions de la vie quotidienne, comme la récupération des eaux pluviales, l’installation de robinets à arrêt automatique, équipement des toilettes en réservoir à double capacité…)

III – Economie, énergie, fiscalité.

- Etablir de nouveaux indicateurs de bien-être plus représentatifs.
- Réserver la climatisation aux besoins impérieux.
- Développer toutes le formes d’énergies renouvelables.
- Réaliser des bilans d’émission de gaz à effet de serre dans les entreprises publiques et privées.
- Accélérer les recherches sur la pile à combustible.
- Dans la vie quotidienne, utiliser les équipements ménager en mode économique, éteindre la lumière en quittant une pièce…
- Instaurer un taux réduit de TVA pour les produits ou services luttant contre l’intensification de l’effet de serre.

 


IV – Institutions.

- Intégrer la connaissance scientifique aux décisions politiques.
- Réfléchir à la mise en place d’une instance de l’environnement au niveau mondial.

V – Recherche.

- Donner des garanties du durée aux programmes de recherches climatiques ou énergétiques.
- Mieux connecter les recherches climatiques et les recherches politiques, sociologiques, économiques et démographiques.
- Accroitre la représentation française au sein du GIEC.
- Favoriser la veille technologique pour éviter de se laisser dépasser par les évolutions techniques.
- Mieux connaître l’océan, la microphysique des nuages, le processus de stockage du carbone dans le sol, les forêts tropicales, la cartographie des risques…

VI – Relations internationales.

- Former des équipes pluridisciplinaires de négociateurs à même d’être en relation permanente avec les scientifiques et tous les spécialistes concernés.

VII – Santé.

- Développer les réseaux de veille sanitaire.
- Publier des bulletins médico-météorologiques.
- Multiplier les mesures relatives aux diverses pollutions.
- Elargir le réseau de l’OMS dans le monde.
- Au quotidien, on peut améliorer sa santé en adaptant la température de ses locaux, en consommant des aliments qui n’augmentent pas les émissions de gaz à effet de serre (végétaux, céréales), couper le moteur de son véhicule à l’arrêt…

VIII – Sécurité civile.

- Mieux former et informer la sécurité civile aux accidents météorologiques.

IX – Sensibilisation de l’opinion.

- Organiser des lieux d’échanges interculturels sur les changements climatiques.
- Introduire dans les programmes scolaires les gestes visant à économiser l’énergie.
- Produire des émissions de télévision pédagogiques.
- Favoriser le développement de l’Institut des Hautes Etudes de l’Environnement.

X – Transports.

- Maitriser la croissance des transports aériens par le télétravail, les liaisons ferroviaires…
- Soumettre le transport aérien aux mêmes règles fiscales que les autres transports.
- Développer le transport rail-route, le transport fluvial.
- Investir prioritairement dans le rail plutôt que dans la route.
- Limiter dès la construction la vitesse maximale des véhicules, favoriser les boites automatiques, enseigner les conduites économiques.
- Dan la vie quotidienne, chacun peut privilégier les produits transportés sur de courtes distances, privilégier les transports en commun, acheter un véhicule hybride…

XI – Urbanisme et habitat.

- Respecter les zones foncières en fonction des plans de prévention des risques.
- Favoriser le rapprochement habitat-lieu de travail par la fiscalité des transactions immobilières.
- Lancer une campagne nationale sur les lampes à basse consommation.
- Mener un plan d’action bois-matériau.
- Veiller à la bonne isolation des bâtiment.

 


______________________________________

 

 

Valeur écologie soutient ce rendez-vous historique pour la planète qu'est la COP 21.

Les premiéres interventions des chefs d'état qui donnent un cap semblent aller dans le bon sens, ces premières intentions sont chargées d'espoir.
Durant 15 jours, nous allons décider de l'avenir de notre planète, de ce à quoi nous voulons qu'elle ressemble dans quelques décénies !
Cette synthèse d'un excellent passeport du concours des marianes d'or 2015 nous aide à une meilleure compréhension des enjeux !
 Synthèses des articles du Passeport pour la Planète

 
Jacques Chirac à Johannesbourg le 2 septembre 2002 : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».
 
Entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015 se tiendra la COP21 à Paris, la 21ème « Conférence des Parties » de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui regroupe 195 Etats. 40 000 experts sont attendus et le grand public pourra désormais se rendre au Bourget, lieu de la COP21 pour assister aux conférences, débats, ou expositions…
 
Son objectif est d’aboutir à un accord qui permette l’instauration d’un ordre international applicable dans tous les pays. Cet accord a pour but de limiter le réchauffement climatique en deçà de 2 °C. Cette option est la seule qui permette d’éviter de perdre totalement le contrôle sur le climat, et en cas d’échec, la poursuite des dérèglements climatique sera irréversible.
 
François Hollande a déclaré à la tribune des Nations unies le 28 septembre que « ce qui est en jeu, ce n’est pas la qualité de la vie, mais la vie ». Certaines études du Giec démontrent que la température sur terre pourrait augmenter jusqu’à 4,8 °C entrainant des catastrophes telles la disparition d’îles. Les pays doivent donc agir principalement sur leurs gaz à effet de serre.  François Hollande a également soutenu que l’isolement des Etats n’est pas possible et qu’il faut un accord universel, durable et contraignant avec un fonds de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour accompagner les pays émergents. La France donnera l’exemple en augmentant sa part de 3 à 5 milliards d’euros.
 
Pour Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, cette COP21 doit être le début d’un processus et non un aboutissement. Il appelle à une vision de long terme au moins jusqu’en 2050. Il souhaite que la France joue le rôle de relai avec le monde en développement et les pays encore réticents. Il s’accorde avec d’autres pour dire que la COP21 est bien la date butoir pour impulser des changements. Il pointe aussi quatre problèmes :
  • Le degré d’ambition de cette COP21.
  • La nature juridique de l’accord.
  • La question des responsabilités.
  • La question des financements.
 
Le Président Barack Obama qui a présenté cet été son plan de lutte contre le changement climatique se fixe pour objectif de baisser les émissions de CO2 de 32% en 2030 par rapport à 2005, notamment dans la production d’énergie, alors que 37% de l’électricité américaine est produite par des centrales à charbon responsables de 40% des émissions. Les Etats-Unis sont avec la Chine les deux premiers émetteurs de gaz à effet de serre.
 
Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine, souligne que le climat est l’un des rares sujets ou les relations sino-américaines se sont améliorées. La Chine a annoncé deux mesures :
  • A l’horizon 2017, la Chine va instaurer un marché d’échanges de crédit-carbone avec les Etats-Unis, s’engageant ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre des grandes industries.
  • Le pays va également verser 2,8 milliards d’euros pour aider les pays en développement à combattre et à s’adapter au changement climatique. 
 
La Présidente du Brésil, Dilma Roussef, s’est engagée quant à elle sur les points suivants :
  • Une réduction de 37% des émissions de gaz à effet de serre du Brésil d’ici 2025 et 43% en 2030. Le Brésil est le seul pays à se fixer des objectifs de baisse d’émissions en valeur absolue.
  • Elle a également promis la fin de la déforestation illégale, un des problèmes récurrents du pays. En quarante ans, 763 000km2 de forêt amazonienne ont été détruits.
Les arbres sont en effet après les mers le deuxième capteur de CO2. Ils retiennent en effet plus de carbone qu’ils n’en libèrent. Le Protocole de Kyoto a donc reconnu les activités forestières comme un moyen de réguler le développement du carbone atmosphérique. Pour ce qui concerne la France, un tiers du territoire est boisé et l’ensemble des forêts séquestre 114 MT de carbone.
 
Du point de vue du Gouvernement français, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international et président de la COP21, a déclaré que la génération actuelle est la dernière à pouvoir agir contre le réchauffement climatique, étant celle qui a pris le plus conscience du problème.
Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, pense pour sa part que nous devons repenser notre développement et changer notre modèle énergétique. Une pensée partagée par Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie.
Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète, appelle à oser le soleil, le vent l’eau et la mer comme seules sources d’énergie.
Pour Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur les changements climatiques, la COP21 doit être un tournant qui apportera des solutions de justice et d’équité entre les peuples sur cette question.
 
En matière de lutte contre le réchauffement climatique, Philippe-Loïc Jacob, président du conseil d’administration d’Eco-Emballages, met en avant une solution concrète, le recyclage des emballages, qui fait économiser deux millions de tonnes de gaz à effet de serre. Trois millions de tonnes d’emballages sont ainsi recyclées, ce à quoi contribuent tant les français que les entreprises et collectivités.
 
--------------------------------------------------------------------------

 Valeur écologie s'engage en faveur de la protection du corail

 

Valeur écologie a reçu mardi dernier les représentants de l'association labélisée COP 21, CORAL GUARDIAN pour discuter des fonds marins, de leur évolution, des dangers qui guettent le corrail ...

Son Président François GROSDIDIER, également Sénateur et Maire s'est engagé à soutenir cette cause et a signer une charte où il s'engage fortement en faveur de la protection des fonds marins.

L'association CORAL GUARDIAN a une approche sociale de la conservation marine et cherche à :

- Régénérer,

- Préserver,

- Sensibiliser,

- Valoriser,

- Autonomiser.

Tout cela en travaillant avec les pêcheurs d'Indonésie notamment pour mieux les conseiller, les orienter et les accompagner afin d'éviter la surpêche et la pêche à la dynamite.

La zone d'intervention ciblée en Indonésie voit l'association travailler à la restauration des récifs corraliens détruits; à s'assurer de l'implication des communautés locales dans la protection des récifs sur le long terme; à sensibiliser les acteurs locaux aux pratiques de pêche durable, à la gestion des aires marines protégées et des ses ressources écosystémiques; à développer un programme de valoriation permettant la création de sources de revenus alternatives, complémentaires et durables comme l'éco-tourisme.

10 projets ont été réalisés depuis 2012,

16200 coraux ont été transplantés,

30 emplois locaux créés.

Avec le dernier projet réalisé, il a été constaté :

- une augmenation du nombre d'espèces de poissons de 195 % en 1 an,

- une augmentation du nombre d'individus de 1500 % sur 1 an.

 

Retrouvez CORAL GUARDIAN et ses actions sur :

www.coralguardian.org

 

---------------------------------------------

 

Synthèses des articles du Passeport pour la Planète
 
Concours Marianne d’Or 2015 du Développement durable
 
 
Jacques Chirac à Johannesbourg le 2 septembre 2002 : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».
 
Entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015 se tiendra la COP21 à Paris, la 21ème « Conférence des Parties » de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui regroupe 195 Etats. 40 000 experts sont attendus et le grand public pourra désormais se rendre au Bourget, lieu de la COP21 pour assister aux conférences, débats, ou expositions…
 
Son objectif est d’aboutir à un accord qui permette l’instauration d’un ordre international applicable dans tous les pays. Cet accord a pour but de limiter le réchauffement climatique en deçà de 2 °C. Cette option est la seule qui permette d’éviter de perdre totalement le contrôle sur le climat, et en cas d’échec, la poursuite des dérèglements climatique sera irréversible.
 
François Hollande a déclaré à la tribune des Nations unies le 28 septembre que « ce qui est en jeu, ce n’est pas la qualité de la vie, mais la vie ». Certaines études du Giec démontrent que la température sur terre pourrait augmenter jusqu’à 4,8 °C entrainant des catastrophes telles la disparition d’îles. Les pays doivent donc agir principalement sur leurs gaz à effet de serre.  François Hollande a également soutenu que l’isolement des Etats n’est pas possible et qu’il faut un accord universel, durable et contraignant avec un fonds de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour accompagner les pays émergents. La France donnera l’exemple en augmentant sa part de 3 à 5 milliards d’euros.
 
Pour Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, cette COP21 doit être le début d’un processus et non un aboutissement. Il appelle à une vision de long terme au moins jusqu’en 2050. Il souhaite que la France joue le rôle de relai avec le monde en développement et les pays encore réticents. Il s’accorde avec d’autres pour dire que la COP21 est bien la date butoir pour impulser des changements. Il pointe aussi quatre problèmes :
  • Le degré d’ambition de cette COP21.
  • La nature juridique de l’accord.
  • La question des responsabilités.
  • La question des financements.
 
Le Président Barack Obama qui a présenté cet été son plan de lutte contre le changement climatique se fixe pour objectif de baisser les émissions de CO2 de 32% en 2030 par rapport à 2005, notamment dans la production d’énergie, alors que 37% de l’électricité américaine est produite par des centrales à charbon responsables de 40% des émissions. Les Etats-Unis sont avec la Chine les deux premiers émetteurs de gaz à effet de serre.
 
Xi Jinping, Président de la République populaire de Chine, souligne que le climat est l’un des rares sujets ou les relations sino-américaines se sont améliorées. La Chine a annoncé deux mesures :
  • A l’horizon 2017, la Chine va instaurer un marché d’échanges de crédit-carbone avec les Etats-Unis, s’engageant ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre des grandes industries.
  • Le pays va également verser 2,8 milliards d’euros pour aider les pays en développement à combattre et à s’adapter au changement climatique. 
 
La Présidente du Brésil, Dilma Roussef, s’est engagée quant à elle sur les points suivants :
  • Une réduction de 37% des émissions de gaz à effet de serre du Brésil d’ici 2025 et 43% en 2030. Le Brésil est le seul pays à se fixer des objectifs de baisse d’émissions en valeur absolue.
  • Elle a également promis la fin de la déforestation illégale, un des problèmes récurrents du pays. En quarante ans, 763 000km2 de forêt amazonienne ont été détruits.
Les arbres sont en effet après les mers le deuxième capteur de CO2. Ils retiennent en effet plus de carbone qu’ils n’en libèrent. Le Protocole de Kyoto a donc reconnu les activités forestières comme un moyen de réguler le développement du carbone atmosphérique. Pour ce qui concerne la France, un tiers du territoire est boisé et l’ensemble des forêts séquestre 114 MT de carbone.
 
Du point de vue du Gouvernement français, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international et président de la COP21, a déclaré que la génération actuelle est la dernière à pouvoir agir contre le réchauffement climatique, étant celle qui a pris le plus conscience du problème.
Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, pense pour sa part que nous devons repenser notre développement et changer notre modèle énergétique. Une pensée partagée par Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie.
Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète, appelle à oser le soleil, le vent l’eau et la mer comme seules sources d’énergie.
Pour Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur les changements climatiques, la COP21 doit être un tournant qui apportera des solutions de justice et d’équité entre les peuples sur cette question.
 
En matière de lutte contre le réchauffement climatique, Philippe-Loïc Jacob, président du conseil d’administration d’Eco-Emballages, met en avant une solution concrète, le recyclage des emballages, qui fait économiser deux millions de tonnes de gaz à effet de serre. Trois millions de tonnes d’emballages sont ainsi recyclées, ce à quoi contribuent tant les français que les entreprises et collectivités.
 
 
--------------------------------------------------------------------------------------

Analyse du dernier dossier de Valeurs actuelles sur l'écologie, octobre 2015

A la veille de la COP 21, les climato sceptiques sont à l'offensive, particulièrement à droite. Ils nous invitent, dans une opposition naturelle au Chef de l'Etat, à nier la réalité du dérèglement climatique.

L'hebdomadaire « Valeurs Actuelles », hélas de plus en plus influent sur notre famille politique, a même fait sa couverture la semaine dernière sur « les guignols de l'écologie » .

La pièce centrale du dossier est une interview de Philippe Verdier, présentateur-en-chef de la météo sur France 2, intervenant en « expert », mais s'exprimant surtout en politique pour nous flatter, exprimant son opposition à Fabius et à Cohn-Bendit, et aux « khmers verts », ou encore en évoquant Sivens, entrainant de notre part une approbation pavlovienne.

Mais cet « expert » est journaliste et non scientifique, et son discours à prétention scientifique ne peut que nous induire en erreur.

Pour les conférences COP, et la COP21 à venir, il dit assister à « l’expression d’une science politicienne » Qu'y a-t-il de surprenant ? Personne ne prétend que les conférences COP sont des conférences scientifiques. La synthèse des travaux scientifiques est faite par le GIEC Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat). Ses rapports expliquent que nous allons vers un changement climatique considérable si on ne réduit pas très fortement les émissions de Gaz à Effet de Serre. Les conférences COP ne discutent pas de ce fait, établi scientifiquement par le GIEC, mais des voies et moyens pour parvenir à limiter le réchauffement et maîtriser ses effets. Ce n’est donc pas le rôle des COP d’être en « quête de preuves venant confirmer son primat initial ».

Il semble que Philippe Verdier s’emmêle complètement les pinceaux entre les travaux du GIEC -purement scientifiques- et les travaux des COP qui sont politiques au sens le plus noble. Philippe Verdier critique le GIEC par une belle brochette d'inexactitudes (pour ne pas dire plus).

Ainsi, le GIEC aurait oublié « l’influence sur le climat d’un éventuel ralentissement du Gulf Stream ». Mais le Gulf Stream est une composante du climat. Un ralentissement de ce courant a nécessairement une cause extérieure et c’est celle-là qui doit être analysée, avec ses conséquences. Et les variations du Gulf Stream avec le climat sont bien analysées dans le rapport du GIEC (Volume 1, Section 3.6.3 pages 282-283).

De même, le GIEC aurait oublié « l’optimum climatique du moyen âge », pourtant discuté dans la section 5.3.5 page 409 et suivantes. « L’absence de prise en compte du transport aérien », est discutée pourtant dans la section 7.2.7.1 page 592-594... Selon Philippe Verdier, « le GIEC ne reconnaît ses fautes que du bout des lèvres ». L’affaire des glaciers de l’Himalaya, a été abondamment relayée par les climato sceptiques. Elle a fait pourtant l’objet d’une page d’excuses et d’explications sur le site web du GIEC, alors qu'il ne s'agissait que de deux lignes au milieu d'un rapport de 1000 pages (pas repris dans le résumé pour les décideurs).

La prise en compte des rares erreurs fait l’objet d’un protocole clair: https://www.ipcc.ch/organization/organization_procedures.shtml

Au final, et sans relever plus en détail les autres affirmations, notamment sur les bienfaits du réchauffement (pour qui ? .. ceux qui subissent déjà et vont subir de plein fouet ces changements de niveau marin, précipitations, canicules et autres? ).

Je ne crois pas qu'il faille placer ces opinions personnelles, assénées avec des formules brutales allant jusqu'au « mensonge absolu », sur le même plan les productions scientifiques évaluées dans le détail et pesées quasi mot à mot dans le cas du GIEC. Les décisions politiques relèvent de nous, les politiques, et non des experts. Mais notre devoir est de considérer la réalité telle qu'établie scientifiquement et non comme nous voudrions qu'elle soit pour des raisons idéologiques ou économiques.

Bien amicalement.

François GROSDIDIER

 

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 Interdire les NEONICOTINOÏDES, c’est INDISPENSABLE et c’est POSSIBLE !

François GROSDIDIER, en sa qualité de Sénateur et Président de Valeur écologie a signé l'Appel des parlementaires pour interdire très rapidment les Néonicotinoïdes sur le sol français !

Chaque semaine, une nouvelle étude est publiée sur l’impact des néonicotinoïdes sur les abeilles, les pollinisateurs sauvages, les invertébrés aquatiques, les oiseaux, etc.

Il ne fait plus aucun doute que ces produits sont néfastes pour notre environnement et les premiers signaux d’alarme apparaissent sur la santé humaine.

Economiquement, au-delà de la survie de la filière apicole, c’est le service vital rendu par les pollinisateurs domestiques et sauvages qui est en jeu.

L’Union européenne a restreint certains de leurs usages en 2013, mais ils sont encore très largement utilisés, sur des millions d’hectares. Dans les prochains jours, nos représentants devront se positionner sur l’interdiction de cette famille de pesticides. Aujourd’hui, la France dispose des éléments pour interdire ces produits à très courte échéance, sans que cela n’occasionne de désastre dans les rendements agricoles.

Il appartient à nos élus de se saisir du problème, de jouer pleinement le rôle majeur dont ils ont été investis qui est celui de veiller au bien-être du plus grand nombre et au devenir de leurs citoyens déclare l'UNAF !

Abeilles, miel, pollinisation : chiffres clefs.

 Une mortalité record des abeilles : 30% des ruches périssent chaque année en France ce qui fait de la France un des pays européens les plus fortement touchésa . Avant 1995, les mortalités avoisinaient les 5%.

 Une production nationale de miel en chute libre : production divisée par trois en 20 ans (32 000 tonnes en 1995 à 10 000 tonnes en 2014)b .

 Les pollinisateurs sauvages sévèrement touchés : au moins 1 espèce d’abeille sauvage sur 10 est menacée d’extinction en Europe !

 La valeur économique de la pollinisation : - 153 milliards d’euros par an dans le monded . - 35 % de la production mondiale de nourriture est dépendantes des pollinisateurse . - 13,4 millions de déficit en colonies d’abeilles en Europe . - En France, à peine 25 % à 50 % des colonies nécessaires présentes. 

Retrouvez le dossier complet de l'UNAF dans notre rubrique "Dossiers thématiques" sur ce site.

-------------------------------------------------------------

 ARTAC Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse

Valeur écologie, dont le Professeur Dominique BELPOMME en est l'un des membres, soutient et aide cette démarche.

L’ECERI (European Cancer and Environement Research Institute), en partenariat avec l'ARTAC et l’ISDE (International Society of Doctors for the Environment)  ont organisé le cinquième Colloque de l’Appel de Paris, à l'Académie Royale de Médecine de Belgique, à Bruxelles.

Cet évènement scientifique international s'est tenu le 18 mai 2015 avec pour intitulé : INTOLERANCE ENVIRONNEMENTALE IDIOPATHIQUE : ROLE DES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES ET DES PRODUITS CHIMIQUES?

Ce colloque s’adressait en priorité à la communauté scientifique et médicale, aux parlementaires nationaux et européens et était ouvert également aux ONG.

L'électrohypersensibilité et la sensibilité aux produits chimiques multiples ont été au cœur de la discussion. Cette thématique est d’autant plus d’actualité que la Commission Européenne vient de rendre public le rapport du SCENIHR (Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks) relatif aux effets sanitaires potentiels de l’exposition aux champs électromagnétiques, adopté le 27 janvier 2015.

Ce rapport contredit l’expérience et les découvertes scientifiques de plusieurs dizaines d’experts internationaux ainsi que les résultats obtenus par les équipes concernées ; les nombreux conflits d’intérêt de ses auteurs témoignent par ailleurs de l’absence d’indépendance scientifique de ces conclusions qui persistent dans le déni de ce problème de santé publique grandissant. Pourtant, des experts réellement compétents et indépendants existent en Europe, aux Etats-Unis, et ailleurs dans le monde. Ils étaientrassemblés à l’occasion du colloque du 18 Mai.

Le Professeur Dominique Belpomme, le porte-parole officiel pour la France de l'Appel scientifique international à une protection contre les expositions à des champs électromagnétiques non ionisants, appelle les scientifiques français à se mobiliser.
 
Lancé le 11 mai par 190 scientifiques de 39 pays, cet appel met en demeure l'ONU et l'OMS d'émettre des recommandations nettement plus protectrices face aux champs électromagnétiques engendrés par les technologies sans fil, devant les preuves scientifiques de plus en plus nombreuses de leur dangerosité et la croissance très rapide de l'exposition de la population à l'échelle mondiale.
 
Ce texte en appelle à l'adoption de mesures de précaution ainsi qu'à une information du public sur les risques, particulièrement ceux encourus par les enfants et ceux concernant le fœtus en développement. Cet appel met en demeure l'OMS de prendre enfin ses responsabilités et de se détacher définitivement des standards de l'ICNIRP qui, fixés par l'industrie, ne protègent aujourd’hui absolument pas la population.
 
Pour consulter l’Appel Scientifique International, voir le site http://EMFscientist.org.
 
Initiateur du colloque scientifique international sur l’électrohypersensibilité qui s’est tenu le 18 mai dernier à l’Académie Royale de Médecine de Belgique, au cours duquel cet appel a été présenté par le Dr Magda Havas, médecin canadien, le Professeur Dominique Belpomme rappelle que « les effets nocifs des champs électromagnétiques, quelle que soit leur fréquence, sont maintenant scientifiquement établis. Les femmes enceintes (les fœtus) et les enfants et adolescents sont particulièrement vulnérables. L’OMS a reconnu les effets possiblement cancérigènes des champs électromagnétiques; cette action doit être prolongée par la reconnaissance de l’électrohypersensibilité comme affection à part entière entrant dans le cadre nosologique de l’intolérance environnementale idiopathique qu’elle a individualisé. »
 
Pour visualiser le programme et les interventions de ce colloque, voir le site de l’Appel de Paris : http://appel-de-paris.com/?page_id=1514.
 
Dans nos dossiers thématiques sur ce site, retrouvez en anglais toutes les discussions et précisions sur le colloque.
 
---------------------------------------------------------------------

 Les hommes ne sont plus les seuls à trembler face aux risques de catastrophes écologiques.

Voilà que la terre une nouvelle fois se fâche comme si elle réagissait à rebours à la maltraitance à laquelle on la soumet.
 
Le Népal se voit alourdi d’un désastre humanitaire et humains auquel de manière plus marginale s’additionne la pollution écologique.
 
A la fonte de certaines neiges, sur le chemins qui mènent au sommet des chaînes himalayennes, des cadavres humains, empreintes des prétentions alpines de certains, s’amoncèlent en même temps que tous les déchets laissés là par les passages touristiques des occidentaux, souvent, en mal de sensations que l’argent ne leur donne plus.
 
Le sixième continent de plastique à la dérive sur les océans du monde est un autre signe de l’inconscience des hommes.
 
On pourrait en rire, et simplement dire qu’ils laissent leur trace ici et là où ils passent.
 
Simplement ces déchets de plastique là ne s’effacent pas au grès du vent.
 
Bien au contraire ils sont un danger important car ils ralentissent la prolifération du plancton, source essentielle de toute la chaîne alimentaire aquatique.
 
La fronde du combat écologique que doit porter notre association Valeur Écologie, ne doit pas être de nature politique seulement, elle doit être de nature humanitaire car c’est en souhaitant un engagement moral fort, responsable et éthique que les nations se prélaveront de léguer aux générations futures des situations naturelles remarquables.
 
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La troisième conférence de l’ONU à Sendai a abordé au Japon la réduction des risques naturels.

Encore une fois, force est de constater que la bonne volonté politique ne suffit plus ! Il faut passer à l’action politique. Si effectivement 7 mesures ont été adoptées pour qu‘elles se formalisent avant 2030, je regrette qu’elles ne soient pas chiffrés.

Ainsi chaque nation cosignataire y sursoira avec sa propre échelle de mesure, preuve d’une autosatisfaction inévitable mais insuffisante.

On oublie donc l’essentiel, la préservation indispensable de notre Planète.

Encore une Fois !

On ajoutera qu’aucune contrainte financière n’y est adjointe et que le cadre est non contraignant. De là à parler de demi-mesures pour palier le risque réel des catastrophes climatiques, il n’y a qu’un pas. Il semble franchi !

Plus que jamais, c’est un combat écologique que nous devons mener et non le combat punitif et irrationnel d’un consumérisme effréné.

Les questions écologiques qu’elles concernent la santé, le mieux vivre au quotidien ou notre environnement proche, sont primordiales.

Elles doivent charpenter les programmes politiques de demain. Et même si l’on constate que la primauté des débats sociétaux d’aujourd’hui se fixe davantage sur les questions d’immigration ou d’économie, il ne faut surtout pas opposer le débat écologique à tous les autres.

Il est d’égale importance car il porte avec lui la pertinence d’un nouveau souffle de croissance et d’une nouvelle philosophie de partage des ressources naturelles dans lequel chaque peuple pourra trouver un recours salutaire.

----------------------------------------------------------------------------------------------

 Gaz de schiste : Une faute est d'enterrer le rapport, une autre serait de se précipiter sans précaution. 


Il faut sortir du conflit théologique entre intégristes écologistes et productivistes, et des postures droite/gauche. 
 
Les écologistes refusent toute exploitation de nouvelles énergies carbonnées alors qu'on en a encore besoin car elles ne sont pas immédiatement substituables (et encore moins dans le nucléaire) et qu'il vaudrait mieux ne pas devoir les importer. 

Les productivistes veulent exploiter à tout prix cette ressource nouvelle même au grave préjudice de l'environnement. Ce n'est pas acceptable. 

Le rapport remis à Arnaud Montebourg doit être soumis publiquement à la controverse scientifique, pour être contesté ou validé et que le bilan coût/avantage puisse être établi sous tous les angles y compris environnemental. 

Le caractère non polluant de la technique à base de fluoroprane, présentée par le rapport comme une alternative non polluante à la fracturation hydraulique, doit être éprouvée et vérifiée avant toute exploitation. 

Dans la suite de ce rapport, il faut poursuivre la recherche, non sur les réserves dans notre sous-sol par voie de fracturation comme le réclament les productivistes à tout prix, mais sur les éventuelles techniques d'extraction non polluantes. 

Le principe de précaution est un principe d'action, pas d'abstention, et le gouvernement commet une faute en enterrant le rapport. 

Il ne faut donc ni enterrer la question, ni se précipiter dans l'exploitation sans expertise complète, publique et contradictoire. 
 
FG
----------------------------------------------------------------------
 

 Chers Amis,

 
La fin de l'hiver est souvent lié aux timides floraisons et au réveil lent de la Nature. Mais la multiplication des pics de pollution ces derniers jours nous ramène une nouvelles fois à nos responsabilités individuelle et collective dans la lutte contre les atteintes directes de notre environnement, de notre Terre.
 
Les mesures prises par la maire de Paris, à savoir la gratuité des transports en communs ou la circulation alternée vont certes dans le bon sens mais elles restent tout de même l’arbre qui cache la forêt.
 
De nos forêts, il en est question justement quand on peut lire sur le dernier article paru dans le célèbre et non moins sérieux « Nature », que la forêt amazonienne est malade, elle éponge de moins en moins de CO2, et la mortalité accrue de ses arbres limite et limiteront davantage encore le stockage du dioxyde de carbone généré par nos activités industrielles et domestiques.
 
Il semble plus que jamais nécessaire et tellement évident que la politique environnementale française et européenne doit se calquer sur un vrai plan d’engagement effectif de mesures politique, économique et sanitaire.
 
Je prendrai pour exemple la seule utilisation abusive de désherbants et de pesticides, qu’il va bien falloir se résoudre à les limiter drastiquement, qui non seulement a un impact direct sur la survie et l’expansion de la population des insectes volants polinisateurs mais a aussi un effet pathogène direct sur les Hommes. Responsable selon l’OMC d’une croissance accrue des taux de lymphomes dans les zones à fortes utilisations il est aussi le principal fautif du déclassement de la qualité des eaux.
 
L’Eau, cet élément vital qui donne à notre planète sa couleur et son confort, sa richesse et sa spécificité, l’Eau  devenue un enjeux de politiques stratégiques au Moyen Orient comme en Afrique, l’Eau qui doit restée le trésor et l’héritage de toute l’humanité, l’Eau ne peut ni ne doit souffrir d’une telle menace.
 
Le chemin pour faire de la conférence de Décembre 2015 à Paris, un vrai levier des consciences écologiques est sinueux, mais il est de notre responsabilité d’en faire un phare pour le XXIème siècle.
 
La nature nous rappelle inexorablement que nous avons besoin d’elle. Elle est une nécessité absolue, notre devoir à l’échelle de l’Humanité est de la préserver, notre priorité est de la sauver. 
----------------------------------------------------------------------------------

 

Valeur écologie s'inquiète de ces nouvelles révélations et de l'éternelle non prise définitive de conscience, de la dangerosité des pesticides, surtout le Glyphosate qui est la base du Roundup.

Gilles SERALLINI l'a déjà largement montrè, il n'est plus posible de tergiverser, le gouvernement

doit enfin prendre des mesures fortes !

L'analyse suivante issue d'un article du journal Le Monde est précise et détaillée. A partager :

 

Rarement le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) aura rendu évaluation potentiellement aussi lourde de conséquences. Dans la dernière édition de la revue The

Lancet Oncology, publiée en ligne le 20 mars, l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce avoir classé trois pesticides dans la catégorie 2A –

c’est-à-dire « cancérogènes probables » –, dernier échelon avant la qualification de « cancérogène certain ».

Parmi les trois molécules réévaluées par le CIRC se trouvent deux insecticides, le diazinon et le malathion, dont l’utilisation est restreinte en Europe.
C’est la troisième substance épinglée, le glyphosate, qui donne son caractère singulièrement explosif à l’avis rendu par le CIRC. Synthétisé par Monsanto
dans les années 1970, le glyphosate – principal ingrédient du célèbre désherbant Roundup – est en effet l’herbicide le plus utilisé au monde et le plus
souvent retrouvé dans l’environnement.
« Il est utilisé dans plus de 750 produits pour l’agriculture, la foresterie, les usages urbains et domestiques, notent les scientifiques réunis par le CIRC. 
Son utilisation a vivement augmenté avec le développement des cultures transgéniques tolérantes au glyphosate. » Ce n’est donc pas une simple
substance chimique dont l’innocuité est mise en cause par le CIRC, mais la pierre angulaire de la stratégie du secteur des biotechnologies.
La grande majorité des plantes génétiquement modifiées (PGM) mises en culture dans le monde sont en effet conçues pour pouvoir absorber cet
herbicide sans péricliter, permettant ainsi un épandage direct sur les cultures pour désherber les surfaces cultivées.
Aux Etats-Unis, une étude publiée en 2011 par l’US Geological Survey a montré que dans certaines régions, le glyphosate était présent à des niveaux
mesurables dans les trois quarts des échantillons d’air et d’eau de pluie analysés.
Risques accrus de lymphome
En France, en dépit de l’absence de cultures transgéniques ad hoc, c’est le pesticide de synthèse le plus utilisé. Il s’en est épandu plus de 8 000 tonnes en 2011, loin devant les quelque 2 700 tonnes de la deuxième substance la plus populaire – le mancozèbe (un fongicide). Selon le rapport rendu en 2010 par l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), « le glyphosate est [en France] le principal responsable du déclassement de la qualité des eaux ». La substance ne résiste cependant pas au chlore et est largement absente de l’eau potabilisée.
Ce n’est d’ailleurs pas sur la population générale que les études examinées par le CIRC décèlent un risque accru de cancer, mais sur les jardiniers et les agriculteurs. Selon l’agence, « des études cas-témoins d’exposition professionnelle [au glyphosate] conduites en Suède, aux Etats-Unis et au Canada ont montré des risques accrus de lymphome non hodgkinien [un cancer du sang] ». Quant aux expériences sur les animaux, certaines ont montré que le désherbant phare de Monsanto induisait des dommages chromosomiques, un risque augmenté de cancer de la peau, de cancer du tubule rénal, d’adénomes de cellules pancréatiques. Au total, cependant, le CIRC estime que l’ensemble de la littérature scientifique examinée ne permet pas de conclure avec une totale certitude à la cancérogénicité du glyphosate.
Dans un communiqué publié lundi 23 mars, Monsanto a protesté, en termes crus, contre l’avis rendu par le CIRC. La société basée à Creve Coeur (Missouri) fustige la « science poubelle » (junk science, dans le texte) de l’agence intergouvernementale, dont elle rejette en bloc les conclusions. Dans une lettre datée du 20 mars et dont l’agence Bloomberg a obtenu copie, Monsanto intime même à Margaret Chan, la directrice générale de l’OMS, de faire « rectifier »l’opinion du CIRC.
Celle-ci a pourtant été établie selon un processus immuable depuis quarante ans. Une vingtaine de scientifiques de plusieurs disciplines (toxicologie, épidémiologie…) sont réunis par l’agence, sélectionnés sur leurs compétences et l’absence stricte de conflits d’intérêts avec l’industrie. Un projet d’avis, fondé sur l’ensemble de la littérature scientifique publiée sur le sujet examiné, est discuté par les chercheurs, plusieurs jours durant, en présence d’observateurs de l’industrie, de représentants d’agences de sécurité sanitaire, etc. Lorsque les membres du groupe d’experts parviennent à un consensus, l’avis est adopté. Les opinions du CIRC bénéficient du plus haut niveau de reconnaissance dans la communauté scientifique, mais sont souvent attaquées par les secteurs industriels contrariés.
« Identification des risques »
Purement informatifs, ces avis n’ont pas valeur réglementaire : ils ne peuvent conduire en eux-mêmes à l’interdiction ou à la régulation d’une substance. « Nous ne faisons pas de l’évaluation des risques mais de l’identification des risques, rappelle-t-on au CIRC. Notre avis ne dit pas si la population générale court un risque du fait de telle ou telle substance, cela c’est le travail des agences de sécurité sanitaire. »
Le glyphosate est précisément en cours de réévaluation au niveau européen. Interrogée, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) précise que c’est son homologue allemand, le Bundesinstitut für Risikobewertung (BfR), qui a été chargé de le réévaluer au nom de l’Europe – la procédure européenne veut en effet qu’un Etat-rapporteur soit désigné pour conduire l’évaluation des risques des pesticides. Les résultats de cette expertise, qui doit repasser sous les fourches Caudines de l’EFSA avant d’être formellement adoptée, sont attendus dans les prochaines semaines.
Les experts allemands et européens ne pourront pas ignorer l’avis des experts du CIRC, pas plus que d’autres travaux récents sur des risques autres que le cancer. Mais l’interdiction du glyphosate, réclamée par plusieurs ONG, n’est pas pour demain. Un vieux routier de l’évaluation des risques en veut pour présage la composition « particulièrement intéressante » du groupe d’experts « Pesticides » de l’agence allemande : le tiers des membres du comité sont directement salariés… par des géants de l’agrochimie ou des biotechnologies !

 

Vaeur écologie soutient cette initiative, François GROSDIDIER et Dominique BELPOMME, memebres de Valeur écologie sont depuis le début impliqués dans l'Appel de Paris.

 5 ème Colloque de l’Appel de Paris,

18 Mai 2015 Académie Royale de Médecine, Belgique

INTOLERANCE ENVIRONNEMENTALE IDIOPATHIQUE : ROLE DES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES ET DES PRODUITS CHIMIQUES? L’électrohypersensibilité et la sensibilité aux produits chimiques multiples

 9:00 – 9:15 Ouverture du Colloque : Janos Frühling, Belgique 9:15 – 9:30 Allocution de Bienvenue : Dominique Belpomme, France 9:30 –10:00 Conférence introductive : Maria Neira (en attente de confirmation) 10:00 – 10:20 David Carpenter, Etats-Unis Historique du syndrome des micro-ondes 10:20 - 10:30 Discussion 10:30 – 10:50 William Rea, Etats-Unis Historique du syndrome de sensibilité aux produits chimiques 10:50- 11:00 Discussion 11:00-11:15 Pause Première session - Modérateurs : David Carpenter, Lennart Hardell 11:15 - 11:35 Igor Belyaev, Slovaquie Electrohypersensibilité : apport d’études mécanistiques à partir de champs électromagnétiques de faible intensité, d’extrêmement basses fréquences et radiofréquences. 11:35 - 11:45 Discussion 11:45 - 12:05 André Vander Vorst, Belgique Les effets des champs électromagnétiques (CEM) sur les organismes 12:05 - 12:15: Discussion 12:15 - 12:35 Michael Kundi, Autriche Les difficultés d’évaluer objectivement l’intolérance environnementale idiopathique en lien avec les champs électromagnétiques 12:35 - 13:00 Discussion 13 :00 – 14 :00 Pause Déjeuner22 février 2015 Deuxième session- Modérateurs: Olle Johansson, Suède, Cindy Sage, Etats-Unis 14:00 – 14:20 Claudia Miller, Etats-Unis Intolérance d’origine toxique : une nouvelle théorie de la maladie 14:20 – 14:30 Discussion 14:30 - 14:50 Olle Johansson, Suède Le trouble fonctionnel de l’électrohypersensibilité : de la théorie à la pratique 14:50 - 15:00 Discussion 15:00 - 15:20 Dominique Belpomme, France Electrohypersensibilité et sensibilité aux produits chimiques multiples en tant que syndromes similaires. 15:20 - 15:30 Discussion 15:30 - 15:45 Pause Troisième session - Modérateurs : Claudia Miller, Magda Havas 15:45 - 16:05 SMJ Mortazavi, Iran Champs électromagnétiques et mercure dentaire 16:05 - 16:15 Discussion 16:15 - 16:35 Joachim Mutter, Allemagne Toxicité des métaux lourds, particulièrement du mercure et interaction avec les champs électromagnétiques haute fréquences. 16:35 - 16:45 Discussion 16: 45 - 17: 05 Peter Jennrich, Allemagne Métaux lourds et maladies chroniques : quelles approches thérapeutiques? 17:05 - 17:15 Discussion 17:15 – 18:00 Table ronde- Quelle stratégie pour le futur? Magda Havas, Canada La variabilité du rythme cardiaque comme outil de diagnostic de l’électrohypersensibilité Pierre Le Ruz, Pollution électromagnétique : quelle expertise Européenne ? Igor Belyaev, Directeur, Laboratoire de Radiobiologie, Institut de recherché sur le Cancer, Académie des Sciences Slovaques, Bratislava, Slovaquie Dominique Belpomme, Professeur de Cancérologie, Université Paris Descartes, France David Carpenter, Professeur de Santé Publique, Directeur de l’Institut de la Santé et L’Environnement, Université d’Albany, Etats-Unis Lennart Hardell, Epidemiologiste, Professeur à l’Örebro University Hospital in Orebro, Suède Magda Havas, Professeur Associé d’études Environnementales & Ressources à l’Université de Trent, Canada Jean Huss, Membre Honoraire du Parlement Luxembourgeois et de l’Assemblée du Conseil de l’Europe, fondateur de l’association AKUT, Luxembourg Peter Jennrich, M.D, Würzburg, Allemagne Olle Johansson, Professeur de Neurosciences, Unité Expérimentale de dermatologie, Département de Neurosciences, Institut Karolinska, Suède Michael Kundi, Université Médicale de Vienne, Ecole de Santé Publique, Institut de Santé Environnementale, Autriche Pierre Le Ruz, Docteur en Physiologie Animale, Expert européen en pollution électromagnétique et radioprotection, France Claudia Miller, Professeur en Médecine du travail et de l’environnement, Vice-Présidente du Département de Médecine Familiale et Communautaire de l’Université des Sciences Médicales du Texas à San Antonio, USA SMJ Mortazavi, Professeur en Physique médicale, Président du Centre de recherche sur la Protection contre les Radiations Ionisantes et Non-ionisantes (INIRPRC), Université des Sciences Médicales de Shiraz, Iran Joachim Mutter, Centre de Santé, Constance, Allemagne Maria Neira, Directrice, Département de la Santé publique et de L’environnement, Organisation Mondiale de la Santé William Rea, M.D., Médecin Chirurgien thoracique et cardiovasculaire, Fondateur et Directeur du Centre de Santé Environnementale (EHC-D), Dallas, Etats-Unis, Etats-Unis Cindy Sage, MA, Co-Editor, BioInitiative Reports, USA André Vander Vorst, Professeur émérite, Laboratoire des micro-ondes de l’Université Catholique de Louvain (ULC), Belgique.

Comité d’Organisation: Dominique Belpomme (France), Ernesto Burgio (Italie), Christine Campagnac (France), Vincent Castronovo (Belgique), Lilian Corra (Argentine), Janos Frühling (Belgique), Jean Huss (Luxembourg), Philippe Irigaray (France), Paul Lannoye (Belgique), Peter Ohnsorge (Allemagne). Responsable organisation logistique: Sarra Selatnia (France)

-------------------------------------------------------------------------------------------------

Débat au Sénat  le 4 février 2015 dans la niche du Groupe EELV :
 
le meilleur et le pire !
 
Le Sénat aujourd’hui, dans le cadre de la « niche » du groupe Europe Ecologie-Les Verts, débat de textes qui proposent le meilleur et le pire.
 
 
Le meilleur : la limitation des pesticides.
 
 
Le meilleur est la proposition de résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l’environnement et de la santé et un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes, cosignée par des sénateurs de tous les groupes, dont François Grosdidier, président de Valeur Ecologie.
 
Dans ce débat très minuté, les intervenants des plus grands groupes ont nié la nécessité de restriction, alors que l’autolimitation des professionnels ne fonctionne pas.
 
Six ans après le lancement Le plan Ecophyto prévoyait de diminuer de moitié l’usage de pesticides d’ici à 2018. Sans contrainte, l’usage n’a pas baissé mais augmenté de plus de 10 % entre 2009 et 2013.
 
Les premiers résultats du programme européen de surveillance de la santé des colonies (EPILOBEE) confirment les très forts taux de mortalité de colonies des pays du Nord de l’Europe, et du taux de 30 % en France.
 
L’abeille et les autres insectes pollinisateurs sont le vecteur indispensable à la biodiversité et aux rendements des cultures agricoles. La valeur économique de la pollinisation est estimée à 153 milliards d’euros par an. Elle conditionne 35 % de la production mondiale de nourriture. Tous n’auront pas les moyens des agriculteurs américains qui, après avoir tué les insectes, pollinisent par avion.
 
Le Sénat a rejeté cette proposition de résolution, par 248 voix contre (143 UMP, 108 PS, 3 UDI, 13 RDSE-PRG, 6 NI), 64 pour (10 UMP, 0 PS, 19 UDI, 19 RDC-PCF, 10 EELV, 1 NI) et 25 abstentions ou non-participations (10 UMP, 3 PS, 21 UDI,2 NI)
 
 
Le pire : la légalisation du cannabis.
 
 
Le pire est la proposition de loi autorisant l’usage contrôlé du cannabis. Elle me paraît en contradiction totale avec la première. Le cannabis est encore plus néfaste à la santé humaine que l’usage intensif de pesticides. Si je suis aussi porté sur la défense de l’environnement, c’est d’abord parce qu’à travers lui, nous défendons la santé humaine. La position d’EELV (Europe Ecologie – Les Verts), à travers ces deux textes,  n’est pas cohérente
 
La légalisation serait le plus puissant contre-signal opposé à tous les discours de prévention. Que penseront les jeunes que l’on prévient des risques ? Ils se diront que « si ce qui était interdit est désormais autorisé, c’est que c’est pas si mal » ! Ce feu vert contredirait toutes les politiques de santé publique et de sécurité routière.
 
Ce feu vert aurait-il l’avantage d’enlever la raison d’être des trafics ? Non ! Les réseaux délinquants, tant qu’ils ne sont pas démantelés, ont besoin de vivre. Ils se reporteront sur les drogues dures. Cela s’est vérifié dans tous les pays qui en ont fait l’expérience.
 

Enfin, faut-il l’autoriser, comme le dit EELV, parce que le phénomène persiste malgré l’interdiction ? C’est un raisonnement absurde. Tous les comportements délinquants et même criminels persistent depuis l’aube de l’Humanité. Faut-ils alors tous les autoriser ? Bien sûr que non. 

 

------------------------------------------------------------------------------------------

L’année 2015 doit s’annoncer comme celle du défi écologique, celle de la mise en œuvre indispensable d’une véritable réflexion économique et idéologique pour changer notre modèle politique, social et environnemental !

Je parle de défi au sens propre, car il est de notre responsabilité citoyenne et de notre devoir d’élus, de réagir à l’immobilisme inquiétant lié aux questions de notre environnement, ou de la biodiversité.

Je ne pose aucune espérance particulière sur le Sommet du Climat  prévu en décembre 2015 à Paris, qui semble plus une bouée de sauvetage d’un président en naufrage permanent, qu’un véritable moment d’émulations idéologiques révolutionnaires. Et si comme on peut s’en douter à l’avance, il sera couronné d’un succès d’estime, flattant la flagornerie des puissances économiques mondiales, il sera, hélas, suivi de peu d’effets. C’est une évidence navrante.

2015 doit impérativement nous obliger à revoir nos modèles de croissance, à élaborer de nouvelles stratégies de développement : le potentiel du domaine de l’énergie renouvelable, des nouvelles énergies maritimes possibles, celui de la précarité énergétique, sont autant de dynamiseurs pouvant générer de l’emploi.

 Je ne crois pas à la condamnation excessive qui met en cause le pouvoir politique, je crois au contraire à l’influence des idées nouvelles et novatrices dans le secteurs de l’environnement qui peut être, qui doit être, porteur d’une dynamique de croissance, en France, en Europe et dans le monde.

 Tant de batailles sont à préparer et à remporter. Comme celle qui doit nous amener à renforcer davantage encore la législation contre les pesticides pour préserver notre santé et surtout celle de nos enfants ; comme celle qui doit nous obliger à réfléchir à plus de liens encore avec les pays en développement pour les accompagner dans leur expansions en prenant soins de leur population et de leur environnement.

Oui, plus qu’une nécessité c’est un devoir éthique que de permettre à chaque nation de se développer et de croître en se portant garant d’une préservation essentielle de la Nature.

Les pays occidentaux doivent encore apprendre à faire preuve davantage de modestie et se mettre eux aussi au travail pour faire baisser ses rejets de CO2 dans l’atmosphère : étape élémentaire pour promouvoir notre réconciliation avec la Nature.

A l’impossible nul n’est tenu, à nous de relever le défi d’une écologie assumée et réaliste.

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Article RTL.fr, retrouvez les dernières orientations du gouvernement en matière de nucléaire!

Contradiction entre les engagements des uns et des autres, les alliances qui lient et de vraies engagements écologiques  

 

Article:

Le nucléaire est un "atout", dans la lutte contre les émissions de carbone, a estimé la ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal. Cependant, pour assurer la sécurité de ce mode de production de l'énergie, "il faut programmer la construction d'une nouvelle génération de réacteurs, qui prendront la place des anciennes centrales lorsque celles-ci ne pourront plus être rénovées", a-t-elle déclaré mardi 13 janvier.

Dans la construction d'une économie décarbonée, le nucléaire est un atout évident
Ségolène Royal  
"Dans la construction d'une économie décarbonée, le nucléaire est un atout évident" et "il faut penser la demande nucléaire de manière intelligente dans un contexte de mix énergétique", a estimé la ministre dans une interview au magazine spécialisé Usine Nouvelle.

EDF "doit être capable de vendre à la Pologne du nucléaire mais aussi du renouvelable", a ajouté Ségolène Royal tout en soulignant la nécessité de "sortir du 'tout nucléaire'" et d'accélérer "la montée en puissance des énergies renouvelables".
En 2011, elle prônait la sortie du nucléaire dans 40 ans
Le projet de loi sur la transition énergétique porté par Mme Royal et en cours d'examen au Parlement prévoit une réduction de la part du nucléaire dans la consommation finale d'électricité à 50% à horizon 2025 contre 75% aujourd'hui.

Pendant la primaire socialiste en 2011, Ségolène Royal avait exprimé le souhait de ramener le nucléaire "à une énergie d'appoint" et s'était prononcée pour une sortie du nucléaire en France à "échéance de 40 ans maximum".

Elle avait même promis d'abandonner la construction du futur réacteur EPR à Flamanville et d'en faire un site de recherche sur les techniques de démantèlement et les énergies renouvelables.
 
----------------------------------------------------------------------------------------

 

 
 
Interview de François Grosdidier pour le  Journal du Club du Dernier Kilomètre de Livraison (CDKL)  décembre 2014 
 
 
 Question 1 :   -Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte après, son examen par l’Assemblée Nationale, devrait arriver au Sénat début 2015, quels sont, a votre avis, les points clefs de ce texte ?
 
François Grosdidier : - Il faut saluer l’introduction en droit de la notion d’économie circulaire ainsi que la notion de performance thermique embraquée. Cependant ce projet de loi propose des choix économiques irréalistes. L’adaptation aux changements climatiques, la préservation de la biodiversité, l’accès aux matières premières et la protection de la santé humaine trouvent une place négligeable dans ce projet et je suis le premier à m’en étonner.
Par exemple, on ne peut que contester la volonté de ramener la part du nucléaire à 50% de la production électrique et dans le même temps viser à implanter 7 millions de bornes de rechargement pour des véhicules électriques.
Le gouvernement ne s’est pas assez attaqué à la question du Pétrole, pourtant cruciale pour atteindre l’objectif du facteur 4 d’ici 2050. Aucune disposition sur le diesel, aucune piste crédible pour la diminution de la consommation en hydrocarbures.
La consommation d’énergie, notamment dans l’industrie demeure la grande oubliée du projet de loi. Je reste pessimiste car il s’avère que l’ensemble des plans d’actions proposé soit largement insuffisant pour atteindre les objectifs que la France s’est imposée pour réduire l’intensité énergétique en 2030.
Il est vrai que cette question doit être regardée, au minimum au niveau européen, pour ne pas aggraver notre déficit de compétitivité.
Ce projet de loi manque clairement de cohérence et de clarté. Les sorties de route de Ségolène Royal, Ministre de l’environnement en décidant l’abandon du dispositif de l’écotaxe voire la gratuité des autoroutes, ne font que rajouter de la brouille dans les véritables ambitions du gouvernement.
Je me demande comment la France, qui organisera le prochain sommet sur le climat en décembre 2015 pourra porter avec légitimité l’ambition d’un accord mondial si elle peine, elle-même à  mettre en œuvre un programme volontariste.
 
Question 2 :   En ce qui concerne les mobilités durables, il apparaît important de connaître la définition précise des « véhicules propres », qu’en pensez-vous ?
 
François Grosdidier : - On ne peut pas raisonnablement réfléchir au « tout électrique » sans prendre en compte le paradoxe qui consiste à vouloir réduire le nucléaire et en même temps réduire la consommation carbone, sans développer des solutions alternatives. Plus que sur les moyens, une véritable réflexion sur la méthode est nécessaire.
C’est pourquoi nous devons proposer davantage de transports publics urbains et interurbains plus respectueux de l'environnement et plus écologiques. Et promouvoir toute les actions citoyennes comme le co-voiturage par exemple.
 
 
Question 3 :   Le dernier kilomètre de livraison, est une notion qui trouve toute son ampleur dans le PLTE, comment encourager la logistique urbaine durable ?
 
François Grosdidier : - Pour qu'il y ait une véritable inversion de tendance et que l'augmentation des coûts incite les transporteurs à davantage d'optimisation et la réduction des véhicules-km, la ville devrait être plus contraignante sur le plan réglementaire comme la ville de Londres qui interdit l'accès aux camions de plus de six ans.
Une augmentation significative du trafic ferroviaire et fluvial entre 2025 et 2050 ne diminuerait que de 4,5 % le transport routier en 2050. Plusieurs raisons expliquent aujourd'hui cette résistance : le coût plus élevé du transport ferroviaire, la précision du transport par camion et sa flexibilité.
C’est sur ces réalités là que nous devons aussi intervenir mais, sans mettre en danger les entreprises ni les emplois.
 
---------------------------------------------------------------------------------------------

 

 Dans notre rubrique thématique, retrouvez une analyse sur l'écologie et les somets internationaux.

En convoquant, fin septembre à New-York, le Sommet sur le climat, le Secrétaire Général de l’ONU Ban KI-MOON, espérait susciter l’engagement des dirigeants  pour faire progresser la lutte contre les changements climatiques et les ambitions en la matière.
Les dirigeants du plus haut niveau – représentants de tous les États Membres des Nations Unies, ainsi que du monde de la finance, des affaires, sont venus discuter pour accélérer la mise en œuvre sur le terrain de mesures ambitieuses. Toutes visaient à réduire les émissions de CO2, ........ (suite dans la rubrique dossiers thématiques)
 
 
 
------------------------------------------------------------
 
 
Un message à partager de l'UNAF
 
Jugeant l’attitude des pouvoirs publics intolérable,
L’Union Nationale de l’Apiculture Française réclame 
une véritable aide d’urgence pour les apiculteurs sinistrés 
des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège.
 
Dans une lettre ouverte adressée ce jour à Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, 
l’Union Nationale de l’Apiculture Française demande de toute urgence une reconnaissance 
officielle de l’Etat quant à la responsabilité des pesticides comme cause première de 
mortalité des ruchers des apiculteurs des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège, constatées au 
cours de l’hiver 2014. 
 
En effet, au cours de l’hiver 2013/2014, de nombreux apiculteurs pyrénéens et 
ariégeois ont subi de très lourdes pertes sur leurs ruchers avec des mortalités 
massives de 80 à 100% sur plus de 5000 ruches et des affaiblissements importants de 
leurs ruchers en zone de montagne. 
 
Lundi 17 novembre 2014, les experts du Ministère de l’Agriculture rencontraient enfin les 
apiculteurs sinistrés des Pyrénées Orientales et de l’Ariège afin de présenter les résultats 
d’analyses de l’enquête officielle destinée à déterminer les causes de cette hécatombe. 
Les résultats annoncés corroborent bien ceux déjà obtenus par des experts 
mandatés par les apiculteurs. Ce n’est pas moins de 18 molécules pesticides 
différentes qui ont été identifiées parmi des prélèvements provenant de 52 apiculteurs 
sur les 58 ayant déclaré des pertes de cheptel ! 
 
Malgré ce, le discours ne change pas et une fois encore c’est l’opportune thèse de la 
multifactorialité qui demeure. Elle est aujourd’hui inacceptable. Si comme chacun le 
reconnait, il existe plusieurs causes dans les surmortalités d’abeilles, concomitantes ou 
isolées, seul un élément supplémentaire peut déclencher une telle hécatombe aussi rapide 
et d’une telle ampleur dans des exploitations de plusieurs apiculteurs et sur un territoire bien 
déterminé... En l’occurrence, le facteur déclencheur réside bien dans l’emploi de certains 
pesticides à usage vétérinaire employés par les éleveurs. Evoquer la multifactorialité, c’est 
une fois encore ne pas vouloir affronter la réalité et ne pas vouloir œuvrer à la sauvegarde 
des abeilles… 
 
L’Union Nationale de l’Apiculture Française demande au ministre de l’Agriculture : 
 
▪ Une reconnaissance officielle de la responsabilité des pesticides comme cause première 
 de ces mortalités. 
▪ Une aide exceptionnelle d’urgence pour venir en aide aux apiculteurs sinistrés 
▪ Une transparence de l’Etat vis-à-vis des différentes méthodes et résultats d’analyses qu’il 
 pourrait entreprendre dans ce dossier. 
▪ L’implication des acteurs locaux dans la future enquête épidémiologique avec la prise en 
 compte réelle des enjeux de terrain. 
Après 10 mois d’attente, l’UNAF souhaite des réponses concrètes et rapides pour venir en 
aide aux apiculteurs pyrénéens et ariégeois les plus durement touchés.
 
------------------------------------------------------------------------------
 
 

  

Conférence Environnementale

 

Le discours de François Hollande à la Conférence Environnementale énonce des intentions louables, mais pas d’engagement hormis le referendum local un peu court pour sauver la planète. Il faut peut-être attendre demain, le deuxième jour de cette conférence…

Ces paroles paraissent d’autant moins engageantes que l’action est inconstante.

La suspension de l’écotaxe poids lourds adoptée à l’unanimité du parlement, puis son abandon définitif malgré sa redéfinition par les missions spécifiques de l’Assemblée Nationale et du Sénat, ont ruiné sa crédibilité en ce domaine comme dans les autres où les zigzags répétés discréditent la parole présidentielle.

 Manifestation anti-loup

 

Sur la question de la préservation de la Faune et la Flore, la France prétend s’ériger en exemple.

Nous demandons aux pays du tiers monde de préserver tigres, lions, requins, éléphants ou autres prédateurs pour l’homme ou ses cultures, mais nous sommes incapables de supporter sur notre immense territoire 30 ours ou 200 loups, quand l’Italie ou l’Espagne en abritent dix fois plus sans difficulté.

----------------------------------------------------------------------------------------

Une analyse qui peut nous éclairer et aider à comprendre comment financer la transition écologique et énergétique

Basée sur les analyses de Gaël VIRLOUVET,

Consultant en prévention des déchets – membre du CESE

La transition écologique est une démarche concrète et progressive, à engager ici et maintenant, visant une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux, avec une forte dimension territoriale.

Les quatre grands enjeux environnementaux sont l’atténuation  et l’adaptation aux changements climatiques, la préservation de la biodiversité. L’accès aux matières premières et la protection de la santé humaine.

Cette démarche s’inscrit dans la perspective du développement durable. Elle suppose un changement profond par rapport au mode de développement actuel. La transition énergétique est un des volets de la transition écologique.

Quelques exemples étrangers méritent d’être pris en considération en ce qui concerne la transition énergétique (Allemagne et Royaume-Uni) ou l’ampleur de plans de relance orientés vers la transition écologique (Corée du Sud).

La transition écologique a un coût : celui d’une anticipation collective. En France, les outils de financement disponibles sont d’abord ceux des politiques environnementales historiques qui bénéficient, pour certaines, de flux financiers dédiés. Les autres politiques publiques intègrent diversement, et la plupart du temps très faiblement, les enjeux de la transition écologique. Quant au financement privé de cette transition, il depend bord de la rentabilité offerte par le cadre économique, aujourd’hui non optimal. Il dépend aussi de la prise en compte de critères extra financiers, qui reste faible.

Pour mettre en œuvre la transition écologique il faut dégager des marges de manœuvre dans un contexte financier contraint : affaiblissement de la croissance, contingences de la dépense publique, difficile mobilisation de l’épargne privée.

Pour être conjuguée aux enjeux économiques et sociaux, la transition écologique doit contribuer au dynamisme économique des territoires en relevant le défi d’une compétitivité soutenable. Il faut pour cela identifier les incertitudes qui entravent le volontarisme des acteurs, articuler au mieux les divers niveaux de décision et améliorer la résilience des économies  territoriales. La mobilisation de la société civile est un point essentiel de la transition : elle doit être financée pour les acteurs de terrain est accompagnée pour les acteurs financiers. La transition écologique doit faire l’objet d’une réelle appropriation par les citoyens et leur donner la perspective d’une nouvelle prospérité : nouveaux emplois, amélioration du bien-être, partage équitable de l’effort et réduction des inégalités.

Le financement de la transition écologique énergétique engage trois catégories d’investissement : d’abord la formation, la mobilisation est l’accompagnement au changement, ensuite les nouvelles solutions technologiques, et enfin l’entretien et l’amélioration de l’existant.

Pour donner corps dès maintenant au grand chantier de la transition écologique, le CESE formule 5 axes de propositions :

Affirmer le cap politique commun

La vision politique de la transition écologique doit être portée avec constance au plus haut niveau gouvernemental, En s’appuyant sur la stratégie partagée, construite dans le cadre d’un dialogue avec les acteurs représentatifs. Le cadre financier de la transition doit également être porté politiquement et faire l’objet de dialogue.

Consolider la prospective économique de la transition  écologique

Les financements nécessaires doivent être mieux cernés. En outre, des scénari macro-économiques sont nécessaires pour définir la trajectoire de la transition écologique. Les aspects socio-économiques de la transition doivent être anticipé y compris par secteur et territoire.

Rendre la transition écologique économiquement attractive

Le CESE propose  plusieurs voies complémentaires : jouer sur le prix des ressources à préserver et des activités polluantes par la fiscalité écologique ou d’autres outils, appuyer par des aides dédiés  les investissements d’intérêts communs, faciliter l’accès au crédit pour les investissement en faveur de la transition écologie. Dans le même temps, améliorer la protection des investissements vis-à-vis du dumping social et environnemental.

Permettre la prise en compte de la dimension environnementale dans les choix d’investissement

 Le CESE recommande de consolider et d’harmoniser les critères extra financiers. En ce qui concerne les outils publics d’investissement, il est essentiel d’inscrire la transition écologique dans leurs objectifs et, le cas échéant, leur gouvernance. Enfin, mobiliser  l’épargne privée passe par une amélioration de la visibilité écologique des choix de placement.

Développer les instruments financiers au service du bien commun et de la relance vers  une nouvelle prospérité

 

Le CESE recommande d’investir pour l’avenir grâce à une nouvelle étape du Grand Emprunt, d’un montant au moins égal à la première phase. Le CESE invite à poursuivre la montée en puissance d’un système de financement accru leurs la convenance entre prélèvements assis sur une assiette écologique et aides à la transition écologique, Pour financer notamment les avancées des territoires. Le CESE propose enfin de mobiliser la création monétaire au niveau national et européen.

--------------------------------------------------------------------------------------------

 Note de synthèse

Projet de loi de programmation pour un nouveau modèle énergétique français.

 

Projet de loi de programmation:

pour un nouveau modèle énergétique français !

Ce projet de loi propose une fusion pour une réelle transformation de notre modèle

énergétique. Le CESE a apprécié cette évolution destinée à soutenir le développement

économique et social, la création d’emplois, la responsabilisation écologique ainsi que la

compétitivité globale du pays.

 Pour définir les objectifs communs, pour réussir la transition énergétique, renforcer

l’indépendance énergétique et lutter contre le réchauffement climatique, Le CESE :

 – réaffirme avec force son adhésion à l’objectif d’une division par quatre les émissions de

gaz à effet de serre à l’horizon 2050, ce qui exige un effort exceptionnel.

– appelle de ses vœux une politique européenne de l’énergie, cohérent avec la politique

climatique. Il s’agit de construire une Europe de l’énergie forte et solidaire, capable

d’atteindre ses objectifs en termes de diminution des émissions de gaz à effet de serre ;

– souhaite que le droit d’accès à l’énergie, bien de première nécessité, soit  réaffirmé

comme un objectif de la politique énergétique nationale ;

– suggère que le projet de loi rappelle l’objectif européen de 20 % d’économie d’énergie

primaire et d’ici à 2020  et intègre un objectif national d’efficacité énergétique à l’horizon 2030.

 

Pour mieux rénover le bâtiment pour économiser l’énergie,

Faire baisser les factures et créer des emplois, le CESE :

 – souhaite que les collectivités territoriales puissent être opérateurs du système de tiers investissement ; 

– souhaite que la réforme des certificats d’énergie en  simplifie le système, en assure une meilleure gouvernance pour plus de lisibilité et au final plus d’efficacité.

– regrette que le projet de loi n’aborde la question de la précarité énergétique qu’à travers le chèque énergie. Il s’interroge sur les moyens prévus et souligne la nécessité d’autres dispositifs ;

– propose la création d’un livret de transition écologique dont les fonds, pour partie centralisés par la  CDC, pour partie distribués par les banques, financeraient des projets fléchés transition écologique énergétique. Leur affectation serait contrôlée.

 

 Pour développer les transports propres pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé, le CESE :

– regrette que l’accent  soit mis essentiellement sur le développement des flottes de véhicules propres. Une stratégie de réduction de la consommation des énergies fossiles dans le secteur des transports ne saurait se limiter à promouvoir le tout électrique ;

– considère comme un contre-signal l’exclusion du dispositif des véhicules de moins de 3,5 t fonctionnant au GPL,   au GNV  ou au   bio-GNV. La loi devrait consolider l’effort de recherche et d’innovation pour les véhicules du futur, envisager le développement d’alternatives aux transports routiers et de l’inter-modalité, et accompagner les changements de comportements.

 

 Pour lutter contre le gaspillage et promouvoir l’économie circulaire :

 – le CESE souligne l’économie circulaire s’étend bien au-delà de la gestion des déchets. L’objectif de la transition vers ce type d’économie doit s’inscrire dans une démarche globale et de long terme. Elle nécessite une   impulsion politique, un soutien des initiatives et un appareil productif adapté.

 

Pour favoriser les énergies renouvelables pour diversifier nos énergies et valoriser les ressources de  nos territoires, Le CESE :

 – demande une réelle lisibilité et transparence du fonctionnement de la  CSPE, afin notamment d’assurer la péréquation nationale des tarifs. La création du comité de gestion de la CSPE est une première étape ;

– souhaite une évolution des dispositifs de soutien et de régulation des ENR qui favorise, en tenant compte des maturités technologiques, leur insertion dans une logique de marché. Les énergies renouvelables doivent présenter un bilan satisfaisant en terme d’externalités et de création d’emplois.

 

Pour renforcer la sûreté nucléaire et l’information des citoyens :

 - l’objectif de transparence et d’exhaustivité doit être atteint pour tous les éléments – les coûts, les bénéfices et les risques, et pour toutes les formes de production d’énergie ;

- l’objectif de sûreté est un objectif majeur. Les mesures prévues en matière de pouvoir de l’ASN et d’information du public y contribuent ;

- les exploitants et les entreprises sous-traitantes doivent être  soumis aux mêmes exigences en matière de qualité d’intervention de radioprotection et de sécurité des salaires ;

- le sujet du mix énergétique doit être abordé sereinement, Sans dogmatisme et dans toutes ses dimensions afin de bâtir la meilleure complémentarité entre les différentes énergies.

 

Pour simplifier et clarifier les procédures pour gagner en efficacité  et en compétitivité, le CESE :

– apprécie la désignation d’un garant dans les débats publics menés par la  CNDP et demande la clarification de la notion de dérogation figurant dans l’article 36 du projet de loi ;

– souhaite que les obligations environnementales encadrant jusqu’à présent les installations en  mer et sur le littoral soient maintenues et la protection des espaces sensibles garantie.

 

Pour donner aux citoyens, au territoire et à l’État le pouvoir d’agir ensemble, le CESE : 

– soutient l’adoption d’une programmation pluriannuelle de l’énergie. Une deuxième période de cinq ans indicative lui paraît pertinente en terme de marge de manœuvre dans un contexte incertain ;

– réaffirme que la transition énergétique requiert  qu’un prix suffisamment incitatif soit donné au carbone ;

– recommande que les consultations sur le suivi de la mise en œuvre de la loi soient effectuées par les instances saisies par le projet, qui pourront recourir à une expertise ponctuelle ;

– recommande que la transition dans les territoires s’accompagne de synergies fortes entre les différents niveaux ; la cohérence d’ensemble des actions conduites par les collectivités territoriales soit garantie par le niveau régional ;

– souligne que dans les outre-mer les transferts de compétences doivent s’accompagner des moyens humains et financiers adaptés ; la réflexion de fond nécessaire sur la CSPE ne doit pas remettre en cause l’objectif de solidarité nationale à l’égard des zones non interconnectées ;

– souhaite voir réunies les conditions qui feront du nouveau modèle énergétique une source d’emplois nouveaux est un accélérateur de l’évolution des métiers dans tous les secteurs ;

– Recommande la mise en place d’un plan de programmation de l’emploi et des compétences ;

– Insiste sur la nécessaire démocratisation des enjeux énergétiques.

 

La transition nécessite un effort accru de recherche et d’innovation concernant les composantes du mix ambitionné, l’amélioration de l’existant et  l’objectif d’économie circulaire. Une loi de programmation devrait contenir des engagements financiers en leur faveur. Pour le CESE, deux axes de recherche au moins doivent être privilégiés : le stockage d’énergie et les réseaux intelligent.

Basé sur les analyses de Laurence HEZARD & Jean JOUZEL

Lien web pour texte intégral : http://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2014/2014_17_projet_loi_nouveau_modele_nrj.pdf

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 Communiqué de François GROSDIDIER,

ancien vice-président de la commission d’enquête sénatoriale sur l’écotaxe
et président de Valeur Ecologie :
 
 
Ségolène Royal, ministre du désengagement écologique, incapable de pédagogie,
mais capable de toutes les démagogique, suspend à nouveau l’écotaxe.
 
Sur le plan financier,
le gouvernement taxera encore plus les particuliers pour compenser l’écotaxe,
payer les centaines de millions d’euros à Ecomouv et financer les
infrastructures de transport ?
 
Sur le plan politique et moral,
le gouvernement enterre au principe du pollueur-payeur.
 
Sur le plan pratique,
les camions européens continueront à user nos routes et polluer notre air sans
rien payer, contournant nos voisins qui, eux, taxent la pollution plutôt que le travail.
 
Avec lâcheté et inconséquence, le gouvernement trahit l’écologie et la Moselle.
Metz-Métropole a accepté de prendre la lourde charge de la BA 128 contre cette
promesse d’implantation d’Ecomouv’. Comment l’Etat réparera le préjudice causé
à Metz-Métropole ?
 
--------------------------------------------------------------------------

Petit texte d'Yves PACCALET sur les abeilles

 Abeille

        
Insecte piqueur qui devrait piquer plus souvent l’humanité.
(C’est un allergique au venin qui l’écrit !)
 
Certaines abeilles sont solitaires, d’autres sociales. La domestique Apis mellifica
fournit le miel, la cire, la gelée royale, la propolis et un formidable travail de
pollinisation bénévole.
 
Au sens large, les butineurs assurent la fécondation des quatre cinquièmes des
fleurs sauvages, du tiers de la masse de nos produits agricoles et des deux tiers
de leur diversité.
        
« Lorsque l’abeille disparaîtra, l’humanité n’aura plus que quelques années
à vivre… »  On attribue cet avertissement à Albert Einstein.
Peu importe qu’il l’ait ou non prononcé (la deuxième hypothèse est la plus probable) :
il énonce une inquiétude…
 
Dans le monde, les abeilles sont en péril. Dans les ruchers, le taux de mortalité
normal avoisine 10 pour 100.
 
On en est souvent à plus de 30 pour 100, avec des pics à 80. Les causes de ce
collapsus sont multiples.
 
Les apiculteurs dénoncent les méfaits de virus, de bactéries, de champignons
pathogènes ; de l’acarien parasite varroa ; du frelon asiatique ; ou de la simplification
de la flore à cause de la monoculture. Ils imputent le désastre au changement
climatique qui aiguise les extrêmes (gelées, canicules, tempêtes…) ; ou encore
(hypothèse mal documentée) aux ondes des téléphones portables qui perturberaient
le langage bourdonnant d’Apis mellifica
 
Les causes majeures du drame restent, bien sûr, les insecticides*.
 
On ne fera croire à personne (même si les firmes chimiques dépensent beaucoup
d’argent à démontrer le contraire) que les produits qui tuent les « nuisibles* » (pucerons,
charançons, chrysomèles…) n’envoient pas aussi les « utiles » ad patres !
 
Malgré les dénégations des fabricants ou les procès que ces firmes intentent à leurs
accusateurs, les principaux ennemis des abeilles s’appellent le « Gaucho »
(un imidaclopride destiné aux semences, produit par Bayer) ; le « Régent »
(un fipronil, commercialisé par BASF) ; le « Proteus » (une deltaméthrine et un
thiaclopride « spécial colza », de Bayer) ; ou encore le « Cruiser » (un thiamethoxam
« spécial maïs », signé Syngenta)…
 
La liste n’est pas close, et nul n’oublie la sinistre cohorte historique des organochlorés
et des organophosphorés – DDT, DDD, dieldrine, aldrine, lindane, parathion, malathion… 
Le vocabulaire de la mort !
 
Mais à quelque chose malheur est bon : l’énoncé de cette chimie du massacre ressemble
à un poème obscur de Gongora.
 
____________________________________________________________________________________________

Nicolas HULOT parle de transition énergétique rentable

La Fondation pour la nature et l'homme, créée par l'ancien présentateur
d'Ushuaïa, a fait des propositions aux parlementaires pour améliorer le
projet de loi. Le dérèglement climatique est au coeur du débat.
Chargé d'une mission diplomatique par François Hollande, Nicolas Hulot a
installé son camp de base à l'Élysée.
Envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète,
il partage désormais ses carnets de voyages avec Laurent Fabius, ministre des
Affaires étrangères, et Annick Girardin, secrétaire d'État chargée du 
Développement et de la Francophonie, et part régulièrement à la rencontre des
chefs d'État pour leur faire comprendre que «le changement climatique ne doit
pas nous échapper ».
Pourquoi dites-vous que la loi sur la transition énergétique est « une
formidable opportunité sociale et économique » ?
Notre société souffre gravement des sempiternels conflits politiciens. L'écologie
est approuvée en privé mais ignorée en public. Je prends acte de ce qu'il y a dans
la loi de transition énergétique et je fais le pari que, pour une fois, nos
parlementaires vont être capables, non pas de la détricoter, mais qu'ils
parviendront, au contraire, à l'améliorer.
Comment convaincre les parlementaires ?
Des pays ont tiré de leur engagement sur un nouveau modèle énergétique des
bénéfices économiques ou en terme d'emplois. En 2010, l'Espagne a économisé
2,8 milliards en réduisant son importation de combustibles fossiles. L'Allemagne
a économisé 13 milliards en 2012. Je demande aux parlementaires de voir ces
enjeux dans leur pertinence. On n'a pas le choix. Ne ratons pas ce qui peut être
le moteur de l'économie de demain.
Comment agir efficacement ?
Le modèle énergétique changera de gré ou de force. Nous sortirons de l'économie carbone et
de l'énergie fossile parce que nous sommes entrés dans l'ère de la rareté pour un certain nombre
de ressources et parce que le changement climatique est la menace la plus importante qui pèse
sur l'humanité. Une révolution technologique est en marche et si on ne veut pas que nos grands
groupes industriels et plus encore nos PME le ratent, nous devons changer de lunettes. On a toujours
des lunettes du XXe siècle sur le plan économique et énergétique. C'est probablement ce qui explique
qu'on aille de crise en crise.
Quelle est la proposition prioritaire faite par votre fondation aux parlementaires ?
Elles sont nombreuses, mais la fondation a souhaité une obligation de réduction de notre consommation
énergétique perceptible à l'horizon de 2030 et pas seulement à l'horizon 2050 comme actuellement prévu
dans le projet. Cette proposition est quasiment actée puisque Ségolène Royal l'a reprise à son compte.
D'autre part, nous avons des demandes fortes sur les financements et les nouvelles formes de mobilité.
Comment sera financée la transition énergétique ?
Cette transition sera rentable très rapidement, mais c'est comme tout, il faut investir au départ. Il faudra
donc travailler sur la mise en place des financements innovants et réactiver la commission sur la fiscalité
écologique. On aura, en effet, besoin d'une fiscalité écologique incitative pour soutenir ceux qui vont aller
dans le bon sens, l'innovation, les changements de comportement ou les investissements des PME. De
plus, l'argent public investit par la Banque publique d'investissement doit prioritairement aller à la transition
énergétique. L'investissement d'avenir n'est pas d'aller chercher du gaz de schiste, continuer à outrance
la filière nucléaire ou importer du gaz ou du pétrole de pays instables, mais d'aller vers une autonomie
énergétique pour que nous soyons, à terme, notre propre producteur d'énergie. Notamment avec le
photovoltaïque et l'éolien dont les prix ont chuté de 80 % au cours des six dernières années.
Sait-on sensibiliser les Français au dérèglement climatique ?
La classe politique et la classe médiatique, à quelques exceptions près, injurient l'avenir. Tous les rapports
sont terrifiants mais l'attention que l'on accorde à ces sujets est dérisoire. Il serait rassurant que la classe
politique soit capable, sur le dérèglement climatique, d'une trêve et même d'un esprit de concorde.
Malheureusement, pour l'instant, je constate une désaffection coupable, tragique et irresponsable.
La France accueille pourtant la Conférence sur le climat.
En effet, la France accueillera 194 États en décembre 2015 et j'espère que la loi sur la transition
énergétique sera une entrée rationnelle, sérieuse et ambitieuse qui nous permettra de placer notre
pays au niveau de ces enjeux.
Que reste-t-il du Grenelle de l'environnement ?
Beaucoup de choses. Le Grenelle était un premier moment d'ambition qui a généré, dans les
collectivités locales et territoriales et dans les entreprises des dynamiques sur l'efficacité énergétique.
Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, c'est la seule loi qui a été votée à l'unanimité. Entre-temps,
le contexte a changé, la dépense énergétique est devenue la première dépense des ménages français.
Il faudra donc prévoir un nouveau grand moment d'ambition et d'intelligence collective.
Comprenez-vous le refus des écologistes de participer au gouvernement Valls ?
Ce qui m'afflige le plus, c'est l'absence ou l'indigence de la question écologique dans les logiciels des
grandes formations politiques. Mais ce n'est pas un ou deux écolos au gouvernement qui permettront
de rentrer dans une véritable métamorphose. Il faut que de Bercy à Matignon, en passant par la
présidence et jusqu'au ministère de l'Écologie, on ait une même grille de lecture. Aujourd'hui, la plupart
des responsables ignorent les opportunités technologiques et économiques que nous avons dans notre
propre pays. C'est un immense gâchis.
Vivez-vous un véritable engagement politique ?

Au sens originel du mot, d'influer sur le cours de notre monde et de notre société, à ma petite échelle, oui.

Au sens politicien, non puisque je suis un homme libre et indépendant. Même à l'Élysée, j'ai gardé ma

liberté de parole. 

Sources Nicematin.com

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Valeur écologie est depuis de nombreuses années investie dans les questions de survie

des abeilles, lutte contre les pesticides. Son Président, Ambassadeur pour la protection

des abeilles essayent de faire changer le rapport de la société à l'écologie.

Ces 2 exemples cités ci-dessous via l'UNAF montrent bien l'urgence à agir,

et l'esquisse de certains moyens pour y arriver.

Il est important de faire circuler le plus largement possible ces informations.

Récolte de miel 2014  en baisse de 50 à 80%. :

L’Union Nationale de l’Apiculture Française appelle

le gouvernement à soutenir d’urgence les producteurs

 
 
 
?????????????
 
 
Pire que les années 2012 et 2013 déjà extrêmement difficiles pour les apiculteurs français,  la production nationale est cette année la plus faible de notre histoire. A l’exception de l’Ouest et de la Bretagne qui semblent quelque peu épargnés, dans toutes les régions de France et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon…  les récoltes sont en baisse de 50 à 80%.
Aux intoxications récurrentes qui déciment le cheptel, viennent se surajouter cette année des conditions météorologiques catastrophiquespour les abeilles et l’activité apicole, d’autant qu’elles ont persisté tout au long du printemps et de l’été.
Face à cette situation exceptionnelle l’Union Nationale de l’Apiculture Française alerte les pouvoirs publics sur le drame que vivent de nombreuses exploitations apicoles confrontées  à un manque de miel sans précédent  qui met en très grand péril leur survie économique jusqu’à la prochaine saison et prive les consommateurs de miel de nos terroirs.  
Au nom de la solidarité nationale, l’Union Nationale de l’Apiculture Française  demande au ministre de l’Agriculture que soit mis en place sans tarder des mesures d’aides financières exceptionnelles. Il en va de la survie de la filière.
Le plan de développement durable de l’apiculture Française annoncé à grand renfort de communication par le ministre de l’Agriculture parait bien dérisoire et ne répond en aucune manière aux préoccupations urgentes des apiculteurs qui luttent pour leur survie.
Les apiculteurs français ne se satisferont en aucune manière de mesurettes dérisoires et insultantes comme en 2013 ni de simples déclarations d’intention…
Contact presse : Anne Henriot/ 06 07 03 17 56. 04 99 61 29 90/ anne.henriot@unaf-apiculture.info
Crédit photo : Fotolia_27730350
 
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 
 
OLYMPUS DIGITAL CAMERA173 parlementaires de toutes les familles politiques s’engagent et proposent une résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs, de l’environnement et de la santé. Ensemble, ils demandent un moratoire européen sur tous les pesticides néonicotinoïdes. L’UNAF s’en félicite ! Le Sénateur du Morbihan Joël Labbé (EELV) et le Député de Dordogne Germinal Peiro (PS) ont simultanément déposé le jeudi 19 juin 2014 auprès de leur chambre parlementaire respective cette proposition de résolution[1]. L’Union Nationale de l’Apiculture Française les remercie chaleureusement.
Présentée lors du colloque « Pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs», qui s’est tenu le 5 juin dernier au Palais du Luxembourg, cette résolution invite le gouvernement français à agir auprès de l’Union européenne pour une interdiction de toutes les utilisations des insecticides néonicotinoïdes neurotoxiques car les risques graves sur la santé animale et l’environnement sont avérés et ceux pour la santé humaine ne sont pas écartés.
La résolution est étayée par de nombreux arguments scientifiques et agronomiques. Alors que les colonies d’abeilles fournissent grâce à la pollinisation un service indispensable pour la sécurité alimentaire et les rendements agricoles, de plus en plus d’études attestent des impacts négatifs des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs. De récentes études montrent que les effets de ces molécules ne se limitent pas aux insectes pollinisateurs mais concernent tout un ensemble de composantes de notre environnement (oiseaux, macro invertébrés, etc.). Par ailleurs, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) estime que ces molécules peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain. Enfin, plusieurs rapports et publications font valoir que l’utilisation de ces molécules n’a pas permis une augmentation significative des rendements pour les agriculteurs.
L’UNAF se réjouit du nombre de parlementaires qui se sont associés à cette initiative : 173 députés et sénateurs sont signataires à ce jour de cette proposition. L’UNAF les remercie vivement. Elle remercie particulièrement les neufs ambassadeurs du Comité de soutien des élus à l’abeille[2] et aux apiculteurs, issus de toutes les familles politiques, qui se sont fait le relais de cette initiative auprès de leur groupe, ainsi que l’ensemble des élus adhérents à ce Comité[3].
A l’instar du Parlement néerlandais[4], l’UNAF espère que le Parlement français adoptera largement cette résolution, afin que le Ministre de l’agriculture – qui a joué un rôle prépondérant dans la  prise de décision de la Commission européenne d’interdire temporairement et partiellement trois de ces insecticides[5] – continue d’agir de manière volontaire et tenace auprès de l’Union européenne pour un élargissement de l’interdiction à l’ensemble des insecticides néonicotinoides et ce, sur toutes cultures.
Pour Olivier Belval, président de l’UNAF, «un grand nombre de nos élus, de tout bord politique confondu,  ont saisi l’urgente nécessité de protéger les pollinisateurs, notre environnement et notre santé face à ces insecticides dont les impacts sont dévastateurs pour toute la biodiversité. Nous comptons sur le Ministre de l’agriculture pour que la France continue d’être moteur sur cette question auprès des autres pays de l’Union. Nous souhaitons que les parlements d’une majorité d’Etats membres emboîtent le pas des Pays-Bas et de la France. »
Liste des signataires :
Sénateurs :
Joël Labbé, Leila Aïchi,  Jacqueline Alquier, Jean-Paul Amoudry, Michèle André, Aline Archimbaud, Esther Benbassa, Pierre Bernard-Reymond, Jean Besson, Marie-Christine Blandin, Maryvonne Blondin, Nicole Bonnefoy, Patricia Bordas, Corinne Bouchoux, Bernadette Bourzai, Hélène Conway-Mouret, Vincent Capo-Canellas, Ronan Dantec, Jean Desessard,  Evelyne Didier,  Marie-Annick Duchêne, Jacqueline Farreyrol, Alain Fauconnier, André Gattolin, Nathalie Goulet, François Grosdidier, Joël Guerriau, Odette Herviaux, Christiane Hummel, Claude Jeannerot, Pierre Jarlier, Chantal Jouanno, Robert Laufoaulu, Gérard Le Cam, Michel Le Scouarnec, Marie-Noël Lienemann, Jeanny Lorgeoux, Jacques-Bernard Magner, Michelle Meunier, Alain Milon, Catherine Morin-Desailly,  Renée Nicoux, Jean-Vincent Placé, Hervé Poher, Gisèle Printz, Gérard Roche, Gilbert Roger, Esther Sittler, Patricia Schillinger, Mireille Schurch, Simon Sutour, Paul Vergès
Députés :
Germinal Peiro, Damien Abad, Laurence Abeille, Patricia Adam, Sylviane Alaux, Eric Alauzet, Brigitte Allain, Pouria Amirshahi, Isabelle Attard, Olivier Audibert-Troin, Danielle Auroi, Pierre Aylagas, Gérard Bapt, Serge Bardy, Delphine Batho, Denis Baupin, Thierry Benoit, Philippe Bies, Jean-Pierre Blazy, Daniel Boisserie, Michèle Bonneton, Marcel Bonnot, Kheira Bouziane, Sabine Buis, Jean-Claude Buisine, Vincent Burroni, Martine Carrillon-Couvreur, Christophe Cavard, Nathalie Chabanne,  André Chassaigne, Guy-Michel Chauveau, Jean-Michel Clément, Sergio Coronado, Jean-Michel Couve, Pascale Crozon, Yves Daniel, Jean-Pierre Decool, Pascal Deguilhem, Sophie Dessus, Marianne Dubois, Dominique Dord, Fanny Dombre-Coste, Cécile Duflot, Françoise Dumas, William Dumas, Jean Paul Dupré , Matthias Fekl, Philippe Follliot,  Marie-Louise Fort, Christian Franqueville, Geneviève Gaillard, Annie Genevard, Guy Geoffroy, Pascale Got, Edith Gueugneau, Jean-Claude Guibal, Francis Hillmeyer, Joëlle Huillier,  Françoise Imbert, Serge Janquin, Chaynesse Khirouni, Jacques Kossowski, Bernadette Laclais, François-Michel Lambert, Jacques Lamblin, Colette Langlade, Guillaume Larrivé, Jean Launay, Thierry Lazaro, Michel Lefait, Annick Le Loch, Jean-Pierre Le Roch, Martine Lignières-Cassou, François Loncle, Lucette Lousteau, Marie-Lou Marcel, Noël Mamère, Jean-René Marsac, Martine Martinel, François de Mazières, Michel Ménard, Kléber Mesquida, Paul Molac, Pierre Morel-à-l’Huissier, Dominique Nachury, Philippe Noguès, Michel Pajon, Bernard Pancher, Jacques Pélissard, Hervé Pellois, Bernard Perrut, Barbara Pompili, Christophe Premat, Joaquim Pueyo,  Didier Quentin, Catherine Quéré, Frédéric Reiss, Marie-Line Reynaud, Denys Robiliard,  François Rochebloine, Frédéric Roig, Barbara Romagnan, Jean-Louis Roumegas, René Rouquet, François de Rugy, Stéphane Saint-André, Rudy Salles, Eva Sas, Gabriel Serville, Fernand Siré, Christophe Sirugue, Pascal Terrasse, Gérard Terrier, Michel Terrot, Guy Teissier, Olivier Véran, Michel Vergnier, Alain Vidalies, Jean-Michel Villaumé, Philippe Vitel, Michel Zumkeller.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

UN TROU DE VER RÉGULIER ENTRE LE SOLEIL ET LA TERRE ?

Cela pourrait expliquer certaines variations du champ magnétique en liaison avec le soleil et une part des influences climatiques.

Extrait de la traduction : "ces trous de ver participent au transfert de tonnes de particules magnétiques chargées qui viennent du Soleil causant les aurores boréales et méridionales et les tempêtes géomagnétiques. Elles facilitent le transfert du champ magnétique de la Terre au Soleil. En 2014, l'agence spatiale américaine va lancer une nouvelle mission, à l'échelle de la magnétosphère ( multi mission MMS), laquelle comprendra quatre satellites qui feront le tour de la Terre pour localiser et étudier ces trous de ver (portails). Ils se trouvent là où la terre et les champs magnétiques du Soleil se connectent et où ces trous de ver inexpliqués se forment.

" Our planet has come a long way in scientific breakthroughs and discoveries. Mainstream science is beginning to discover new concepts of reality that have the potential to change our perception about our planet and the extraterrestrial environment that surrounds it forever. Star gates, wormholes, and portals have been the subject of conspiracy theories and theoretical physics for decades, but that is all coming to an end as we continue to grow in our understanding about the true nature of our reality. In physics, a wormhole was a hypothetical feature of space time that would be a shortcut through space-time. We often wonder how extraterrestrials could travel so far and this could be one of many explanations. Although scientists still don’t really understand what they have found, it does open the mind to many possibilities. Turning science fiction into science fact seems to happen quite often these days and NASA did it by announcing the discovery of hidden portals in Earth’s magnetic field. NASA calls them X-points or electron diffusion regions. They are places where the magnetic field of Earth connects to the magnetic field of the Sun, which in turn creates an uninterrupted path leading from our own planet to the sun’s atmosphere which is 93 million miles away. NASA used its THEMIS spacecraft, as well as a European Cluster probe, to examine this phenomenon. They found that these portals open and close dozens of times each day. It’s funny, because there is a lot of evidence that points toward the sun being a giant star gate for the ‘gods’ to pass back and forth from other dimensions and universes. The portals that NASA has discovered are usually located tens of thousands of kilometres from Earth and most of them are short-lived; others are giant, vast and sustained. As far as scientists can determine, these portals aid in the transfer of tons of magnetically charged particles that flow from the Sun causing the northern and southerns lights and geomagnetic storms. They aid in the transfer of the magnetic field from the Sun to the Earth. In 2014, the U.S. space agency will launch a new mission called Magnetospheric Multi scale Mission (MMS) which will include four spacecraft that will circle the Earth to locate and then study these portals. They are located where the Earth and the Sun’s magnetic fields connect and where the unexplained portals are formed. NASA funded the University of Iowa for this study, and they are still unclear as to what these portals are. All they have done is observed charged particles flowing through them that cause electro-magnetic phenomenon in Earth’s atmosphere. Magnetic portals are invisible, unstable and elusive. they open and close without warming and there are no signposts to guide is in – Dr Scudder, University of Iowa Mainstream science continues to grow further, but I often get confused between mainstream science, and science that is formed in the black budget world. It seems that information and discovery isn’t information and discovery without the type of ‘proof’ that the human race requires. Given that the human race requires, and has a certain criteria for ‘proof’, which has been taught to us by the academic world, information can easily be suppressed by concealing that ‘proof’. It’s no secret that the department of defence receives trillions of dollars that go unaccounted for and everything developed within the United States Air Force Space Agency remains classified. They are able to classify information for the sake of ‘national security’. Within the past few years, proof has been emerging for a number of phenomenon that would suggest a whole other scientific world that operates separately from mainstream science.

------------------------------Source http://www.collective-evolution.com/2013/03/08/nasa-discovers-hidden-portals-in-earths-magnetic-field/

Transition énergétique, c'est enfin sur les rails !

Pour en savoir plus sur le projet de loi : http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/transition_energetique_croissance_verte.asp

Couche d'Ozone, des espoirs concrets !

La couche d’ozone stratosphérique est toujours convalescente, mais les scientifiques espèrent sa guérison avant 2050 dans la plupart des régions et une résorption complète du célèbre « trou dans la couche d’ozone » au-dessus de l’Antarctique vers la fin du siècle. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ont rendu publiques, mercredi 10 septembre, les conclusions de leur dernier rapport sur la couche d’ozone. Encourageantes, celles-ci entérinent le succès du protocole de Montréal, adopté en 1987 par la communauté internationale pour protéger l’ozone stratosphérique. Considéré comme un polluant lorsqu’il s’accumule au niveau du sol, l’ozone revêt au contraire une importance cruciale au sommet de l’atmosphère, où il joue le rôle de filtre à ultraviolets (UV). UNE STABILISATION DEPUIS LE DÉBUT DES ANNÉES 2000 Les mesures prises dans le cadre du protocole de Montréal ont permis de bannir la plupart des composés chlorés et bromés responsables du célèbre « trou d’ozone » en Antarctique. Mis à jour tous les quatre ans, le rapport indique que leur concentration atmosphérique a baissé de 10 % à 15 % par rapport au pic de la fin des années 1990. Seul un composé, le tétrachlorure de carbone (CCl4), atteint des concentrations trop élevées par rapport aux émissions déclarées par les Etats. Globalement, l’effet positif est cependant déjà tangible puisque les scientifiques notent une stabilisation du fragile bouclier anti-UV depuis le début des années 2000. « On voit même l’ozone augmenter un peu dans la haute stratosphère, au niveau des latitudes moyennes de l’hémisphère Nord, explique Sophie Godin-Beekmann, chercheuse au CNRS et coauteure du rapport rendu par le PNUE et l’OMM. Au-dessus de l’Antarctique, on n’observe pas encore de franche remontée. » 2 MILLIONS DE CANCERS ÉVITÉS CHAQUE ANNÉE Les modélisations conduites par la communauté scientifique demeurent rassurantes. « Il y a des signes favorables selon lesquels la couche d’ozone est sur la voie de la récupération d’ici le milieu du siècle, déclare Achim Steiner, directeur général du PNUE. Le protocole de Montréal, l’un des traités environnementaux les plus couronnés de succès, a déjà évité une augmentation du rayonnement ultraviolet au niveau du sol. » Les simulations suggèrent que « d’ici à 2030, le traité aura évité deux millions de cancers de la peau par an, des dégâts oculaires et immunitaires sur les humains, de même qu’il aura protégé la faune et l’agriculture », précisent les Nations unies dans un communiqué. Le rapport rendu, qui a mobilisé environ 300 chercheurs internationaux, explore également les liens complexes entre diminution de l’ozone stratosphérique et changement climatique. GAZ À EFFET DE SERRE : UN MAL POUR UN BIEN Ces liens peuvent parfois sembler paradoxaux : les gaz à effet de serre émis par l’homme réchauffent la basse atmosphère, mais induisent un refroidissement aux très hautes altitudes. « Or ce refroidissement ralentit les réactions chimiques qui détruisent l’ozone », explique Slimane Bekki, chercheur au CNRS et coauteur du rapport. L’augmentation de concentration d’ozone dans la haute stratosphère, relevée ces dernières années dans certaines régions, est ainsi attribuée « pour moitié à la réduction des substances chlorées et bromées, et pour moitié à l’accumulation des gaz à effet de serre », explique Mme Godin-Beekmann. En clair, c’est un mal pour un bien : le changement climatique en cours a un effet globalement positif sur la couche d’ozone. Tant et si bien, dit M. Bekki, que « vers la fin du siècle, la couche d’ozone sera sans doute plus épaisse que dans les années 1970, aux latitudes moyennes en tout cas ». Aux latitudes tropicales, des mécanismes d’augmentation de la circulation des masses d’air, devraient contrer cette tendance à l’inflation. Outre son effet sur la couche d’ozone, le protocole de Montréal a eu un bénéfice – collatéral et inattendu, celui-là – sur le réchauffement. « Les composés chlorés et bromés bannis par le protocole sont non seulement nocifs pour l’ozone, mais sont aussi de puissants gaz à effet de serre, explique Slimane Bekki. Les remplacer a donc représenté un bénéfice énorme pour limiter le réchauffement. » De fait, à leur pic de la fin des années 1980, les émissions des chlorofluorocarbures (CFC) et des autres substances bannies équivalaient, en terme de réchauffement, à près de 10 milliards de tonnes (Gt) annuelles de dioxyde de carbone ! Soit l’équivalent, à la même époque, de 45 % des émissions dues à la combustion des hydrocarbures et aux cimenteries. CE BÉNÉFICE N’EST PAS DÉFINITIVEMENT ACQUIS Le protocole de Montréal, initialement destiné à protéger la couche d’ozone, aura donc finalement contribué à ralentir le réchauffement en cours. Et ce, avec une efficacité cinq fois supérieure aux objectifs de réduction des émissions, prévus pour la première période (2008-2012) d’engagement du protocole de Kyoto… Pour autant, ce bénéfice n’est pas définitivement acquis. « Les composés nocifs pour la couche d’ozone sont en train d’être remplacés par des hydrofluorocarbures (HFC), dont le potentiel en termes de réchauffement est important, explique M. Bekki. Aujourd’hui, ces HFC représentent un faible pouvoir réchauffant, mais leur concentration augmente rapidement, actuellement de 7 % par an et, à ce rythme, leurs émissions annuelles représenteraient l’équivalent de 8,8 milliards de tonnes de dioxyde de carbone vers 2050. » Tiré du site www.lemonde.fr rubrique Planète Stéphane Foucart Journaliste au Monde

L'extrême en vidéo : la Louisiane aspirée par la Terre depuis un an

Au sud de Bâton-Rouge, capitale de la Louisiane, le paysage change de jour en jour. Au cours du mois d’août 2012, la Terre a commencé par lâcher quelques gaz, dont on pouvait apercevoir les bulles jaillir du marais de Bayou Corne. Puis peu à peu, cette étendue d’eau s’est élargie, et le sol s’est fait littéralement absorber par les entrailles de la Terre. Aujourd’hui, cet étrange phénomène continue d’aspirer le décor, la preuve en vidéo. John Boudreaux effectuait une promenade de surveillance, après avoir observé des dégazages et secousses, lorsqu'il fut témoin de cet affaissement. Cela fait maintenant plus d’un an que le sol est actif à Bayou Corne. D’abord, il y a eu des dégazages de méthane. Les autochtones pensaient qu’il s’agissait de la fuite d’un pipeline, mais le 3 août 2012, la terre s’est effondrée sur elle-même, formant un trou de près de 100 m de diamètre et de plus de 50 m de fond. Une gigantesque doline s’est formée sous un lopin de terre qui appartient à la Texas Brine Company. Le 21 août 2013, John Boudreaux, directeur du bureau local de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, se rendait sur le site, alerté par des tremblements et dégazages survenus plus tôt. La doline s’apprêtait à s’agrandir et il en fut l’un des rares témoins. Cette doline est dite d’effondrement. Elle est due à la chute du toit des cavités, résultant de la dissolution des roches salines et des gypses. Cela survient en particulier dans la zone de battement d’une nappe phréatique. Actuellement, on ne peut dire ce qui a généré la doline géante de Louisiane, mais de forts soupçons planent sur le rôle de l’exploitation industrielle du site. Bayou Corne est situé juste au-dessus du dôme salin de Napoleonville, trace de l’océan qui occupait la région avant le Jurassique. Les dômes salins sont fréquents dans la région, ils ont été extrudés sous la pression des roches qui se sont déposées durant le Jurassique, le Crétacé et le Miocène. Le dôme salin de Napoleonville est composé d'halite (en bleu sur l'image). Un dôme salin est extrudé (formé par pression) jusqu'à la surface terrestre en raison de la pression exercée par les couches rocheuses accumulées sur la couche d'halite. La légende est en espagnol : Mioceno (Miocène), Cretácico (Crétacé), Jurásico (Jurassique), arcillas y yesos (argiles et gypse), halita (halite). Le dôme salin de Napoleonville est composé d'halite (en bleu sur l'image). Un dôme salin est extrudé (formé par pression) jusqu'à la surface terrestre en raison de la pression exercée par les couches rocheuses accumulées sur la couche d'halite. La légende est en espagnol : Mioceno (Miocène), Cretácico (Crétacé), Jurásico (Jurassique), Arcillas y yesos (argiles et gypse), Halita (halite). © Heriberto Arribas Abato, Wikimedia, cc by sa 3.0 Les extractions de la saumure ont démarré en 1982. Des puits ont été creusés sur le dôme et l’on y injectait de l’eau douce pour pomper la saumure. Mais le dôme est entouré de gaz naturel et de pétrole, et lorsque le puits Oxy Geismar 3 a vu le jour, les industriels n’ont jamais réussi à atteindre les pressions escomptées dans celui-ci, si bien qu’il a fallu le reboucher. Il a été rempli de saumure et d’eau, puis cimenté en 2011. Au bout d’un moment, le bord ouest du puits s’est effondré, et de la boue et des roches ont pris place dans les espaces vacants de la cavité, et ont libéré le gaz naturel piégé. Les événements se sont enchaînés et la doline se serait ainsi formée. En août 2012, 350 personnes ont été évacuées du site. Lorsque la doline s’est formée, elle ne faisait que 100 m de diamètre, aujourd’hui plus de 100.000 m2 de terrain sont dévastés. Le trou continue de s’étendre et personne ne peut dire avec certitude quand le sol arrêtera de s’affaisser. Le site est sous haute surveillance, à chaque dégazage ou secousse sismique, les autorités sont sur le qui-vive. L’événement du 21 août 2013 est survenu après une longue période de calme à Bayou Corne, mais d’après les géologues, la doline n’a pas fini de s’agrandir. Le principal danger de l’agrandissement de cette doline réside dans le fait que le dôme salin est voisin d’une couche de pétrole et de gaz naturel. Des bulles de méthane, puissant gaz à effet de serre, remontent régulièrement à la surface. La Texas Brine Company a installé plusieurs puits, au bout desquels le méthane brûle. D’autres sont à venir, mais jusqu’à quand faudra-t-il surveiller le site ? Dans le monde entier, le nombre de dolines croît, en raison de l’activité humaine. Le pompage effréné des nappes phréatiques, l’utilisation intensive des sols ou l’érosion des couches de surface sont autant d’activités qui rendent le sol poreux et donc fragile. La Louisiane est aujourd’hui considérée comme l’exemple à ne pas suivre. --------------- Retrouvez la vidéo et le texte sur le site Futura Science -------------- http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/geologie-extreme-video-louisiane-aspiree-terre-depuis-an-49485/

Eau et Climat, Un Enjeu Majeur ! Un billet du Président d'honneur de Valeur écologie

L’objectif des négociations internationales sur le Climat est d’aboutir, lors de la Conférence des Parties (Cop 21) à Paris fin 2015, à un nouvel accord global entre l’ensemble des pays du monde, pays développés, pays émergents, pays en développement. Deux grands thèmes sont en permanence abordés. En premier la question de l’atténuation des gaz à effet de serre. En second la question de l’adaptation au changement climatique. Et au sein de l’adaptation, le secteur de l’eau est le plus concerné. Or le lien entre Eau et Climat, enjeu majeur, est rarement mis en avant. Toutefois de nombreux pays ont conscience des risques de sécheresse avec une accentuation des stress hydriques et des risques d’inondation. Mais les conséquences du changement climatique sur la qualité de l’eau sont le plus souvent occultées. Alors qu’elles peuvent être gravissimes. C’est pourquoi l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) a décidé d’organiser début 2015 une conférence sur les liens à renforcer entre les scientifiques de l’eau et les décideurs politiques sur cette question Eau-Climat. J’en préside le Comité de Pilotage et l’Académie de l’Eau en tant que telle participe aux travaux de préparation du séminaire. Serge Lepeltier _______________________________________

Vers une meilleure qualité de l'eau ?

4 priorités pour renforcer l’efficacité de la politique de l’eau Ségolène Royal a présenté, le 23 juillet, en Conseil des ministres, des mesures pour renforcer l’efficacité de la politique de l’eau et recentrer les interventions des agences de l’eau sur quatre priorités. 1- Plus de prévention pour renforcer la qualité de l’eau------------- Plusieurs initiatives ont été lancées pour améliorer la qualité des milieux aquatiques et la santé. Par exemple, 1000 captages prioritaires viennent d’être identifiés pour accélérer la reconquête de la qualité de l’eau. 2- Améliorer la gestion des milieux aquatiques--------------------- La restauration des milieux aquatiques passe à la fois par une amélioration de la gestion de la ressource en eau, la limitation de l’artificialisation des sols et la reconquête de la continuité écologique. 3- Moins de gaspillage et une meilleure gestion de l’eau------------------------- 1 milliard de m3, soit 20% du volume mis en distribution, sont perdus le long des canalisations. Pour limiter ce gaspillage, Ségolène Royal rappelle l’obligation pour les collectivités de réaliser un diagnostic de leurs réseaux et lancer les travaux.------------------------------ 4- Une politique de l’eau au service de la croissance verte------------------- L’objectif du gouvernement est d’appuyer ce secteur innovant et créateur d’emploi tout en confortant sa place de leader mondial. Retrouvez plus d'explications et de détails sur le site du Ministère de l'Ecologie... http://us8.campaign-archive2.com/?u=68b0934f6240b2790ecec9e0c&id=6d222f6582&e=76534539e9 ________________________________________

De bonnes nouvelles !

Éco-prêt à taux zéro et crédit d’impôt développement durable : quoi de neuf ? À la suite d’un décret et de deux arrêtés publiés au Journal officiel du vendredi 18 juillet 2014, l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) fait le point sur la mise en place de l’éco-conditionnalité des aides servant à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans les logements anciens. Les aides concernées par cette éco-conditionnalité sont : l’éco-prêt à taux zéro à compter du 1er septembre 2014 (France métropolitaine), le crédit d’impôt développement durable à compter du 1er janvier 2015 (France métropolitaine). Ainsi, pour bénéficier de ces aides, il sera nécessaire d’avoir recours à des entreprises disposant du signe de qualité « reconnu garant de l’environnement » (RGE). Le décret fixe les critères de qualification requis pour les entreprises réalisant les travaux. Le décret détaille par ailleurs la liste des dépenses éligibles au crédit d’impôt ou aux avances remboursables sans intérêts (chaudières à condensation, matériaux d’isolation thermique des parois vitrées, de volets isolants et de portes d’entrée, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant à l’énergie solaire...). Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) ------------------------------------------------------------------------------------------

EPANDAGE

A la demande des ministères en charge de l’agriculture et de l’écologie, l’Inra, le CNRS et Irstea ont mené une Expertise scientifique collective (ESCo) sur les effets agronomiques et environnementaux de l’épandage des matières fertilisantes d’origine résiduaire (effluents d’élevage, composts, boues…). Un colloque de restitution des résultats de l’expertise a eu lieu le 3 juillet 2014 à Paris. Si l'épandage des déjections animales est une pratique multiséculaire, ce mode de fertilisation organique a évolué avec l’intensification des systèmes et la spécialisation des exploitations et des territoires. Au cours du 20e siècle, les engrais minéraux de synthèse sont venus compléter voire supplanter la fertilisation organique, en permettant une gestion plus aisée des principaux éléments fertilisants que sont l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). Plus récemment, le réemploi en agriculture de matières provenant de diverses filières de traitement des déchets domestiques et industriels (eaux usées, ordures ménagères, effluents industriels…) s’est développé. Il répond à des enjeux d'amélioration du recyclage des déchets, de raréfaction à terme de certaines ressources (comme le phosphore) et de dégradation du taux de matière organique de certains sols cultivés. Afin de maîtriser au mieux et de réguler, si nécessaire, l'utilisation de matières fertilisantes d'origine résiduaire (Mafor), les ministères français en charge de l'agriculture et de l'écologie ont demandé à l'Inra, au CNRS et à Irstea de réaliser une Expertise scientifique collective (ESCo) sur les bénéfices agronomiques des Mafor et les impacts environnementaux de leur épandage (incluant les contaminations potentielles), en tenant compte des intérêts, contraintes et conséquences économiques et sociales de cette pratique1. Une répartition hétérogène des ressources en Mafor Aujourd’hui, l’épandage de Mafor, principalement des effluents d’élevage, concerne le quart des surfaces cultivées en France et 30% des surfaces en prairies, inégalement réparties sur le territoire. Ainsi, la concentration des Mafor sur certains territoires se traduit par l'existence de zones en surcapacité par rapport aux apports maximum en azote définis par la directive européenne Nitrates. Cette disparité territoriale de la disponibilité des Mafor est un enjeu fort, auquel peuvent répondre certains traitements qui en réduisent les volumes et en facilitent ainsi le transport. Des analyses complémentaires sont nécessaires pour appréhender les conditions d’acceptabilité sociale du transport de Mafor sur de longues distances et leur compatibilité avec les cadres juridiques actuels. Un pouvoir fertilisant variable selon l’origine La plupart des Mafor présentent la particularité de contenir les trois principaux éléments fertilisants (N, P et K) pour partie sous forme organique. Si la gestion de la fertilisation par épandage de Mafor est moins aisée que le recours aux engrais minéraux, les Mafor présentent l’avantage agronomique de constituer une voie d’apport de matière organique au sol, et la seule source renouvelable de phosphore. Les modalités d’apport des Mafor peuvent cependant être à l’origine de pertes notamment d’azote dans l’atmosphère ou les eaux, causant une diminution de la valeur fertilisante et des impacts environnementaux. Un apport d’agents biologiques pathogènes maîtrisable Les effluents d’élevage et les boues d’épuration urbaines, du fait de leur origine fécale, sont susceptibles de véhiculer des agents biologiques pathogènes, tels que bactéries, virus, parasites, et peuvent participer à la dissémination de l’antibiorésistance. A ce jour, aucune étude publiée n’établit de lien causal entre épandage de Mafor et transmission de maladie animale, les voies multiples de contamination possible rendant difficile l’appréciation de ce lien causal. Sur la base de la littérature scientifique existante, il est en outre difficile d’évaluer la contribution des Mafor à la dissémination de l’antibiorésistance des bactéries pathogènes. Même si les travaux sont rares, certains traitements permettent de diminuer fortement la prévalence des agents pathogènes dans les Mafor, sans toutefois les éliminer. Une part variable de contaminants chimiques dans les sols La majorité des contaminants (organiques ou minéraux) susceptibles d’être apportés par les Mafor le sont également par d’autres voies de contamination : retombées atmosphériques, traitements phytosanitaires, irrigation… Si les teneurs des Mafor actuellement épandues en France sont inférieures aux seuils réglementaires pour les contaminants réglementés, la lente accumulation dans les sols de contaminants difficilement dégradables pourrait, sur le long terme, conduire à une contamination des sols difficile à maitriser. En particulier, les comportements complexes et difficiles à évaluer des contaminants organiques dans les Mafor, les sols et l’environnement nécessitent que se poursuivent les recherches en cours dans ce domaine. L’optimisation de l’usage des Mafor en agriculture et leur contribution à une économie du recyclage nécessitent une bonne maîtrise des caractéristiques des matières résiduaires « primaires » et des traitements qui leur sont appliqués. De même, les outils d’aide à la décision à la disposition des agriculteurs peuvent améliorer les pratiques d’épandage et de fertilisation et leur intégration dans les systèmes de production agricoles. 1 L'évaluation des risques sanitaires potentiels associés à l'épandage de Mafor, exclue de la commande d'ESCo, nécessitera une (ou des) étude(s) complémentaire(s). _________________________________________________________

5 mesures de lutte contre la pollution

À l’occasion de la Journée internationale sans sacs plastique, cinq mesures de lutte contre la pollution, adoptées dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Segolene-Royal-accelere-la-lutte.html _____________________________________________________

Vers la fin des sacs plastiques, une excellente annonce !

Le Gouvernement souhaite mettre fin à l’utilisation de sacs plastiques non réutilisables (et à la pollution qu’ils entraînent) au 1er janvier 2016. Valeur écologie salue cette décision qui va dans le bon sens et qui met en avant le fait, qu'aujourd'hui de vraies solutions de remplacement existent et que le sac plastique n'est plus une solution unique ! -L’Assemblée des Nations unies pour l’environnement, réunie cette semaine à Nairobi, a, de nouveau, alerté sur l’ampleur des dégâts générés par le rejet de déchets plastiques dans les océans qui constituent une menace pour la vie marine, le tourisme et la pêche et sont estimés au moins à 13 milliards de dollars. Lors de l’examen du projet de loi biodiversité par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale, Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, a fait adopter la fin de l’utilisation des sacs plastiques non réutilisables à compter du 1er janvier 2016. Parallèlement, la production en France de sacs biosourcés ou compostables sera encouragée. - L'idée est de donner plus de force aux comportements responsables déjà bien ancrés dans les pratiques des consommateurs. - Les grandes surfaces ont engagé depuis des années un retrait progressif des sacs plastiques à usage unique en caisse, dont le nombre est passé de 10 milliards à 700 millions, entre 2002 à 2011. La date limite du 1er janvier 2016 permettra d’y mettre fin. - En caisse, seuls des sacs plastiques réutilisables (plus épais) ou en matière papier pourront être utilisés (à titre gratuit ou non). - Pour les produits frais (fruits et légumes, poissons, viandes etc.), cette mesure constitue une opportunité de valoriser les entreprises qui fabriquent de nouveaux sacs biodégradables et compostables, alors que 90 % des 12 milliards de sachets plastiques dits « fruits et légumes » sont importés depuis l’Asie. Sources : http://www.developpement-durable.gouv.fr/ _____________________________________________________________

ECOTAXE, dernières évolutions !

François GROSDIDIER, sénateur (UMP) de la Moselle, vice-président de la commission d’enquête sénatoriale sur l’écotaxe et Président de Valeur Ecologie !--------- Ecotaxe : la même chose en moins bien ! Comme pour la TVA sociale et le réforme territoriale, François Hollande a commencé par défaire ce que Nicolas Sarkozy avait fait, avant de le refaire en moins bien, dans l’incompréhension et la confusion. L’écotaxe est rebaptisée et limitée au tiers du kilométrage envisagé. L’essentiel est sauf, dans le respect des lois Grenelle et du contrat Ecomouv’. Mais au lieu de se reporter vers les autoroutes à péages, le rail ou le fleuve, le gros du trafic se reportera sur le réseau routier échappant au péage. Les objectifs financiers et environnementaux n’en seront plus difficiles à atteindre. Lentement mais surement, le dispositif Hollande-Royal sera contraint de revenir au dispositif Sarkozy-Borloo. Quant à la profession du transport routier, elle a un peu vite oublié qu’elle a bénéficié de la baisse de la taxe à l’essieu en compensation de l’écotaxe première version : une taxe payée par tous y compris étrangers contre une taxe payée par les seuls transporteurs français, au bénéfice de leur compétitivité. Il faut le rappeler !___________________________________________________________________________

Le SENAT s'engage fortement en faveur de l'Ecologie

Le Bureau du Sénat a adopté un document permettant d’inscrire le fonctionnement du Sénat dans une véritable démarche de développement durable qui soit à la fois globale, concertée et ambitieuse. Six objectifs ont été fixés après consultation de l'ensemble des sénateurs, de leurs collaborateurs, et des personnels : optimiser la consommation d’énergie; faciliter l’éco-mobilité; adopter une consommation éco-responsable; réduire et valoriser les déchets; favoriser la biodiversité; affirmer la responsabilité sociale du Sénat. Ces objectifs constitueront la feuille de route des différentes directions du Sénat pour les prochaines années et orienteront les investissements à venir. -------------------------------------- Retrouvez toutes les informations sur : http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/evenement/developpement_durable/index.htm ______________________________________________________________

Article De F. GROSDIDIER dans la Revue du TROMBINOSCOPE de mai 2014

Oui, l’ECOTAXE est un mécanisme nécessaire et indispensable à la France ! La France, de par sa situation géographique occupe un rôle tout particulier dans le réseau de transport Européen, c’est un atout, mais un atout qui a aussi son lot de difficultés, le transport routier de masse engendre incontestablement des nuisances. Prévue dans la Loi Grenelle de 2009 pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes empruntant les routes nationales, départementales et communales, soit plus de 15.000 kilomètres dans 65 départements, l’Ecotaxe est censée rapporter 1,1 milliard d'euros. La France a besoin d’un signal fort pour faire évoluer les comportements en faveur de modes de transports plus durables. Elle ne peut plus absorber sur ses routes, parce que l’Allemagne et la Suisse ont instauré une taxe poids lourds, un flot de camions qui ne s’acquitteraient pas d’un droit d’usage. Et le lien avec les collectivités territoriales est fort puisqu’une partie des recettes Ecotaxe leur est destinée pour l’entretien du réseau routier qu’elles gèrent. Mais ce lien précis va encore plus loin. Le triptyque Ecotaxe – Collectivités – Grands travaux est aujourd’hui porteur de plus d’une centaine de grands chantiers liés aux transports collectifs. Et la suspension de l’Ecotaxe a sur eux des effets négatifs puisqu’ils sont suspendus, une partie de l’argent récoltée devait les financer. C’est donc un coup d’arrêt fatal qui est opposé au développement des collectivités. Et avec les dernières annonces du gouvernement, ça va continuer. C’est du perdant-perdant : - Perdant pour l’écologie : réchauffement climatique avec le CO2, particules avec le diesel, pollution de l’eau avec le maintien de l’élevage intensif, souffrance animale dans les transports… - Perdant pour l’emploi : encouragement de la délocalisation au détriment des filières courtes et de l’emploi local, perdant pour la Bretagne et l’activité agroalimentaire, perdant pour la Lorraine, Ecomouv devait compenser les restructurations militaires… - Perdant pour les finances publiques : financement par les autres impôts (sur le revenu, TVA) des dépenses de l’Etat qui devaient l’être par l’Ecotaxe, idem à l’échelle des départements, indemnisation d’Ecomouv par l’Etat… Les pouvoirs publics s’y prennent mal, il est impossible aujourd’hui de tirer un trait définitif sur un tel système. En période de crise, alors que le gouvernement peine à trouver des sources d’économies, comment imaginer l’abandon définitif de l’Ecotaxe ? Comment le gouvernement pourrait justifier le versement de plusieurs centaines de millions d’euros à la société Ecomouv en dommages et intérêts, alors qu’il peine à trouver des sources d’économies. Mais quelles solutions mettre en avant ? Comment continuer à financer, comme je l’ai dit précédemment, une grande politique de travaux en liaison avec les collectivités, si l’Etat doit investir lui-même ? Et que dire des propositions émanant du Ministère de l’Ecologie. Il est impossible de mettre une vignette en place qui ne toucherait que les transporteurs étrangers. De même, pourquoi les sociétés d’autoroute accepteraient-elles de partager leurs bénéfices ? Le manque à gagner serait répercuté tôt ou tard sur le coût des péages. L’Ecotaxe est donc nécessaire, quelques aménagements envisageables, mais elle représente une chance pour nos territoires, une aide indispensable pour les collectivités. ------------------------------------------ François GROSDIDIER est Sénateur, Président de Valeur écologie et Vice-Président de la Commission d’enquête sur les modalités du montage juridique et financier et l'environnement du contrat retenu in fine pour la mise en œuvre de l'écotaxe poids lourds. _______________________________________________________________________

Mission parlementaire d'information ECOTAXE

Communiqué de presse de François GROSDIDIER Sénateur de la Moselle – Président de Valeur écologie Valeur écologie par le biais de son Président se félicite des pistes évoquées par les parlementaires de la mission d’information. C’est un retour à la raison après des propos juridiquement irréalistes, financièrement intenables, et écologiquement contre-productif. La mission confirme la pertinence de la décision prise sous la présidence de Nicolas SARKOZY, de mettre l’Ecotaxe en place. Les aménagements envisagés sont justifiés et offrent aux uns et aux autres, une porte de sortie honorable. _____________________________________________________

Loi OGM votée par le SENAT le 5 mai 2014

Dans le cadre de la proposition de loi relative à l'interdiction de la mise en culture des variétés de maïs génétiquement modifié qui a été discutée lundi 5 mai au Sénat, Valeur écologie se félicite de l’adoption du texte présenté. Après le dernier arrêt du Conseil d’Etat, il était impératif de combler le vide juridique qui perdurait. Il ne s’agit aucunement de notre part d’une opposition systématique et idéologique aux OGM, ni à la recherche, ni à l’éventuelle mise en culture d’OGM dont le bilan coûts/avantages serait positif pour la société. Or, ce n’est pas le cas aujourd’hui des OGM du type MON 810. Espérons enfin, que suite aux prochaines élections du 25 mai 2014, les institutions Européennes saisiront l’occasion de réfléchir durablement à la place des OGM dans notre société. ____________________________________________________

Bonus écologique pour les collectivités

M. François Grosdidier interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur l'exclusion des collectivités territoriales des dispositifs d'incitation financière d'acquisition des véhicules propres, thermiques faiblement consommateurs de carburants, et surtout hybrides et électriques. Des dispositifs différents existent pour compenser les surcoûts pour les particuliers ou les entreprises de leurs achats qui génèrent pour la collectivité un bénéfice environnemental, sanitaire et aussi économique du point de vue de la balance commerciale. Les collectivités territoriales sont exclues du bénéfice de ces incitations financières. Or, le surcoût est aussi fort pour elles, et aussi difficilement absorbable sans compensation, notamment pour les petites communes. Il lui demande si le Gouvernement entend appliquer aux communes, et éventuellement aux autres collectivités territoriales, le système de bonus/malus ou un autre dispositif de compensation du surcoût de l'achat de véhicules propres.------------------------Réponse de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie Texte de la réponse : Le développement des véhicules décarbonés est une priorité du Gouvernement, comme en témoigne, d'une part, le plan automobile présenté le 25 juillet 2012 proposant huit leviers d'action pour développer la filière et, d'autre part, les 34 plans industriels présentés le 12 septembre 2013, ou encore des travaux sur les bornes électriques de recharge et l'autonomie et la puissance des batterie qui incluent le développement de la voiture pour tous consommant moins de deux litres aux 100 km. Afin d'accélérer le déploiement de véhicules toujours plus respectueux de l'environnement et notamment des véhicules électriques et hybrides, le dispositif de bonus-malus a été renforcé : à compter du 1er août 2012, l'aide à l'achat des véhicules hybrides est passée de 2 000 euros à 10 % du coût d'acquisition toutes taxes comprises du véhicule (avec un minimum d'aide de 2 000 euros et un maximum d'aide de 4 000 euros), celle des véhicules électriques de 20 % à 30 % du coût d'acquisition toutes taxes comprises du véhicule, augmenté s'il y a lieu du coût des batteries si celles-ci sont prises en location, dans la limite de 7 000 euros (au lieu de 5 000 euros auparavant). L'évolution de ces aides a permis, dans un marché automobile français à la baisse, que les ventes de véhicules hybrides et électriques augmentent notablement en 2012 et 2013. La prolongation du bonus-malus a été confirmée pour 2014 avec plusieurs modifications pour assurer l'équilibrage financier du dispositif. Les dépenses de bonus seront contrôlées au travers d'un nouveau barème de bonus entré en application le 1er novembre 2013 pour privilégier les véhicules les plus vertueux et recentrer l'aide sur les véhicules présentant les meilleures performances environnementales. Le barème de malus, applicable au 1er janvier 2014, est également revalorisé. La commande publique doit être exemplaire : ce dispositif s'applique donc également aux collectivités territoriales et aux administrations de l'État. Ce dernier s'est par ailleurs engagé à ce que 25 % des voitures qu'il achète soient hybrides ou électriques, ce qui représente 1 500 exemplaires par an. ______________________________________________________________________

Avenir du maïs TC 1507

Question n° 10566 adressée à M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt transmis à M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement Publiée le : 20/02/2014 Texte de la question : M. François Grosdidier attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur le fait qu'un nouvel OGM va pouvoir être cultivé dans l'Union européenne, le maïs TC1507 du groupe américain Pioneer. Jusque-là, quatre OGM étaient autorisés à la culture dans l'Union européenne et seul le MON810 du groupe Monsanto était réellement cultivé dans de rares pays, en sachant que la France a pris la décision de l'interdire. Il souhaiterait donc savoir qu'elle va être la position du gouvernement français sur le maïs TC1507 ? La France devra-t-elle prendre une clause de sauvegarde ? Quelles bases juridiques fortes sont envisageables pour mettre de côté durablement, ce type de semences sur notre territoire ? ----------- Réponse de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement À publier le : 01/05/2014, page 1022 Texte de la réponse : Le maïs TC1507 est un maïs génétiquement modifié qui présente une résistance à des insectes ravageurs et une tolérance à l'herbicide glufosinate d'ammonium. Un projet d'autorisation de mise en culture de cet organisme génétiquement modifié (OGM) a été soumis au vote des États membres lors du conseil des affaires générales du 11 février 2014. La France a voté contre le projet de décision, notamment en raison d'incertitudes concernant les impacts environnementaux de ce maïs et de questions procédurales. Aucune majorité qualifiée n'a été réunie lors de ce vote. Dans ce cas, la réglementation européenne prévoit que la Commission européenne doit adopter la décision, puis que l'État membre rapporteur du dossier, l'Espagne, doit délivrer le consentement écrit final. Enfin, pour pouvoir être commercialisées, les variétés génétiquement modifiées doivent au préalable être inscrites au catalogue officiel des variétés. Le maïs TC 1507 ne sera donc pas cultivé pour la campagne 2014 en Europe. Conformément à l'engagement pris par le président de la République à l'occasion de la conférence environnementale de 2012, le Gouvernement reste déterminé à prendre les mesures nécessaires pour interdire la mise en culture de semences OGM afin de prévenir les risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l'apiculture. Ainsi, un nouvel arrêté a été adopté le 14 mars 2014 pour interdire la commercialisation, l'utilisation et la culture des variétés de semences de maïs MON810, seul OGM actuellement autorisé à la mise en culture au niveau européen. Par ailleurs, le Gouvernement considère que le dispositif européen actuel relatif à la mise en culture des OGM n'est pas satisfaisant. Les États membres devraient disposer d'un véritable pouvoir de décision concernant la mise en culture d'OGM sur leur territoire en prenant en compte des critères complémentaires à l'évaluation des risques pour la santé et l'environnement. La France a présenté des propositions en ce sens lors du conseil environnement du 3 mars dernier. ___________________________________________________________________________

Colloque du 5 juin 2014 : Pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs

Le 5 juin, de 14h30 à 17h30 au Sénat, Salle Monnerville 26 rue de Vaugirard, 75006 Paris Le Sénateur Joël Labbé, Le Député Germinal Peiro, Sous l’égide des Ambassadeurs du Comité de soutien des élus à l’abeille et aux apiculteurs* en partenariat avec l'Union Nationale de l’Apiculture Française et la Société Centrale d’Apiculture ont le plaisir de vous inviter à leur colloque : « Pour une agriculture respectueuse des pollinisateurs : Paroles de scientifiques et témoignages de producteurs ». Les abeilles et les insectes pollinisateurs sont en déclin. L’utilisation de pesticides et la perte de biodiversité découlant de l’intensification de l’agriculture sont de plus en plus mises en cause dans ces mortalités. Or, l’abeille joue un rôle essentiel pour l’agriculture et la biodiversité par son action de pollinisation, participant directement à la production de 84% des espèces cultivées en Europe. Le colloque, réunissant scientifiques, apiculteurs, agriculteurs et élus, sera l'occasion d'une réflexion commune sur les conséquences de certaines pratiques agricoles pour les pollinisateurs et sur la mise en place de modèles alternatifs. Plus particulièrement, ce colloque reviendra sur les dangers associés aux néonicotinoïdes pour l’abeille, comme pour l'environnement et l’Homme. Puis chercheurs et agriculteurs discuteront des systèmes qui permettent de produire autrement. De nombreuses initiatives existent déjà en France et en Europe. La parole sera donnée aux scientifiques, qui travaillent sur la mise en place d'alternatives aux néonicotinoïdes et à des acteurs qui s'engagent concrètement, sur le terrain, pour le respect des pollinisateurs. Le colloque sera suivi d'une collation avec visite du rucher du jardin du Luxembourg (après 17h30). Avant-programme ci-dessous. Le programme détaillé vous sera communiqué dans les prochaines semaines. Au plaisir de vous croiser lors de cet événement, Bien cordialement, * Laurence Abeille, Députée du Val-de-Marne, André Chassaigne, Député du Puy-de-Dôme, François Grosdidier, Sénateur de Moselle, Pierre Morel-A-L’Huissier, Député de la Lozère, François Rochebloine, Député de la Loire POUR EN SAVOIR PLUS ET VOUS INSCRIRE : http://www.joellabbe.fr/colloque-pour-agriculture-respectueuse-des-pollinisateurs/ EN SAVOIR PLUS SUR LE COMITE DE SOUTIEN DES ELUS : www.comiteelusabeille.org ---------------------------------------------------------------------------

Les dangers du Frelon Asiatique

M. François Grosdidier attire l'attention de M. le ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la prolifération du frelon asiatique et son classement dans la liste des dangers sanitaires de deuxième catégorie. Apparue il y a plusieurs années, il ne cesse de s'étendre au point de constituer une véritable menace pour la biodiversité et pour l'Homme. Classé parmi les organismes nuisibles par l'arrêté du 26 décembre 2012, sa classification n'est que de deuxième catégorie. C'est certes une avancée, toutefois, le « combat » serait plus efficace si le frelon asiatique était classé parmi les espèces nuisibles de première catégorie. Il lui demande donc quelles mesures concrètes il entend prendre pour que le frelon asiatique soit reconnu comme nuisible de première catégorie. Il souhaite également savoir ce qu'il envisage pour le financement et quelles dispositions seront mises en place par le Gouvernement afin d'engager une véritable lutte collective et structurée. ---------------------- Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt publiée dans le JO Sénat du 03/04/2014 - page 859 Les problématiques liées à l'apiculture sont appréhendées de façon coordonnée dans le cadre du programme de développement durable de l'apiculture (2013-2015). Ce plan triennal qui vise à relever le défi de la mise en place d'une filière apicole durable et compétitive, mobilisera des moyens nationaux et communautaires à hauteur de 40 millions d'euros sur trois ans. L'ambition de ce plan est de faire de la France l'un des plus grands pays apicoles de l'Union européenne alors que chaque année la France importe 25 500 tonnes de miel pour 40 000 consommées. Articulé en 17 axes et décliné en 115 actions, ce plan prend en compte à la fois la santé des abeilles et des colonies d'abeilles, le soutien à la recherche dans le domaine de l'apiculture, le développement du cheptel français, la formation et l'installation des jeunes apiculteurs, et l'organisation de la filière apicole et de la production. Plus particulièrement, le 4e axe de ce plan est dédié à la lutte contre le frelon asiatique à la fois sur les aspects normatifs et techniques. Sur le plan réglementaire, des textes ont été adoptés pour permettre aux acteurs d'intervenir sur le terrain. L'arrêté du ministère en charge de l'agriculture daté du 26 décembre 2012 classe le frelon asiatique dans la liste des dangers sanitaires de deuxième catégorie. Un autre arrêté du 22 janvier 2013 du ministère en charge de l'écologie interdit l'introduction du frelon sur le territoire national. Par ailleurs, une note de service du 10 mai 2013 de la direction générale de l'alimentation (DGAL) définit les mesures de surveillance, de prévention et de lutte permettant de limiter l'impact du frelon asiatique sur les colonies d'abeilles domestiques. Enfin, un arrêté cosigné le 21 août 2013 par le ministère en charge de l'agriculture et le ministère en charge de l'écologie, accorde une dérogation temporaire de 120 jours pour l'usage du dioxyde de soufre (SO2) pour la destruction des nids de frelon asiatique. Sur les aspects techniques, la DGAL anime un groupe de travail comprenant l'ensemble des partenaires : le muséum national d'histoire naturelle, l'institut technique de l'abeille et de la pollinisation, les syndicats et les professionnels de la filière. Le but est de suivre l'évolution de ce prédateur et d'expertiser les voies et moyens de lutte efficace : piégeage, types d'appâts, sélectivité, bilan des destructions par le SO2, périodes de capture, et de permettre la mise à jour de la réglementation. C'est ainsi que la note de service du 10 mai 2013 pourrait être actualisée courant 2014. Concernant plus spécifiquement le classement du frelon asiatique, ce dernier fait partie des dangers de 2e catégorie. En effet, ce prédateur émergeant en 2004 s'est largement installé sur une grande partie du territoire, ce statut lui confère une reconnaissance officielle et donne aux professionnels et aux collectivités locales la possibilité de faire reconnaître des programmes de lutte contre ce nuisible. Parallèlement, l'État appuie cette lutte en encourageant et en finançant des études de suivi et d'efficacité. Une éventuelle révision du statut et le passage de ce danger sanitaire en catégorie 1 pourrait être portés au conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV) lorsque seront disponibles d'une part l'avis demandé à l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) sur les dangers sanitaires menaçant l'abeille attendu dans les prochaines semaines, et d'autre part une expertise sur les méthodes de luttes efficaces à mettre en œuvre. ______________________________________________________________________

ASPAS et nouvelle réserve naturelle

L'ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) vient d'inaugurer un nouveau type de Réserves naturelles. Valeur écologie salue une telle initiative. Le Grand Barry devient le premier espace naturel de France reconnu par l’organisation internationale Rewilding Europe, qui vise à préserver la vie sauvage en Europe. Un havre de paix pour la faune et la flore est ainsi créé. Il sera désormais intéressant de voir comment un tel espace va évoluer et de comparer son évolution avec celle des autres réserves qui sont quand même nettement impactées par l'homme. Pour préserver cette nature authentique, l’ASPAS a créé un nouveau type de Réserves naturelles en France, les « Réserves de Vie Sauvage ® », label déjà reconnu au niveau européen. Dans ces lieux de liberté, la nature peut s’exprimer dans toute sa beauté explique l'Association. De nos jours, on peut chasser dans la majorité des Réserves naturelles françaises, y compris des espèces animales en mauvais état de conservation ? C’est par exemple le cas des tétras lyres dans les réserves des Hauts Plateaux du Vercors ou de la Chartreuse. Quant au Parc national des Calanques de Marseille, on peut y lâcher des « gibiers de tir » ou attraper des petits oiseaux à la glu, piège cruel et non sélectif… Et qu’en est-il de l’exploitation forestière ? Celle-ci est autorisée dans la majorité des Réserves naturelles et dans tous les Parcs nationaux ! L'Association explique avec Jacques PERRIN, parrain de l'événement, que face aux dérives imposées à nos Parcs et Réserves d’État par les lobbies de la sylviculture ou de la chasse, il fallait prendre une décision radicale pour assurer une protection réelle de la nature. La seule possible est l’acquisition foncière. C’est ce qu’a accompli l’ASPAS, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages avec son conservatoire ESPACE, puis la création de son label haut de gamme : « Réserve de Vie Sauvage ® ». Entièrement indépendante financièrement, l’ASPAS s’appuie sur des legs et sur des dons. Ses Réserves sont libérées de toute exploitation humaine. Elles sont ouvertes au public. -------------------------------------------------------------------------------- http://www.aspas-nature.org/conservatoire-de-laspas/presentation/ ---------------------------------------------------------------------------------

MON 810

L'Assemblée nationale a adopté mardi 15 avril une proposition de loi interdisant la culture du maïs transgénique en France ! Valeur écologie salue une telle initiative qui va dans le bon sens et qui permet de renforcer les dispositions prises ces derniers mois pour interdire le maïs MON 810. Valeur écologie a depuis longtemps fait remonter les risques que les OGM représentent actuellement pour l'environnement. Le "principe de précaution" doit primer. Nous saluons le courage de la députée de l'Essonne et ancienne ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet qui a indiqué "qu'elle ne s'opposerait pas à cette proposition de loi car la France n'a rien à gagner à (sa) culture". Ce texte permettra aussi d'avancer sur l'interdiction du maïs TC1507 qui pourrait être autorisé par l'Union Européenne. Nous demeurerons vigilants quant à l'étude de ce texte au Sénat, il est impératif de trouver un large consensus sur de tels dossiers. ____________________________________________________________________

ECOTAXE

Ségolène ROYAL inconséquente et irresponsable. Les déclarations de Ségolène ROYAL sur l’écotaxe sont irresponsables et inconséquentes. L’écofiscalité est la mère de toutes les réformes écologiques. La nouvelle ministre nous fait faire un bond de dix ans en arrière, avant le Grenelle. C’est l’absurde conclusion de la fermeture de GAD en Bretagne. L’élevage intensif génère des algues vertes et même plus la valeur ajoutée de la filière agro-alimentaire, si on transporter (dans des conditions inévitables de souffrance) les porcs vivants de Bretagne en Allemagne, où ils sont abattus. Leurs carcasses redescendent souvent en Italie ou en Espagne pour revenir, en charcuterie fine, dans nos hypermarchés. Du Nord au Sud, les transporteurs contournent l’Allemagne et la Suisse (où ils doivent payer l’écotaxe) pour polluer l’air et abimer les routes françaises… et, grâce à Mme Royal, ça va continuer C’est du perdant-perdant-perdant : - Perdant pour l’écologie : réchauffement climatique avec le CO2, particules avec le diesel, pollution de l’eau avec le maintien de l’élevage intensif sans même profiter de la valeur ajouté de l’agroalimentaire, souffrance animale dans les transports… - Perdant pour l’emploi : encouragement de la délocalisation au détriment des filières courtes et de l’emploi local, perdant pour la Bretagne et l’activité agroalimentaire, perdant pour la Lorraine « compensée » des restructurations militaires par Ecomouv et les douanes, - Perdant pour les finances publiques : financement par les autres impôts (IR, TVA…) des dépenses de l’Etat qui devait l’être par l’écotaxe, même chose à l’échelle des départements, indemnisation d’Ecomouv par l’Etat… Enfin, le Parlement est ridiculisé : autant cesser immédiatement les travaux de la mission d’information de l’Assemblée Nationale et de la commission d’enquête du Sénat, dont le sérieux contraste avec la légèreté de Mme Royal ! --------------------------------------------------------------
De François GROSDIDIER Président de Valeur écologie Sénateur de la Moselle Il n’y a plus d’écologistes au Gouvernement, et plus d’écologie chez les écologistes ! En refusant par principe de siéger dans le gouvernement de Manuel VALLS, alors même que le nouveau 1er Ministre lui donnait de sérieuses garanties écologiques (transition énergétique et périmètre du ministère), EELV (Europe Ecologie Les Verts) tourne le dos à l'écologie pour s'enferrer dans l'idéologie gauchiste et libertaire. C’est le triomphe de la firme et l’échec de l’écologie politique. ________________________________________________________

Prix Energies Citoyennes COFELY GDF SUEZ

Valeur écologie sera cette année encore associée au Prix Energies Citoyennes COFELY - GDF - SUEZ. Voilà le mot de présentation de François GROSDIDIER : Le Prix Energies Citoyennes est une vraie opportunité pour les Collectivités territoriales qui souhaitent faire partager leur engagement en faveur du développement durable. Membre du jury depuis la création du prix, j’ai souhaité m’engager dans cette démarche puisque je suis Sénateur, Maire de Woippy et Président de la Fédération des Maires de la Moselle. Je connais donc bien les besoins des collectivités, les efforts qu’elles entreprennent, mais également les difficultés qu’elles rencontrent. Les collectivités sont souvent propriétaires d’un vaste patrimoine immobilier qu’il faut gérer et optimiser. Comme nos concitoyens, elles sont préoccupées par leur impact écologique et par l’optimisation en termes d’isolation, de réductions de la consommation énergétique, etc. L’un des points qui m’a séduit dès le début dans ce prix, c’est le nombre important de récompenses décernées. Il est en effet souvent plus facile pour une grande collectivité qui dispose de multiples services, de déposer un dossier, et de développer de nombreux projets écologiques. Cela l’est beaucoup moins quand on regarde une petite collectivité. Et pourtant ! Au fil des éditions, on constate une vraie prise en compte des enjeux environnementaux par ces dernières. C’est cette implication qui est une force pour notre pays, les distinguer me semble primordial, nous devons les aider à continuer. Le Prix Energies Citoyennes essaye justement d’impliquer le plus de monde possible ! Récompenser les collectivités qui intègrent pleinement le développement durable, trouver des solutions nouvelles pour faire rimer développement et environnement, voilà le sens dans lequel nous devons tous nous orienter, voilà l’essence même du Prix Energies Citoyennes ! -----------------------------------------------------
A méditer ! http://www.maxisciences.com/abeille/abeille-a-quoi-ressembleraient-les-supermarches-sans-ces-pollinisateurs_art29901.html Importance des polinisateurs, voilà ce à quoi ressembleraient les étals d’un supermarché si les abeilles étaient amenées à disparaître. --------------------------------------------------------------------------------

nouveau cadre de l’UE en matière de climat et d’énergie pour 2030

Objectifs pour 2030 en matière de climat et d’énergie en faveur d'une économie de l'UE compétitive, sûre et à faibles émissions de carbone Une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % par rapport au niveau de 1990, un objectif contraignant pour l'ensemble de l'Union concernant la part des énergies renouvelables, qui est portée à au moins 27 %, de nouvelles ambitions pour les politiques en matière d’efficacité énergétique, un nouveau système de gouvernance et une série de nouveaux indicateurs pour garantir un système énergétique compétitif et sûr: tels sont les piliers du nouveau cadre de l’UE en matière de climat et d’énergie pour 2030 présenté aujourd’hui par la Commission européenne. Étayé par une analyse détaillée des prix et des coûts de l’énergie, le cadre pour 2030 permettra de garantir la sécurité juridique aux investisseurs et une approche coordonnée entre les États membres, conduisant ainsi à la mise au point de nouvelles technologies. Ce cadre vise à faire progresser l'UE de manière continue sur la voie d'une économie à faibles émissions de carbone et d'un système énergétique compétitif et sûr qui garantisse une énergie à un prix abordable pour tous les consommateurs, accroisse la sécurité de l’approvisionnement énergétique de l’Union, réduise notre dépendance à l’égard des importations d’énergie et crée de nouvelles opportunités pour la croissance et l’emploi, en tenant compte de l’incidence potentielle sur les prix à plus long terme. La communication définissant le cadre pour 2030 sera débattue au plus haut niveau, notamment au Conseil européen et au Parlement. Elle est accompagnée d’une proposition législative concernant une réserve de stabilité du marché pour le système d’échange de quotas d’émission de l’UE (SEQE de l'UE) qui devrait être opérationnelle à partir de 2021 et qui vise à améliorer l'efficacité du système. Un rapport sur les prix et les coûts de l’énergie en Europe, publié en même temps que cette communication, indique que la hausse des prix de l’énergie peut être partiellement atténuée en mettant en œuvre des politiques énergétiques et climatiques efficaces sur le plan des coûts, en créant des marchés de l’énergie compétitifs et en améliorant l'efficacité énergétique. Le président de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso, a déclaré à ce sujet: «Si la lutte contre le changement climatique revêt une importance capitale pour l'avenir de notre planète, une véritable politique européenne de l'énergie est essentielle pour notre compétitivité. Le paquet présenté aujourd'hui montre qu'agir simultanément sur les deux aspects n'est pas contradictoire, et qu'au contraire, ceux-ci se renforcent mutuellement. Il est dans l'intérêt de l'UE de créer une économie génératrice d'emplois qui soit moins dépendante de l'énergie importée en améliorant l'efficacité énergétique et en ayant davantage recours à l'énergie propre produite dans l'UE. Une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre pour 2030 constitue un objectif ambitieux et le jalon le plus efficace sur le plan des coûts sur la voie menant à une économie à faibles émissions de carbone. De plus, l'objectif consistant à porter à au moins 27 % la part des énergies renouvelables envoie un signal important: il garantit la stabilité aux investisseurs, stimule les emplois verts et soutient notre sécurité d'approvisionnement.» M. Günther Oettinger, commissaire européen chargé de l'énergie, s'est exprimé en ces termes: «Le cadre pour 2030 incarne la détermination de l'UE à progresser vers une économie compétitive à faibles émissions de carbone, vers la stabilité des investissements et vers la sécurité de l'approvisionnement énergétique. Mon objectif est de garantir que l’énergie reste abordable pour les ménages et les entreprises. Le cadre pour 2030 fixe un niveau d’ambition élevé pour la lutte contre le changement climatique, tout en tenant compte de la nécessité d'atteindre le but au moindre coût. Le marché intérieur de l’énergie sert de base à la réalisation de cet objectif et je continuerai à œuvrer en faveur de son achèvement afin d’exploiter tout son potentiel, et notamment en faveur de l’“européanisation” des politiques en matière d’énergies renouvelables.» Mme Connie Hedegaard, commissaire chargé de l'action pour le climat, a ajouté: «La Commission a prouvé à tous ceux qui prétendaient qu'elle ne présenterait aucune mesure ambitieuse aujourd'hui qu'ils avaient tort. Une réduction des émissions de 40 % est l'objectif le plus efficace sur le plan des coûts pour l’UE et elle tient compte de notre responsabilité au niveau mondial. Bien entendu, l’Europe doit continuer à mettre fortement l’accent sur les énergies renouvelables. C’est pourquoi il est important que la Commission propose aujourd’hui un objectif contraignant pour l'ensemble de l’UE. Les détails du cadre doivent maintenant être établis, mais la direction que l’Europe doit prendre a été fixée. Si toutes les autres régions du monde étaient tout aussi ambitieuses en matière de lutte contre le changement climatique, la planète se porterait beaucoup mieux.» Les éléments clés du cadre stratégique pour 2030 présenté par la Commission sont les suivants: Un objectif contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre: élément essentiel de la politique de l’UE en matière d’énergie et de climat pour 2030, l’objectif d’une réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 serait atteint uniquement par des mesures à l'échelle nationale. La réduction annuelle du «plafond» des émissions des secteurs couverts par le SEQE de l'UE serait portée de 1,74 % aujourd'hui à 2,2 % après 2020. Les émissions des secteurs non couverts par le SEQE de l'UE devraient être réduites de 30 % par rapport au niveau de 2005, et ces efforts seraient partagés équitablement entre les États membres. La Commission invite le Conseil et le Parlement européen à convenir, d'ici la fin de 2014, que l’UE devrait s’engager à réduire les émissions de 40 % au début de l’année 2015 dans le cadre des négociations internationales relatives à un nouvel accord mondial sur le climat, qui devrait être conclu à Paris à la fin de l'année 2015. Un objectif contraignant en matière d’énergies renouvelables à l’échelle de l’UE: les énergies renouvelables joueront un rôle essentiel dans la transition vers un système énergétique compétitif, sûr et durable. Fondé sur une approche davantage orientée vers le marché et offrant des conditions favorables pour les technologies émergentes, l'objectif contraignant pour l'ensemble de l'UE fixant à au moins 27 % la part des énergies renouvelables en 2030 s'accompagne d'importants avantages en ce qui concerne la balance commerciale pour les produits énergétiques, le recours à des sources d'énergie autochtones, l’emploi et la croissance. Il est nécessaire d'établir un objectif en matière d’énergies renouvelables au niveau de l’UE pour garantir la continuité des investissements dans le secteur. Toutefois, il ne serait pas traduit en objectifs nationaux par la législation de l’Union, laissant ainsi aux États membres une certaine souplesse pour transformer le système énergétique d’une manière qui soit adaptée aux préférences et aux spécificités nationales. La réalisation de l’objectif de l'UE en matière d'énergies renouvelables serait garantie par le nouveau système de gouvernance fondé sur les plans énergétiques nationaux (voir ci-dessous). Efficacité énergétique: l’amélioration de l’efficacité énergétique contribuera à tous les objectifs de la politique énergétique de l’UE et aucune transition vers un système énergétique compétitif, sûr et durable n'est possible sans cette amélioration. Le rôle de l’efficacité énergétique dans le cadre pour 2030 sera analysé de manière plus approfondie lors d’une révision de la directive sur l’efficacité énergétique, qui devrait être finalisée dans le courant de l’année. Une fois cette révision achevée, la Commission examinera la nécessité d'apporter des modifications à la directive. Les plans énergétiques nationaux des États membres devront également couvrir l’efficacité énergétique. Réforme du SEQE de l’UE: la Commission propose d’établir une réserve de stabilité du marché au début de la prochaine période d’échange de quotas d’émission du SEQE en 2021. La réserve devrait à la fois remédier au problème des excédents de quotas d'émission qui se sont constitués ces dernières années et améliorer la résilience du système aux chocs importants en adaptant automatiquement le volume de quotas à mettre aux enchères. La création de cette réserve - outre le report récemment convenu de la mise aux enchères de 900 millions de quotas jusqu'à 2019-2020 («gel de quotas») - est soutenue par un large éventail de parties prenantes. En vertu du dispositif législatif proposé aujourd'hui, la réserve fonctionnerait intégralement selon des règles prédéfinies qui ne laisseraient aucun pouvoir d’appréciation à la Commission ni aux États membres en ce qui concerne sa mise en œuvre. Une énergie compétitive, abordable et sûre: la Commission propose une série d'indicateurs clés permettant d’évaluer les progrès réalisés au fil du temps et de fournir une base factuelle qui servirait, le cas échéant, à mettre au point une réponse stratégique. Ces indicateurs ont trait par exemple aux écarts de prix de l’énergie par rapport aux principaux partenaires commerciaux, à la diversification de l’approvisionnement énergétique et au recours à des sources d’énergie autochtones, ainsi qu'à la capacité d’interconnexion entre les États membres. Grâce à ces indicateurs, les politiques garantiront à l'horizon 2030 un système énergétique compétitif et sûr qui continuera à s'appuyer sur l'intégration du marché, la diversification de l'approvisionnement, une concurrence accrue, le développement des sources d'énergie autochtones, ainsi que sur un soutien à la recherche, au développement et à l'innovation. Nouveau système de gouvernance: le cadre pour 2030 propose un nouveau cadre de gouvernance basé sur des plans nationaux pour une énergie compétitive, sûre et durable. Fondés sur les prochaines orientations de la Commission, ces plans seront établis par les États membres dans le cadre d’une approche commune, qui garantira aux investisseurs une meilleure sécurité juridique et une plus grande transparence et renforcera la cohérence, ainsi que la coordination au sein de l'UE et la surveillance. Un processus itératif entre la Commission et les États membres garantira d'une part que les plans sont suffisamment ambitieux et d'autre part qu'ils restent cohérents et conformes au fil du temps. La communication fixant le cadre pour 2030 s'accompagne d'un rapport sur les prix et les coûts de l'énergie, qui évalue les facteurs clés et compare les prix de l'UE avec ceux de ses principaux partenaires commerciaux. Les prix de l’énergie ont augmenté dans presque tous les États membres depuis 2008, essentiellement en raison des impôts et des prélèvements, mais également du fait de la hausse des coûts de réseau. La comparaison avec les partenaires internationaux met en évidence une augmentation des écarts de prix, notamment par rapport aux cours du gaz aux États-Unis – qui pourrait nuire à la compétitivité de l’Europe, en particulier pour les industries grandes consommatrices d'énergie. Néanmoins, la hausse des prix de l’énergie peut être en partie compensée par des politiques énergétiques et climatiques efficaces sur le plan des coûts, des marchés de l'énergie concurrentiels et des mesures d’amélioration de l'efficacité énergétique, telles que le recours à des produits plus économes en énergie. Il faudra peut-être que les efforts de l'industrie européenne en matière d'efficacité énergétique aillent encore plus loin, compte tenu des limites physiques, étant donné que les concurrents font la même chose et que l’industrie européenne décide d’investir à l’étranger pour se rapprocher des marchés en expansion. Ces éléments sont pris en compte dans le cadre pour 2030. Étapes suivantes Le Conseil européen devrait examiner le cadre lors de sa réunion de printemps des 20 et 21 mars. Contexte Le cadre se fonde sur les objectifs pour 2020 du paquet «climat et énergie» ainsi que sur la feuille de route de la Commission pour l'énergie à l'horizon 2050 et sur sa feuille de route vers une économie compétitive à faible intensité de carbone à l'horizon 2050. La communication sur le cadre stratégique pour 2030 fait suite au livre vert de la Commission de mars 2013, qui a lancé une vaste consultation publique pour déterminer la gamme d'objectifs en matière de climat et d'énergie pour 2030 qui serait la plus appropriée et la structure de ces objectifs qui serait la plus adéquate. Ces documents reflètent l’objectif de l’UE consistant à réduire d'ici à 2050 les émissions de gaz à effet de serre de 80 à 95 % par rapport aux niveaux de 1990, dans le cadre des efforts à déployer par les pays développés. Pour en savoir plus: Sur les aspects énergétiques du cadre: http://ec.europa.eu/energy/2030_en.htm Sur les aspects climatiques du cadre: http://ec.europa.eu/clima/policies/2030/index_en.htm ---------------------------------------------------------------------------------

UE et Gaz de schistes

Environnement: la Commission européenne préconise des principes minimaux applicables au gaz de schiste La Commission européenne a adopté ce jour une recommandation visant à garantir la mise en place de mesures appropriées en matière de protection de l'environnement et du climat en ce qui concerne la technique de fracturation hydraulique à grand volume (fracking) utilisée notamment dans l'exploitation du gaz de schiste. Cette recommandation devrait aider tous les États membres désireux de recourir à cette technique à gérer les risques environnementaux et sanitaires et à accroître la transparence à l'égard des citoyens. Elle introduit également des règles du jeu équitables pour le secteur et offre un cadre plus clair aux investisseurs. La recommandation s'accompagne d’une communication qui examine les possibilités et les problèmes associés à la fracturation hydraulique à grand volume appliquée à l’extraction des hydrocarbures. Ces deux documents s'inscrivent dans le cadre plus global d’une initiative de la Commission visant à mettre en place un cadre d'action dans les domaines du climat et de l'énergie à l'horizon 2030. M. Janez Potočnik, commissaire européen chargé de l'environnement, a déclaré à ce propos: «Le gaz de schiste suscite des espoirs dans certaines régions d'Europe, mais également des inquiétudes. La Commission répond aux demandes d’action en formulant des principes minimaux que les États membres sont invités à suivre afin de tenir compte des aspects environnementaux et sanitaires et de donner aux exploitants et aux investisseurs la prévisibilité nécessaire.» La recommandation adoptée, qui se fonde sur la législation en vigueur de l’Union européenne et qui la complète en tant que de besoin, invite en particulier les États membres: à planifier les projets et à évaluer les possibles effets cumulatifs avant de délivrer des autorisations; à évaluer rigoureusement les incidences sur l’environnement et les risques associés; à veiller à ce que l’intégrité du puits corresponde aux meilleures pratiques; à contrôler la qualité de l’eau, de l’air, des sols au niveau local avant le début des activités, afin de détecter d'éventuels changements et de parer aux risques émergents; à limiter les émissions atmosphériques, y compris les émissions de gaz à effet de serre, par le captage du gaz; à informer le public des produits chimiques utilisés dans les différents puits, et à veiller à ce que les exploitants appliquent les bonnes pratiques pendant toute la durée du projet. La Commission continuera à faciliter les échanges d'informations avec les États membres, l’industrie et les organisations de la société civile en ce qui concerne la performance environnementale des projets relatifs au gaz de schiste. Étapes suivantes Les États membres de l’Union sont invités à appliquer les principes formulés dans un délai de six mois et, à compter de décembre 2014, à informer chaque année la Commission des mesures qu’ils auront mises en place. La Commission assurera le suivi de l'application de la recommandation au moyen d'un tableau de bord accessible au public, qui permettra de comparer la situation dans les différents États membres, et elle examinera dans dix-huit mois l'efficacité de cette approche. Contexte Le gaz naturel conventionnel est piégé dans des réservoirs souterrains. Le gaz de schiste, qui est aussi un gaz naturel, diffère en ce sens qu'il est piégé dans de la roche et ne peut être libéré que par fracturation de cette dernière. L'Union européenne n'a pour l'instant qu'une expérience limitée de l'application à grande échelle et intensive de la fracturation hydraulique à grand volume. La technique consiste à injecter d’importants volumes d’eau, de sable et de substances chimiques dans un puits afin de fracturer la roche et de faciliter ainsi l’extraction du gaz. Jusqu'à présent, l'Europe s'était essentiellement intéressée à la fracturation hydraulique à faible volume, appliquée dans des réservoirs de gaz compact conventionnel et le plus souvent dans des puits verticaux, qui ne représentait qu'une petite partie des activités d'exploitation de pétrole et de gaz de l'Union européenne. Les incidences sur l’environnement et les risques associés devront être gérés correctement. Étant donné qu'il faut forer davantage de puits sur une plus grande superficie pour obtenir le même volume de gaz qu'avec des puits conventionnels, une évaluation rigoureuse et une atténuation des effets cumulés s'imposent. La majeure partie de la législation de l'Union en matière d’environnement est antérieure à la pratique de la fracturation hydraulique à grand volume. Pour cette raison, certains aspects environnementaux ne sont pas traités de manière exhaustive dans la législation actuelle de l’Union, d'où les inquiétudes du public et la nécessité d'une action au niveau de l’Union. ____________________________________________________________

Yves PACCALET et les agrocarburants

AGROCARBURANT, extrait d'un texte d'Yves PACCALET, membre de Valeur écologie. Nom par lequel il faut désigner les produits que, par confusion ou avec l’intention de tromper, on baptisait naguère « biocarburants ». Ce changement de substantif aura au moins permis aux écologistes de gagner une bataille ! Les agrocarburants participent de deux filières différentes : celle des huiles (de colza, de tournesol, de palme…), qui donnent des diesels appelés « diesters » ; et celle des alcools, où la fermentation de la cellulose et de l’amidon contenus dans la betterave, le blé, le maïs ou la canne à sucre fournissent des éthanols (dans le vocabulaire « je t’embrouille », des « bioéthanols »). Pour croître avec le rendement espéré, la matière première végétale exige une grande quantité d’énergie mécanique, d’engrais, de pesticides et d’eau. De leur côté, les gros agriculteurs travaillent à recycler les subventions qu’ils touchent au titre de la promotion des énergies renouvelables ! Outre qu’ils polluent, les agrocarburants sont crédités d’un rendement lamentable. Leurs promoteurs nous font miroiter l’apparition de produits de « deuxième » puis de « troisième génération ». Non seulement ces filières sont loin d’être opérationnelles, mais elles ne modifient pas le fond du problème : il ne sera jamais raisonnable de détourner des productions agricoles pour faire rouler des automobiles ! Dans les pays riches, cela signifierait un surcroît de pollution et une utilisation absurde de la ressource en eau. Cette dernière constitue le premier facteur limitant de ce type de « spéculation » (comme on dit encore dans les lycées agricoles). Dans les pays pauvres, ce serait un désastre. La culture massive de la canne à sucre ou du palmier à huile signifierait le glas pour les dernières forêts tropicales – du Mexique et du Brésil au Gabon, et de la Centrafrique à l’Inde, à Bornéo et à la Nouvelle-Guinée. Les agrocarburants sont les pires ennemis du jaguar, du chimpanzé ou de l’orang-outan. Ce sont surtout les pires ennemis des humains misérables. Comme les cultures d’exportation (coton, caoutchouc, café, thé, cacao…), ils prennent la place des cultures vivrières. Et chaque lopin de terre qu’on ôte à la filière alimentaire est un assassinat d’enfant. (Extrait de "Petit Dictionnaire énervé de l'écologie", aux Editions de l'Opportun.) _______________________________________________________________
Politique énergie-climat: "vers 3 objectifs dont -40% de CO2 en 2030" Le Parlement européen, à travers ses commissions parlementaires en charge de l'environnement et de l'industrie, a envoyé un signal fort à la Commission européenne en adoptant une version ambitieuse du rapport Delvaux-Szymanski relatif à la politique énergie-climat pour 2030. Sophie AUCONNIE, Député Européenne admet : « Avec ce rapport, nous demandons à la Commission européenne de voir au-delà des objectifs 3 x 20 pour 2020 : il s'agit d'améliorer et de renforcer la politique énergie-climat de l'Union européenne en définissant 3 objectifs à atteindre d'ici 2030, à savoir 40% de réduction des émissions de CO₂ par rapport au niveau de 1990, 30% d'énergie produite à partir de sources renouvelables et 40% d'efficacité énergétique. » « Cette stratégie dont va se doter l'Union européenne est clairement dans notre intérêt à tous : d'une part, elle réduira notre dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz issus de pays instables et imprévisibles et d'autre part, elle renforcera l'activité économique sur nos territoires en contribuant au développement de nouvelles technologies. Ainsi, en réduisant les émissions de CO₂, en produisant plus d'énergie renouvelable et en réduisant le gaspillage énergétique, l'objectif est clair : lutter contre le changement climatique en créant des emplois dans nos régions. » précise la Députée Européenne. La Commission européenne présentera le 22 janvier prochain sa proposition de paquet énergie-climat pour 2030. Celle-ci tiendra compte du rapport Delvaux-Szymanski et fera l'objet d'une négociation entre le Parlement européen et le Conseil des ministres de l'Union européenne avant mise en œuvre. -----------------------------------------------------------------
François GROSDIDIER, Président et tous les membres de Valeur écologie vous souhaitent à toutes et à tous, une excellent année 2014. Qu'elle soit pleine de joie, de réussite et d'accomplissements professionnels et personnels. Nous formons aussi le vœux que l'écologie devienne enfin une priorité du gouvernement et qu'une vaste réflexion sur l'avenir du développement durable en France puisse être menée! Meilleurs vœux 2014 ! -----------------------------------------------------------

Le gouvernement opterait pour les pesticides au détriment des abeilles !

Conditions d’épandage des pesticides et protection des abeilles : l’Union Nationale de l’Apiculture Française s’indigne d’un possible assouplissement des règles.

Les représentants du ministère de l’Agriculture ont récemment annoncé une révision de l’arrêté du 28 novembre 2003 encadrant la « mention abeille »[1]. Sous couvert de préciser l’arrêté, la « révision » des mesures protectrices des abeilles et des pollinisateurs vise en réalité, pour l’UNAF, à étendre largement les possibilités d’épandage des pesticides sur les cultures en fleurs durant des plages horaires actuellement interdites, pour ne laisser subsister qu’une interdiction de traiter le matin de bonne heure.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française s’indigne de cet assouplissement et demande au Ministre de confirmer qu’il entend réduire les mortalités des pollinisateurs et de renforcer les règles d’épandages des pesticides au lieu de les assouplir !

Pour rappel, l’arrêté de 2003 interdit par principe toute application d’insecticides et acaricides sur les cultures en période de floraison ou de production d’exsudats afin de protéger les abeilles. L’arrêté introduit une exception à cette interdiction, au bénéfice de produits ayant reçu la « mention abeille ». Ces derniers peuvent être utilisés pour traiter en période de floraison ou de production d’exsudats, mais « en dehors de la présence d’abeille ».

La révision avait été initialement présentée comme destinée à préciser les termes de la « mention abeille » pour en limiter les effets à une autorisation des traitements après le coucher du soleil. Or, le coordonnateur du plan de développement durable de l’apiculture pour le ministre de l’Agriculture, Monsieur Gerster, a récemment annoncé que l'objectif de cette révision est désormais de « ne pas traiter le matin de bonne heure quand les abeilles sont présentes en masse dans les champs. [2]»

Une telle évolution marquerait un retour aux dérives des années 70 et un grave recul de la protection des abeilles et des pollinisateurs par rapport au droit actuel !

Une étude Arvalis, concluant que les abeilles seraient présentes sur les cultures essentiellement le matin, justifierait cette révision. A notre connaissance, il s’agirait de la seule étude qui conclurait en ce sens et il serait essentiel, avant toute décision, de la faire expertiser par des scientifiques spécialistes du comportement des abeilles. Une telle révision serait en totale contradiction avec non seulement l’objectif de réduction des mortalités d’abeilles du plan de développement durable de l’apiculture, mais également avec les objectifs du plan Ecophyto et du plan national pour les pollinisateurs sauvages en cours de préparation.

Cette « révision » scandaleuse interviendrait alors que les dérives grossières dont fait actuellement l’objet la « mention abeille » ne sont plus tolérables. Des produits très toxiques pour les pollinisateurs bénéficient déjà de cette mention, d’une manière incompréhensible (voir encadré).

Pour l’UNAF « Au lieu d’un assouplissement de l’encadrement, c’est bien d’un renforcement du dispositif de la « mention abeille » dont la filière a besoin et d’une refonte de l’arrêté du 28 novembre 2003 »

Olivier Belval, Président de l’UNAF souligne : « Une telle modification, uniquement destinée à satisfaire aux revendications de l’agro-industrie au détriment du cheptel apicole et de la faune pollinisatrice, est totalement inacceptable. Les abeilles sont victimes en premier lieu des pesticides et si Monsieur le Ministre entend réduire les mortalités d’abeilles, il doit affermir les conditions d’épandages des pesticides, et non les assouplir. »

Mention abeille » et pesticides : des dérives déjà constatées !

Alors que l’Union Européenne vient de retirer partiellement pour deux ans trois molécules néonicotinoïdes : l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxan (substances actives à la base des préparations ; Gaucho, Cruiser, Poncho, Cheyenne, etc), le Protéus, par exemple, (utilisé notamment sur colza – plante très mellifère) à base de thiaclopride (un néonicotinoïde) et de deltamétrine (un pyréthrinoïde) bénéficie de la « mention abeille » depuis 2012.

Le Suprême 20SG (également utilisé sur le colza) à base d’acétamipride (un néonicotinoïde) bénéficie également de cette mention.

Le Fastac, à base d’alpha-cypermétrine (un pyréthrinoïde), est notamment utilisé sur les fruitiers et le colza. Il a lui aussi reçu la « mention abeille ». Pourtant, l’administration spécifie clairement que le Protéus, le Suprême 20 SG et le Fastac sont tous les trois « dangereux pour les abeilles »[3].

Ce ne sont que des exemples parmi de nombreux cas… Selon l’arrêté du 28 novembre 2003, pour bénéficier de la « mention abeille, » le produit ne doit pas présenter d’effets inacceptables pour les abeilles. Il ressort des éléments précités que l’appréciation de ces effets inacceptables est réalisée d’une manière pour le moins souple et notre analyse nous conduit à déduire qu’il est possible de déroger à cette interdiction de traitement en floraison sur simple demande…


[1]http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000799453&fastPos=1&fastReqId=1777797839&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte

[2]http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/abeilles-plan-de-developpement-l-arrete-sur-les-abeilles-en-cours-de-revision-80489.html

[3] Voir Base E-Phy

------------------------------------------------------------------------

Pêche en eaux profondes et destruction des fonds marins.

 

Valeur écologie est depuis sa création extrêmement investie dans la défense des mers et des fonds marins. On ne peut que regretter le manque de recul des autorités sur ce sujet, le peu de précautions prises pour préserver les fonds marins. Le Parlement européen vient en effet de prendre une décision qui n'en tient pas compte.

Voir ci-dessous l'excellent article de Martine VALO sur Le Monde Planète, lemonde.fr

Le chalutage et l'usage de filets maillants au fond des océans – les deux méthodes les plus destructrices de la pêche dans les grands fonds –, doivent-ils être interdits ? A cette question qui suscite d'intenses efforts de lobbying depuis des mois, les députés européens, réunis en session plénière à Strasbourg mardi 10 décembre, ont finalement répondu non à l'issue d'un vote serré. Les défenseurs des océans espéraient que les élus iraient au-delà du compromis de règlement laborieusement négocié au sein de la commission pêche du Parlement en novembre. Cela n'a pas été le cas.

Le Parlement s'est prononcé sur le principe d'une limitation de la pêche profonde à une large majorité (567 voix pour, 91 contre et 32 abstentions), mais il a rejeté le fameux premier amendement par 342 voix contre 326 : s'il avait été adopté, celui-ci aurait conduit à un bannissement pur et simple du chalutage dans les abysses. Du fait des désaccords au sein des socialistes européens, l'assemblée plénière s'en est tenue à un projet de règlement a minima de cette pratique qui racle les sols marins, endommage coraux, éponges, habitats des poissons juvéniles.

Tirer son chalut sur de nouveaux fonds ne devrait plus être autorisé à l'avenir, les grands chalutiers devront se cantonner à des grands fonds déjà exploitées. Ces nouvelles règles s'accompagneront en outre d'études destinées à cartographierles fonds les plus fragiles.

UN DOSSIER QUI S'EST ENLISÉ

Le compromis va devoir obtenir l'adhésion des ministres européens de la pêche qui vont être amenés à se prononcer à leur tour sur un dossier. Bien qu'il intéresse un large public, cleui-ci a eu tendance à s'enliser depuis que Maria Damanaki, commissaire européenne chargée de ce secteur, a proposé en juillet 2012 d'interdire le chalutage profond dans les deux ans. Précisons qu'il ne s'agissait pas de supprimer toute forme de pêche dans les abysses : l'usage de palangre – moins nocive pour l'environnement marin – n'étant pas remis en cause.

Lire : Bruxelles se bat pour interdire la pêche en eau profonde

Lundi, lors d'un débat houleux en fin de journée, le rapporteur de la résolution de la commission pêche, le socialiste grec Kriton Arsenis, avait dénoncé la mauvaise volonté des gouvernements à protéger les grands fonds. Mais dans le camp opposé, plusieurs députés bretons, espagnols et irlandais sont intervenus à la tribune pour défendre le statu quo. Leurs plaidoiries ne sont apparemment pas restées vaines.

Chalutage et filet maillant à plus de 200 mètres sous la surface – ce qui constitue la limite de la pêche profonde selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation –, représentent 1,5 % des prises dans l'Atlantique nord-est. Mais cette proportion modeste est concentrée dans quelques ports – celui de Lorient, dans le Morbihan en particulier – dont l'économie aurait été impactée. 

Parlant au nom de la pêche industrielle, le groupement professionnel Blue FishEurope a immédiatement communiqué sur ce « triomphe des pêcheurs contre les lobbys environnementalistes »  et a remercié les députés européens, pour leur« excellent travail », les deux élus de Bretagne, Isabelle Thomas et Alain Cadec en tête. La première, socialiste, se réjouit pour sa part de « la victoire de la raison », tandis que son homologue Alain Cadec, député PPE, lui fait écho en déclarant que« la raison l'a emporté ». Quant à la Scapêche, armement du groupe Intermarché et principale flottille profonde de France, elle se dit « rassurée ».

« DES POSITIONS INDÉFENDABLES »

C'est évidemment la déception qui domine à l'inverse du côté des défenseurs des océans. « C'est un jour sombre pour la vie dans les eaux profondes, déplore Matthew Gianni, au nom de la Deep Sea Conservation Coalition et de Pew Charitable Trusts. Le Parlement européen y était presque, mais il n'a pu fairepreuve d'une détermination suffisante pour éliminer le chalutage de fond qui est pourtant l'une des pratiques de pêche les plus destructrices », conclut-il. Il note que certaines mesures adoptées mardi à Strasbourg pourraient cependant permettre de « limiter les dégâts sur les écosystèmes vulnérables ».

Quant à Claire Nouvian, figure de proue des antichalutage avec son association Bloom, elle ne cache pas sa consternation. Elle parle d'un « jour historique qui célèbre la victoire du lobbying acharné des industriels et de la fabrication d’un mensonge d’Etat. Remercions en premier lieu le gouvernement de François Hollande et les socialistes du Parlement européen pour leurs positions indéfendables qui achèvent de discréditer le pouvoir en place », avec le soutien de leurs adversaires du PPE, dénonce-t-elle.

La pêche des 54 espèces définies comme profondes par la Commission européenne reste de toute façon soumise à des quotas. Les principaux poissons visés par les flottilles de professionnels dans les eaux de l'Union européenne(lingue bleue, dorade rose notamment) vont continuer à être proposés sur les étals des poissonneries. Mais peut-être un peu moins. Quoi qu'en pensent les élus, la pression du public commence à être suivie d'effet. Après Casino, le groupe Carrefour vient d'annoncer fort à propos son intention d'arrêter progressivement de vendre du sabre, du grenadier et du brosme d'ici à juin 2014. Le débat semble s'être déplacé de la scène politique à la sphère des consommateurs.

------------------------------------------------------------------------------

Tribune parue dans la revue Le Trombinoscope, novembre 2013

Santé et environnement vont de pair par François GROSDIDIER

Le 2ème Plan Cancer touche à sa fin avec des priorités comme la réduction des inégalités face au cancer ou un renforcement de la qualité et de la sécurité des soins sur l’ensemble du territoire. Évoquée dans le 1er Plan Cancer, une meilleure connaissance des impacts cancérigènes des agents polluants présents dans l’environnement, tout simplement le lien primordial santé-environnement, est pour moi l’un des éléments clé de la lutte contre le cancer.

" Farouche partisan du principe de précaution, une exigence et un intérêt doivent plus que jamais nous guider, celui de la santé publique et donc de la protection de l’environnement."

En 2004, le Professeur Dominique BELPOMME était l’initiateur de l’Appel de Paris. Il faisait clairement le lien entre l’impact que peuvent avoir sur la santé, des molécules chimiques toujours plus nombreuses ainsi que la pollution, dans la genèse de multiples pathologies, et tout particulièrement le cancer. En termes de santé publique, l’environnement représente les facteurs physiques, chimiques et microbiologiques qui agissent sur notre santé comme l’ensemble des facteurs pathogènes «externes» (substances chimiques, radiations…) par oppositions aux facteurs «internes» comme la génétique.

Le rôle de l’environnement dans l’apparition ou le déclenchement de certaines pathologies ne fait plus débat aujourd’hui ! Or, depuis les débuts de l’humanité, l’homme détruit son environnement en accélérant même le mouvement depuis l’apparition de la société de type industriel. De manière involontaire et inconsciente le plus souvent, sciemment dans certains cas.

Farouche partisan du principe de précaution, une exigence et un intérêt doivent plus que jamais nous guider, celui de la santé publique et donc de la protection de l’environnement. Le cas des pesticides est des plus instructifs. Ils sont largement étudiés et analysés avant de se retrouver dans les circuits de commercialisation. Et pourtant, nous savons qu’ils sont aujourd’hui sources d’effets nuisibles, que ce sont pour la plupart des perturbateurs endocriniens. Jean- Marie PELT dans un article expliquait que le Projet Reach [Système intégré d’enregistrement, d’évaluation, d’autorisation et de restrictions des substances chimiques] de l’Union européenne avait testé un grand nombre de molécules chimiques mises sur le marché avant 1981, sans le moindre test de toxicologie. Il ne faut pas nous étonner ensuite de constater que beaucoup de ces mêmes molécules soient considérées comme cancérogènes, ou comme suspectes de l’être.

La lutte pour que certains pesticides continuent à être utilisés a été rude, mais aussi symptomatique du fait que lorsque l’investissement financier devient plus important que la santé et l’équilibre écologique, les jours de l’homme sont en danger !

Autre exemple, les OGM. Membre de la mission d’information parlementaire sur les OGM dont le rapport fut adopté en 2005, j’ai vite compris la force des lobbys pro OGM, et ce que serait le débat parlementaire sur le projet de loi OGM (2008).

Plus récemment, les études du Professeur SERALINI autour du maïs NK 603 et du Round Up ont prêté le flanc à des attaques d’une rare dureté, sans même laisser la place à un doute suffisant pour mettre en œuvre le principe de précaution. L’entreprise de déstabilisation du professeur, le flot de critiques m’interpellent. On évoque des liens avec de graves maladies comme le cancer. Notre société devrait s’inquiéter, réagir, ce qui serait une attitude normale. Mais c’est tout le contraire qui se produit. Nous mesurons encore une fois le gouffre que les pouvoirs publics doivent combler en matière de santé et d’environnement.

Chacun d’entre nous est responsable, au quotidien, de ses actes et de ses conséquences sur l’environnement et la santé. Il serait enfin temps pour les pouvoirs publics d’avoir également des politiques cohérentes aux impératifs du développement durable.

----------------------------------------------------------------

Qui peut croire en la sincérité des socialistes et des verts, qui feignent de découvrir le contrat Ecomouv au moment où ils décident de suspendre sine die l’écotaxe ?

On peut s’étonner de l’amnésie et de la versatilité d’anciens ministres qui contrastent avec le courage et l’esprit de responsabilité de Natalie Kozciusko-Morizet sur ce dossier.

Le partenariat public-privé était connu de tous et n’avait suscité aucune polémique avant que le gouvernement ne cherche à allumer un contre-feu.

A l’évidence, il cherche à fuir sa responsabilité dans cette reculade sur l’écotaxe.

Il s’y est pourtant lui-même condamnée après dix-huit mois de hausses répétées des impôts et des charges, qui rendent insupportable toute nouvelle taxe et enlèvent toute la vertu pédagogique de l’écofiscalité.

Une fois de plus, la diversion sur des pseudo-affaires permettra d’esquiver le débat de fond : coût environnemental des transports, délocalisation et relocalisation des activités de transformation, circuits courts…

La Bretagne, région touristique par excellence, continuera à supporter la pollution de l’élevage intensif tout en perdant les activités aval à plus forte valeur ajoutée : abattage, découpe, transformation, conditionnement…

La Lorraine est aussi doublement victime :
- Elle subit les pollutions du transit routier, entre l’Europe du Nord et celle du Sud, qui évite l’Allemagne et la Suisse où existe l’écotaxe. Ces pays taxent la pollution quand la France taxe la production !
- L’Etat sera condamné à indemniser Ecomouv, même s’il cherche à s’en exonérer par le scandale soudain opportun. Mais qui indemnisera la Moselle qui devait accueillir Ecomouv en compensation des restructurations militaires ?
La suspension sine die de la taxe carbone est un échec de plus du Président de la République.

François Hollande sera parvenu, avec un gouvernement à participation écologiste, à tuer ce projet et à dilapider l’héritage du Grenelle de l’Environnement.

L’écofiscalité est, dans une économie de marché, le seul levier capable de changer massivement les plus comportements économiques et de les orienter dans un sens plus vertueux. Pour ne pas nuire à la compétitivité et, simplement, pour être accepter, elle doit s’établir à fiscalité globale constante.

Or, par les hausses incessantes et désordonnées d’impôts et de charges, déstabilisant chaque semaine davantage l’économie et l’opinion, François Hollande a réussi le tour de force de rendre inacceptable la taxe carbone qui avait recueilli, sous Nicolas Sarkozy, le consensus le plus large.

Le résultat en Bretagne est caricatural. Alors qu’il faudrait favoriser les circuits courts, on ferme les abattoirs et les ateliers de découpe, comme Gad, et on renonce à la taxe carbone. On tuera toujours plus en Pologne ou en ex-RDA d’animaux élevés en Bretagne pour les ramener dans les commerces français…

Quant à la Lorraine, elle se trouve à nouveau dans la certitude de la pollution de l’air liée au transit routier encouragé au détriment du rail et du fer, et dans l’incertitude de l’activité d’Ecomouv, devant compenser les restructurations militaires dans l’agglomération messine.
La France est devenue un bateau ivre. Ni les Bretons, ni les Lorrains, ni leurs concitoyens ne savent où l’on va faute d’un homme pour tenir la barre.

Préservez les stocks de poissons, exigez une pêche durable !

Octobre 2013

"Si vous souhaitez une pêche durable, une réduction de la capacité de la flotte et la préservation des stocks, il faut voter pour mon rapport", a indiqué le député Alain Cadec au cours d'une réunion au Parlement européen.

Le rapport d'Alain Cadec sur le Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche (FEAMP) sera soumis au vote du Parlement européen le 23 octobre. Ce rapport porte sur un budget de 6,3 milliards d'euros pour financer la mise en œuvre de la réforme de la politique commune de la pêche.

Le rapporteur qui a travaillé d'arrache-pied pour trouver des compromis équilibrés avec les autres groupes politiques a expliqué :"je propose la seule mesure de réduction de la capacité de la flotte dans toute la réforme de la PCP: c'est l'article 32.b. Les pêcheurs qui voudront bénéficier d’un soutien financier devront réduire de 40% la capacité, l'effort de pêche et la consommation d’énergie de leur navire.

Par ailleurs, l'enveloppe consacrée à cette mesure sera limitée à 10% du budget de ce fonds". "Il s'agit de garantir la baisse de la capacité de la flotte de 40% et de permettre aux pêcheurs ayant des navires de moins de 12 mètres et de plus de 35 ans, potentiellement dangereux et très consommateurs en énergie, de bénéficier, s'ils le souhaitent, de l'aide financière européenne. Qui d'autre a réussi à introduire une mesure permettant la réduction de la capacité dans cette réforme ?

Au lieu de diaboliser et de critiquer ce rapport, il vaudrait mieux que certaines ONG lisent ce que je propose: outre la baisse de la capacité, je demande davantage de soutien pour la collecte des données scientifiques et les mesures de contrôle, la mise en place de mesures de conservation, comme par exemple des périodes de repos biologique, les investissements dans des engins de pêche plus sélectifs pour éliminer les rejets.

Je demande aussi le gel complet des subventions pour les États membres qui ne réduisent pas la capacité de leur flotte ou qui ne respectent pas leurs obligations en matière de contrôle et de collecte des données. J'ai également inclus dans ce rapport un volet social ambitieux : la formation professionnelle, la sécurité à bord et le respect des législations sociales .

-----------------------------------------------

Gaz de schiste, clap de fin !

Le 11 octobre 2013

Les sages du Conseil Constitutionnel viennent de valider la loi Jacob du 13 juillet 2011, loi qui interdit la fracturation hydraulique pour exploiter les gaz de schiste.

La société texane à l’origine de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) examinée par les sages n’a pas eu gain de cause. Valeur écologie ne peut que s’en féliciter.

Le Conseil constitutionnel fait preuve de sagesse et se montre en adéquation avec la société française puisque les Français sont majoritairement opposés à la délivrance d’autorisations pour exploiter les gaz de schiste.

Valeur écologie voit dans cette validation, la suite logique d’une vraie prise de conscience écologique de notre pays, et initiée notamment par le Grenelle de l’environnement décidé par Nicolas SARKOZY.

Alors que le GIEC, il y a une semaine, faisait état de prévisions pessimistes et alarmantes quant à l’évolution de notre planète, cette décision est juste. Elle nous incite à continuer plus que jamais à intégrer la notion de développement durable dans nos actions !

--------------------------------------------------------------


Du 7 au 13 octobre 2013, Woippy fait son Festival de l'Ecologie et de la Nature.

Retrouvez via ce lien, la brochure et le programme du festival.

De nombreux exposants, animations, spectacles, conférences, concerts et expo photo sont à découvrir.

http://www.mairie-woippy.fr/version2/images/festival/2013/BROCHURE.pdf

 

 ---------------------------------------------

Le climat se réchauffe et l’influence des activités humaines a une grande part de responsabilité pour les scientifiques du GIEC

Le résumé à l'intention des décideurs fait état du pessimisme et des inquiétudes des scientifiques du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) quant à l’avenir de notre planète.

A la sortie de son précédent opus, le GIEC tablait pour 2100 sur une augmentation de la température atmosphérique globale de 1,8 degré. Et nous étions dans une option optimiste, les scénarii les plus pessimistes tablant sur une progression de la température de 4 degrés.


L’impact sur les mers serait également considérable puisque l'augmentation du niveau moyen de la mer varierait entre 18 et 59 cm d'ici la fin de ce siècle.

La part réelle de l'action humaine sur le réchauffement climatique est extrêmement probable les experts la jugeant supérieure à 95% Dans son dernier rapport, en 2007, cette certitude était de 90%. Les données s’affinent de manière alarmante !

Au-delà des traditionnelles polémiques sur l’optimisme ou le pessimisme du GIEC, Valeur écologie salue ce nouvel apport, les 3 dernières décennies ayant vu la température augmenter sans pareil depuis 1850.

Même les prévisions les plus optimistes doivent nous interpeller, peut-on laisser l’homme agir aussi légèrement avec la planète ?

Notons l’engagement du Secrétaire d'Etat américain, John Kerry, qui exhorte la communauté internationale à un sursaut de bonne volonté et à une plus grande coopération.

Alors agissons !

_____________________________________________

La faiblesse de François Hollande à la Conférence Environnementale.


L’opposition aurait tort de critiquer la Conférence Environnementale, sous un angle exclusivement productiviste, dans le déni des problèmes sanitaires et environnementaux.

Dans ce domaine comme dans les autres, François Hollande est critiquable par sa faiblesse et son incohérence.

Autant le Grenelle était un grand élan national, autant cette Conférence Environnementale parait un exercice thérapeutique interne à la majorité.

Si l’écofiscalité est le plus puissant levier pour influencer les comportements dans une économie de marché, elle perd ici en efficacité par son caractère marginal (- 2 % sur la TVA), en acceptabilité après une hausse de tous les prélèvements, et en pédagogie par la confusion des dispositifs.

Alors que l’écologie et sa soutenabilité économique, surtout dans un contexte de crise, exigent de la cohérence sur le long terme, François Hollande manœuvre en zig zag, par à-coup et « stop an go », sans aucune lisibilité.

--------------------------------------------------

Valeur écologie souhaite s'associer aux réactions positives de l'UNAF (L’Union Nationale de l’Apiculture Française) et saluer cette initiative qui devrait permettre une lutte efficace contre le Frelon asiatique... Frelon asiatique : les Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture autorisent enfin l’utilisation du SO2 !

Malgré des conditions météorologiques défavorables ce printemps, le frelon asiatique, vespa velutina arrivé en France en 2005, continue inexorablement sa progression… De nombreux départements du Sud-est et du Centre sont aujourd’hui, à leur tour, touchés : Drôme, Ile-de-France, Sarthe… L’incidence de ce grand prédateur d’insectes et en particulier de l’abeille domestique, peut s’avérer dramatique pour la survie des ruchers les plus exposés.

En l’absence d’une véritable stratégie de lutte élaborée par les pouvoirs publics au niveau national, les apiculteurs ont dû s’organiser tant bien que mal pour protéger leurs abeilles en mettant en place d’une part, des systèmes de piégeage sélectif, essentiellement au printemps qui est la période la plus propice pour lutter contre sa propagation et d’autre part, en collaboration avec les collectivités territoriales, l’organisation de la destruction des nids.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française et les 22 000 apiculteurs qu’elle représente accueillent très favorablement la décision des Ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture d’autoriser temporairement et à titre dérogatoire le dioxyde de soufre dans la lutte contre le frelon asiatique, autorisation prise sur la base d’un avis de l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) qui conclut à l’efficacité de cette substance dans la destruction des nids de frelon ainsi qu’à sa non dangerosité sur l’environnement.

Les apiculteurs attendaient avec impatience l’autorisation de l’utilisation de ce produit et s’en réjouissent. Ils regrettent toutefois que cet arrêté ne soit pas paru plus tôt en saison et craignent que l’obligation de formation conditionnant son utilisation, toute indispensable qu’elle soit, ne retarde la destruction des nids au SO2..

Richard Legrand, Apiculteur en Dordogne, spécialiste de la question du Frelon au sein de l’UNAF et auditionné par l’ANSES se félicite de cette décision : « les pratiques de lutte contre le frelon asiatique développées par les apiculteurs et l’ensemble des citoyens concernés par cette question sont enfin reconnues par les pouvoirs publics. Cette reconnaissance permet d’éviter le recours aux insecticides de synthèse qui eux présentent un fort risque de toxicité pour l’environnement du fait de leur longue rémanence».
12/09/2012

CONTACTS UNAF 
Richard LEGRAND, Membre du Conseil d’Administration de l’UNAF et spécialiste de la question du
frelon - 06 12 93 25 80
Olivier BELVAL, Président de l’UNAF - 06 20 06 50 40

---------------------------------------

L'image au service de l'écologie
Du jeudi 10 au dimanche 13 octobre, la Ville de Bourges déroulera le tapis rouge au 9e Festival International du Film Ecologique.

Entièrement gratuit et ouvert à tous, il a pour but de toucher par l’image en présentant et récompensant des films traitant de l’écologie et de débattre avec des personnalités reconnues dans ce domaine.

Le Festival International du Film Ecologique, ce sont d’abord des films. 22 films, sélectionnés parmi 200 films provenant entre autres des Etats-Unis, de Suisse ou d’Italie, sont projetés durant le festival : 10 documentaires, 4 reportages et 8 fictions. 15 d’entre eux sont en compétition officielle pour l’Arbre d’or, la récompense ultime du Festival.

Marc Jolivet, humoriste très engagé en faveur de l’écologie, a accepté d’assurer la présidence du jury de palmarès.

Le Festival International du Film Ecologique, ce sont également des rencontres et des échanges. Les Entretiens de Bourges proposent quatre débats sur des sujets d’actualité : alimentation, changement climatique, économie et écologie...

En outre, le Festival du P’tit Ecolo va sensibiliser les plus jeunes à travers des projections spécialement conçus pour le jeune public.

Le Marché bio met à l’honneur des produits biologiques locaux ainsi que des produits culturels et cosmétiques. Le Pôle apicole, grâce à sa ruche transparente, fait comprendre l’univers des abeilles, véritables sentinelles de notre environnement. Vous pourrez également découvrir une belle exposition photo sur les Pygmées. Un simulateur d’éco conduite permet de tester sa conduite et d’apprendre à conduire de manière plus respectueuse de l’environnement.

Nouveauté, une rencontre avec les réalisateurs, ouverte à tous, est organisée le samedi de 16h à 18h.

Pour les curieux et retardataires, l’Espace médias propose de voir ou revoir des films présentés durant le festival, à la demande.

Quelques chiffres

22 films en compétition officielle sont projetés en Haute Définition
16h de projections
10 documentaires
4 reportages
8 fictions
6 prix
15 films en compétition pour l’Arbre d’or
200 films reçus
Des films de sociétés de production du Brésil, Grande Bretagne, Etats-Unis, Hongrie, Japon, Monténégro…

Infos: http://www.festival-film-bourges.fr/

----------------------------------------------------------

GREEN BUSINESS - Une excellente émission sur BFM BUSINESS qui met en avant le monde du développement durable.



Le 7 septembre, Marie-Claire DAVEU, directrice du développement durable chez Kering (ex PPR) et Cofondatrice de Valeur écologie était l'invitée  de Nathalie Croisé dans l’émission Green Business. Avec d'autres intervenants, elles sont revenues  sur l’hydro-électricité et le developpement durable, sur BFM Business.

Tous les dimanches, Green Business, présenté par Nathalie Croisé, met en avant les démarches de patrons précurseurs, d'entrepreneurs innovants mais aussi et simplement de chefs d'entreprise de plus en plus conscients de leur impact sur l'environnement.

Pour ne rien manquer des émissions, retrouvez les vidéos sur : http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/

------------------------------------------------------------

Une influence de plus en plus inquiétante et un prix détourné de son objectif originel : Monsanto reçoit le “prix nobel” de l’agriculture pour ses recherches sur les OGM.

A lire, un excellent article sur http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/7986/monsanto-recoit-prix-nobel-de-lagriculture-ses-recherches-ogm

Cette année, le célèbre prix World Food Prize (prix mondial de l’alimentation) a été décerné à un scientifique de Monsanto, pour ses recherches sur les OGM. La biotechnologie végétale aurait permis de lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde, en plus d'être une mode de culture durable. Ironique ? Hélas, non.

Voilà une histoire qui va en irriter certains. Le prix mondial de l’alimentation, souvent comparé à un prix nobel pour la nourriture ou l’agriculture, a été décerné cette année à trois scientifiques cadres dans des entreprises chimiques, dont Robert Fraley, vice-président de Monsanto.

Le prix en question est décerné à des individus ou des organisations qui aident à réduire la faim dans le monde et apporte un effet positif et durable sur la nutrition. Ces trois scientifiques ont reçu le prix en raison de leur développement de la biotechnologie végétale moderne pour soutenir (parait-il) la sécurité alimentaire et une agriculture durable.

Robert Fraley partage le prix World Food Prize avec deux autres chimistes, avec lesquels il a mis au point, puis commercialement lancé, une méthode permettant d’implanter des gènes extérieurs dans une plante : les OGM. Pour un prix qui prétend honorer les hommes qui contribuent à une alimentation à la fois plus nutritive et durable dans le monde, l’objectif est raté sur les deux points. Explications...

Premièrement, les OGM ne créent, en aucun cas, un approvisionnement alimentaire plus nutritif ou durable. Vingt ans après la commercialisation de la première semence OGM aux États-Unis, presque tous sont limités à seulement deux types. Soit ils ont été développés pour résister à un herbicide spécifique, ou modifiés pour lutter contre les insectes. Bien que ces cultures se soient révélées rentables pour les entreprises qui les produisent, elles ont été coûteuses pour les agriculteurs qui les utilisent. Pour un grand nombre de ces agriculteurs, cette technologie aggrave la dépendance sur les semences achetées, les engrais et les produits chimiques. C’est un cercle sans fin.

Deuxièmement, en termes de durabilité, les OGM ne font rien pour réduire la dépendance du secteur agricole face aux combustibles fossiles, aux minéraux extraits et à l’eau. L’ensemble de ces ressources naturelles deviennent moins accessibles à mesure qu'elles deviennent plus rares.

Bien que les ingénieurs du génie génétique continuent à affirmer le potentiel nutritif et écologique des OGM, les experts restent dans le doute et soulignent les résultats positifs des méthodes d’agro-écologie et d’agriculture biologique. Ces dernières sont plus efficaces lors de situations dites “extrêmes”, en plus d’être moins énergivores et moins émettrices de gaz à effet de serre.

D’une manière générale, les grandes institutions mondiales (comme les Nations Unies, l’Organisation Mondiale de la Santé, la Banque Mondiale, etc) et de nombreux corps scientifiques mettent régulièrement en avant les qualités principales des cultures biologiques. Le bio fournit des aliments de meilleure qualité nutritionnelle, améliore la santé des sols, favorise la biodiversité et rend aux agriculteurs leur indépendance économique.

En raison du modèle éconimique de Monsanto, qui consiste à revendre de nouvelles semences chaque année, les agriculteurs ne peuvent pas réutiliser les semences précédentes. Cela signifie qu'ils doivent acheter de nouvelles graines tous les ans, une pratique qui a rendu l'agriculture durable plus difficile qu'elle ne l'était dans le passé. Cette biotechnologie a augmenté la dépendance sur les semences coûteuses, les produits chimiques et les engrais. Ces produits sont d'un coût prohibitif pour les agriculteurs, en particulier ceux des pays en développement. Les OGM ne luttent donc pas contre la pauvreté dans le monde.

Créé par Norman Borlaug, leader de la révolution verte et lauréat du prix Nobel de la paix en 1970 pour ses travaux sur l'agriculture, le Prix Mondial de l'Alimentation a été pensé pour les particuliers ou les organisations qui s'efforcent d'éliminer la pauvreté et la faim dans le monde. Les précédents lauréats ont accompli un travail remarquable qui a aidé d'innombrables personnes dans le monde entier, mais le prix de cette année est une parodie et rappel l’influence de Monsanto, et plus généralement du système de l’argent.


Rédaction : Mathieu Doutreligne
Source : vcstar - dailyiowan - grist

--------------------------------------------------------------------

Valeur écologie a souhaité reprendre et mettre en avant cet excellent article des Echos.fr qui fait une synthèse des études du Commissariat général au développement durable. Les conclusions sont alarmantes. Après, il y a quelques semaines, de nombreuses eaux en bouteilles contaminées par divers produits dont des pesticides, ce sont les cours d'eau français qui sont désormais largement touchés par les pesticides.

Le combat pour une règlementation Européenne que nous menons depuis longtemps trouve ici une nouvelle justification. Le cas des pesticides doit enfin faire l'objet d'accords concrets et convergents.

93% des cours d’eau français contaminés par les pesticides. Pour le Commissariat général au Développement durable, la contamination par les pesticides est « quasi généralisée ». Dans 35 % des cas, l’eau est même jugée « impropre à la consommation humaine ».

La contamination par les pesticides des cours d’eau en France est « quasi généralisée », les grandes régions agricoles ou viticoles du bassin parisien, du nord et du sud-ouest étant les plus touchées, indique le Commissariat général au Développement durable. « La contamination des cours d’eau est quasi-généralisée en France, essentiellement par les herbicides en métropole et des insecticides en Outre-mer », écrit le Commissariat dans une note « indicateurs et indices » datée du 22 juillet et consultable sur le site du ministère de l’Ecologie .

Les zones les plus touchées sont les grandes régions céréalières, maraîchères ou viticoles que sont le nord de la France, le Bassin parisien, le Sud-Ouest, l’amont du Rhône et la Martinique. « Seuls 7% des points en sont exempts. Ils sont majoritairement situés dans des régions peu agricoles ou à agriculture peu intensives », soit le quart sud-est de la France et l’Auvergne, écrit le Commissariat.

En 2011, sur les 176 secteurs hydrographiques (découpage géographique par bassins versants des rivières) surveillés en France métropolitaine, 63 présentaient une concentration moyenne annuelle supérieure à 0,5 microgramme par litre, soit le seuil au-delà duquel l’eau est jugée « impropre à la consommation humaine ». En Outre-mer, sept secteurs sur 12 dépassaient ce seuil.

 
Plus de 20 pesticides différents
Dans les zones de grandes cultures comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat.

Les nappes souterraines semblent, elles, moins contaminées que les cours d’eau, et en 2011, quatre de l’ensemble des 176 aquifères surveillés présentaient une concentration totale supérieure à 0,5 microgrammes, notamment la nappe de Beauce (région parisienne) ou dans le Vaucluse.

En dehors des nappes sous couverture argileuse ou de montagne qui sont les plus préservées, « le reste du territoire montre une contamination généralisée des nappes, même si elle reste majoritairement faible avec des concentrations inférieures à 0,1 microgramme par litre », écrit le Commissariat général au Développement durable. La situation est bien moins bonne en Outre-mer et notamment en Martinique où 70% des nappes dépassaient le seuil de 0,5 microgramme.


Source AFP / Les Echos.fr

---------------------------------------------------------------------

François GROSDIDIER, Ambassadeur de l'UNAF (Union Nationale de l'Apiculture Française) pour la cause des abeilles se félicite de cette accord européen et souligne que la vigilance doit être permanente pour stopper définitivement les "agressions" contre les abeilles.

Vous trouverez, ci-dessous, un communiqué de l'UNAF.

Fipronil : les Etats membres s’accordent pour une restriction de son utilisation

10 ans après la suspension du Régent en France, l’Union Nationale de l’Apiculture Française accueille favorablement cette décision mais demande d’aller plus loin, vers une interdiction de tout traitement insecticide préventif.

Le 16 juillet, les Etats membres de l’Union européenne se sont accordés pour une suspension partielle de l’utilisation du fipronil, insecticide de la famille des phénylpyrasoles. Comme pour les 3 néonicotinoïdes[1], l’Union européenne reconnait enfin que le fipronil met en péril les pollinisateurs.

Cette décision intervient à la suite d’un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) du 27 mai 2013 mettant en évidence un risque aigu élevé pour les abeilles.

En France, dès 1995 et pendant 10 ans, le fipronil a été utilisé dans le pesticide Régent (BASF) pour l’enrobage des semences de maïs et de tournesol. A la suite de mortalités alarmantes chez les abeilles et de deux avis de la Commission d’étude de la toxicité faisant état de « préoccupations majeures pour l'environnement et les espèces sauvages (organismes aquatiques, abeilles, oiseaux et mammifères sauvages) », son utilisation a été suspendue en 2004, puis en 2005 et n’a pas été réautorisée depuis. Mais en Espagne, au Pays-Bas et dans plusieurs pays de l’Europe de l’est[2], son utilisation restait possible sur le tournesol ou le maïs notamment.

Pour Olivier Belval, Président de l’UNAF, Vice-Président de l’European Professional Beekeepers Association et membre de la Coordination Apicole Européenne, « c’est une bonne nouvelle, mais il faut aller encore plus loin. Le fipronil, tout comme les néonicotinoïdes, est très persistant dans le sol et une restriction de son utilisation, pour deux ans seulement, n’aura qu’un effet limité sur la santé des pollinisateurs. Les traitements préventifs sont des mauvaises pratiques agricoles à bannir.»

Pour info
Avis de l’Autorité européenne : http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajournal/pub/3158.htm

Suspension du fipronil en 2005 : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000631685&fastPos=1&fastReqId=551637641&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

----------------------------------------------------------------------------



Réglementation européenne sur les allergènes dans les parfums :

Françoise GROSSETETE, membre du Comité Directeur de Valeur écologie et son collègue Gaston FRANCO se mobilisent à nouveau aux côtés des parfumeurs des Alpes-Maritimes.

Suite à un avis du Comité scientifique européen de sécurité des consommateurs (CSSC), publié en juillet 2012, la Commission européenne a récemment publié ses propositions de mesures visant à renforcer la protection des consommateurs contre les effets négatifs potentiels provoqués par les allergènes de parfumerie. Une consultation auprès des Etats membres s'ouvre aujourd'hui avec une adoption prévue du texte en septembre 2013.

"Nous nous sommes alarmés très tôt des risques potentiels d'une transposition de l'avis scientifique du CSSC sur les 12 allergènes considérés comme substances préoccupantes dans les parfums. Un changement inapproprié du règlement sur les cosmétiques aurait eu un impact économique dévastateur non seulement pour toute l’industrie de la parfumerie et ses utilisateurs en aval, mais aussi pour le secteur agricole et les petites exploitations produisant les matières premières dans le Sud-est de la France notamment. Nous nous félicitons donc que la Commission ait opté pour une approche réaliste et proportionnée " ont déclaré Gaston FRANCO et Françoise GROSSETETE.

"Si l'avis du CSSC avait été appliqué à la lettre, l'utilisation des produits naturels comme la Lavande, le Jasmin, la Rose et l'Ylang Ylang aurait disparu, mettant en danger l'existence même de plusieurs familles olfactives et certains parfums renommés en particulier. Une véritable aberration !" "Même si la position de la Commission européenne va dans le bon sens en évitant l'interdiction de ces substances, nous venons de l'alerter par le biais d'une question parlementaire sur la nécessité de donner un délai raisonnable à l'industrie pour se mettre aux normes.

En outre, il nous apparaît essentiel que les efforts demandés aux industriels européens soient contrebalancés par des efforts identiques au niveau mondial afin de garantir une concurrence loyale pour nos entreprises." ont conclu les deux députés européens.

07/2013

----------------------------------------------------

Limogeage de Madame Delphine BATHO, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.

En un an, Philippe MARTIN devient le 3ème Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, la crise de confiance est bien là !

Valeur écologie ne peut que s’inquiéter du limogeage de Delphine BATHO, tant sur la forme agressive que dans le peu d’intérêt qui est au final réservé à l’Ecologie par le Président de la République.

Inélégant et brutal, l’Histoire retiendra que cet « exemple » est facile, et que d’autres Ministres, Arnaud MONTEBOURG ou Manuel VALLS, beaucoup plus critiques à l’adresse du Gouvernement, sont toujours en place. Il y a bien deux poids, deux mesures et c’est l’écologie qui trinque !

Plus que cette éviction, la baisse de 7% du budget du ministère est un coup dur. Engagement environnemental irréprochable, transition énergétique … ne sont pas des variables d’ajustement !

Le Gouvernement ne convainc pas, ce ne sont pas les 2 ministres EELV qui pourront faire oublier que ces dernières années, l’Ecologie n’a réellement pu progresser qu’avec la majorité de droite. La Charte de l’Environnement ou le Grenelle initié par Nicolas SARKOZY en sont des exemples forts.

Et la vigilance doit demeurer. Le Gouvernement AYRAULT depuis son arrivée n’a de cesse de brouiller les cartes et d’envoyer de mauvais signaux sur les grands dossiers environnementaux. La question des gaz de schistes l’illustre bien.

------------------------------------------------------------------

Au SENAT

A l'initiative de l'UNAF (Union Nationale des Apiculteurs Français),

Un Petit-déjeuner presse a été organisé pour :

Le lancement du Comité des élus en faveur des abeilles et de l'apiculture

François Rochebloine, Député de la Loire; André Chassaigne, Député

du Puy-de-Dôme; Chantal Jouanno, Sénateur de Paris; - Joël Labbé,

Sénateur du Morbihan; Laurence Abeille, Député du Val-de-Marne;

Pierre Morel-A-L’Huissier, Député de Lozère; Germinal Peiro,

Député de la Dordogne; François Grosdidier, Sénateur de Moselle;

Alain Fauconnier, Sénateur de l’Aveyron ...

sont désormais les Ambassadeurs officiels de la cause des abeilles.

Pourquoi ce comité ?

Depuis le milieu des années 90, les apiculteurs constatent dans leurs ruches des

dysfonctionnements, des mortalités accrues et des disparitions de colonies. La production

s’effondre et le maintien et la reconstitution des cheptels constituent la préoccupation

majeure de la filière. Si plusieurs hypothèses ont cours pour expliquer ces phénomènes

comme les maladies, le changement climatique, la malnutrition des abeilles ou les ondes

électromagnétiques, les apiculteurs comme de plus en plus de scientifiques à travers

le monde, ont la certitude que l’abeille est, de manière prépondérante, fragilisée par

 l’utilisation de pesticides nocifs pour les pollinisateurs et par la perte de biodiversité

découlant de l’intensification de l’agriculture.

Or, l’abeille joue un rôle essentiel pour l’agriculture et la biodiversité par son action de

pollinisation.

Selon une étude de l’INRA de 2008, l’activité pollinisatrice des insectes est déterminante

car les insectes pollinisateurs et l’abeille en particulier engendrent 35% de nos ressources

alimentaires… le chiffre d’affaire ainsi induit est estimée à 153 milliards d’euros par an dans

le monde et en France, à 3 milliards d’euros.

C’est donc aujourd’hui une priorité de protéger l’abeille.

Certaines thématiques sont essentielles pour enfin protéger les abeilles et l’activité apicole.

Il s’agit notamment :
Des pesticides;

Des OGM;

Des orientations agronomiques;

De la protection sanitaire des abeilles;

Et plus généralement, de la place de l’environnement dans la prise de décision publique.

L’abeille dépend de la qualité de son environnement, notamment agricole. Les pouvoirs publics doivent prendre des mesures concrètes et ambitieuses en faveur de modes de productions biologiques ou plus respectueux de l’abeille et de l’environnement. Cette revendication de fond sert de socle à l’ensemble de nos propositions.



Charte

L’Abeille, actrice majeure de l’environnement et de l’agriculture.

Aujourd’hui, en France et dans le monde, l’abeille et la filière apicole sont gravement menacées.

Plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles, qui jouent un rôle prépondérant de pollinisateurs. Ainsi, près de 20 000 espèces végétales menacées sont encore sauvegardées grâce à l’action pollinisatrice des abeilles. 35 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux, etc…) dépendent exclusivement de l’action fécondatrice des abeilles.

Par ailleurs, l’apiculture en France représente 117 millions d’euros de chiffre d’affaires, près de 100 000 emplois concernés et environ 3 milliards d’euros engendrés par l’action pollinisatrice des abeilles. Cette activité contribue largement à l’amélioration des rendements de nombreuses productions agricoles.

Pourtant, aujourd’hui, après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l’environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées et particulièrement à l’emploi abusif de produits phytosanitaires.

En France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité. De 1995 à 2005, la production nationale a chuté de 30 % et les importations ont triplé.

Nous, élu(e)s, nous engageons à :

1- Soutenir l’action de l’UNAF et des associations de protection de l’environnement auprès des pouvoirs publics et notamment auprès des ministres de l’Agriculture et de l’Écologie pour obtenir une véritable protection des abeilles et des pollinisateurs,

2- Exiger une stricte application du Règlement européen 1107/2009 en matière d’homologation des produits phytosanitaires,

3- Favoriser une agriculture réellement respectueuse de l’environnement,

4- Ne pas utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les espaces verts de notre collectivité,

5- Ne pas favoriser la mise en culture de plantes génétiquement modifiées,

6- Favoriser l’implantation et la mise en culture de végétaux à vocation polliniféres et nectarifère,

7- Favoriser l’information en direction des agriculteurs notamment sur le rôle essentiel de l’abeille et les usages de précaution,

8- Favoriser la connaissance de l’abeille en tant que sentinelle de l’environnement et de l’apiculture au niveau national et européen.

Nous, élu(e)s, soutenons la filière Apicole pour sauvegarder l’abeille dans l’intérêt des générations futures.

 

_________________________________________________

L'appel de Paris pour la haute mer

www.lahautemer.org

Découvrez un site passionant et engagez-vous pour la Mer.

 Au-delà de l’horizon, là où ne règne plus aucun Etat, s’étend la Haute Mer. Cette large moitié de la planète nous est plus inconnue que la surface de la lune. Pourtant, nous ne vivrions pas sans elle. Elle nous nourrit, nous fournit la moitié de notre oxygène, équilibre notre climat, séquestre la majeure partie de nos émissions de gaz à effet de serre, permet la quasi-totalité des échanges de marchandises. Elle inspire nos poètes et fait rêver nos enfants. S’il appartenait à une seule nation, un tel trésor serait chéri. Mais la Haute Mer n’appartient à personne, elle doit être gérée dans l’intérêt général, comme un «bien commun de l’humanité ». Un statut partiellement acquis en 1982 à Montego Bay, en Jamaïque, qui définit un cadre, des règles et une autorité pour l’exploitation des sol et sous-sols marin, mais pas pour la colonne d’eau. Avec la Convention du droit de la mer, les Nations Unies ont franchi une étape essentielle, nécessaire, vers une gouvernance apaisée de la mer. Mais, on le constate 30 ans plus tard, une étape insuffisante tant la protection est inachevée pour préserver un joyau, dont on découvre chaque jour un peu plus les richesses. Aujourd’hui, la Haute Mer est en partie devenue un lieu de non droit, livré au pillage des ressources jusque dans ses intimes profondeurs, aux pollutions généralisées jusque dans ses mers les plus lointaines, et aux trafics. L’immensité se meurt, la vie s’y étiole, l’urgence est à nos portes, avant que ne vienne le prix de l’indifférence. Il y a pourtant un espoir : partout la société civile se mobilise et avec elle des nations. Des solutions existent. Rendez-vous a été pris pour que dès 2013, au plus tard à l’automne 2014, l’Assemblée Générale des Nations Unies lance dans le cadre de la Convention sur le Droit de la mer les négociations permettant l’avènement d’un instrument international de protection de la biodiversité en Haute Mer. Mais des réticences existent, les freins mobilisent. Conscients que, seule une gouvernance internationale partagée, transparente, démocratique permettra de sauvegarder et de gérer durablement les richesses de ce bien commun unique, Nous, signataires de l’Appel de Paris pour la Haute Mer :

- Nous engageons à mobiliser toutes les forces vives de la société civile, pour pousser nos gouvernements, partenaires économiques et réseaux à obtenir un accord ambitieux à l’Assemblée Générale des Nations-Unies de 2014 ;

- Demandons qu’un mandat clair soit donné par l’Assemblée Générale des Nations Unies, pour que les négociations portent à la fois : sur la préservation des écosystèmes en Haute Mer, l’accès et le partage des bénéfices liés à l’exploitation des ressources génétiques marines, les aires marines protégées, les évaluations d’impact sur l’environnement, l’appui à la recherche et le transfert de technologies marines ;

- Proposons que l’Autorité Internationale des Fonds Marins soit partie prenante à la gestion des ressources de la Haute Mer, en particulier les ressources génétiques marines (en lui donnant les moyens d’exercer opérationnellement ses missions) ;

- Rappelons le respect des objectifs de couvrir avant 2020, 10% des océans par les aires marines protégées, établis à Nagoya en 2010 dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique ;

- Souhaitons que la société civile soit pleinement associée aux processus internationaux concernant l’utilisation et la gouvernance de la Haute Mer.

Par ces résolutions, nous affirmons que la Haute Mer n’est pas seulement l’affaire des spécialistes et professionnels, mais qu’elle est au coeur de la survie de l’humanité et concerne chacun d’entre nous. Avec gravité, confiance et détermination, nous pensons qu’elle est le lieu évident d’une co-construction pacifique et exemplaire des Etats, qui doivent proposer aux générations futures une « économie bleue » innovante, basée sur le respect des écosystèmes et des droits humains. Refonder le rapport des hommes à la Haute Mer est essentiel pour contribuer au développement humain, ainsi qu’à la résilience de la planète et de son climat. C’est une urgente et ardente ambition.

APPEL DE PARIS POUR LA HAUTE MER

Conférence internationale jeudi 11 avril 2013 au Conseil Économique Social et Environnemental - CESE - Paris

De l’océan vient la vie, c’est un océan vivant que nous voulons léguer à nos enfants.

 

---------------------------------------------------------------------------------

Le Sénat a adopté la Proposition de loi de Bruno RETAILLEAU, Sénateur de la Vendée pour inscrire le Préjudice écologique dans notre Code civil.

C'est une avancée historique ! Le texte a été adopté à l'unanimité dépassant ainsi le strict cadre partisan et montrant clairement que l'écologie est bien un sujet qui nous concerne tous. C'est un signe fort qui a été envoyé par les Sénateurs Français.

François GROSDIDIER était l'un des intervenants sur le texte, retrouvez ci-dessous son discours et le lien qui reprend les interventions de Bruno RETAILLEAU et de la Garde des sceaux, Christine TAUBIRA...

Lien ci-dessous vers le texte complet des débats et l'excellente intervention de Christiane TAUBIRA.

http://www.senat.fr/seances/s201305/s20130516/s20130516001.html#par_19

 

Extraits : Cette proposition de loi vise à inscrire la notion de préjudice écologique dans le code civil.

Président de la collectivité vendéenne, Bruno Retailleau connaît mieux que personne le préjudice causé par la catastrophe de l'Erika, qui ne fut qu'une étape dans une série noire allant de l'Amoco Cadiz au Prestige.

Certes, cette affaire emblématique de l'Erika a donné lieu à une jurisprudence innovante, la Cour de cassation consacrant la notion de préjudice écologique.

Le 25 septembre 2012, elle a jugé Total civilement responsable de la catastrophe, confirmant ainsi les indemnités déjà versées par le pétrolier, et le condamnant à « réparer les conséquences du dommage solidairement avec ses coprévenus d'ores et déjà condamnés », sans oublier les dommages et intérêts.

Malgré cette avancée, la France est encore loin du compte.

D'abord, si l'on compare la condamnation pécuniaire de Total dans l'affaire de l'Erika à celle qui a été prononcée l'encontre d'Exxon Mobil dans une autre affaire célèbre aux États-Unis, on constate qu'une marée noire coûte infiniment plus cher à son responsable de l'autre côté de l'Atlantique.

En 1994, à l'issue d'un procès historique, un jury fédéral condamna Exxon Mobil. En plus des centaines de millions de dollars déjà déboursés pour nettoyer les sites et indemniser les professionnels de la mer, Exxon a dû verser plus de 5 milliards de dollars de dommages dits « punitifs », soit l'équivalent, à l'époque, d'une année de bénéfices du groupe pétrolier.

D'ailleurs, l'affaire de l'Exxon Valdez a marqué un coup d'arrêt net, même s'il faut « toucher du bois », aux catastrophes provoquées par les tankers transportant du fioul lourd.

En France, à la suite des plus importantes marées noires, jamais de telles indemnités n'ont été prononcées par des juridictions ni même réclamées. En effet, pour l'affaire de l'Erika, la somme demandée était de l'ordre de 1 milliard d'euros et Total a finalement été condamné à payer moins de 200 millions d'euros, amende et dommages et intérêts confondus, soit moins d'une semaine de bénéfices du groupe.

D'un côté, 5 milliards de dollars ; de l'autre, 200 millions d'euros !

Dans notre économie mixte française, le bénéfice est privatisé, mais le risque et la réparation du préjudice sont trop souvent socialisés, mutualisés, payés par le contribuable.

M. Bruno Retailleau. Tout à fait !

C'est particulièrement vrai en matière sanitaire et environnementale.

M. André Gattolin. Exactement !

La liberté plus grande dont jouissent, outre-Atlantique, les agents économiques est peut-être critiquable et souvent critiquée, mais au moins, là-bas, la liberté a pour corollaire la responsabilité. (M. André Gattolin opine.)

En France, on oublie trop souvent la responsabilité. (M. André Gattolin opine de nouveau.)

La réparation est insuffisante, mais, la plupart du temps, elle est inexistante pour des préjudices certes moins spectaculaires que des marées noires, mais dont l'addition peut pourtant s'avérer bien plus dommageable à l'environnement et à la santé humaine. Certains collègues, qui ont notamment évoqué les pesticides perturbateurs endocriniens, ont cité quelques exemples.

Elle apparaît surtout insuffisante, car, n'étant pas inscrite dans la loi, elle n'est pas systématique.

Bien sûr, l'article 4 de la Charte de l'environnement pose, dans la Constitution, le principe pollueur-payeur, mais il renvoie à la loi les conditions de son application.

Le Grenelle de l'environnement, lancé par Nicolas Sarkozy, a lui aussi permis aux uns et aux autres d'évoluer sur la compréhension de ces catastrophes, la nécessité d'avoir une réponse juridique forte, une vision tournée vers l'avenir en sécurisant ce qui a été élaboré ces dernières années et en lui donnant de la matière.

Nous avons aussi adopté la loi du 1er août 2008, laquelle est, honnêtement, une transposition plutôt a minima d'une directive européenne, de façon limitative et non exhaustive.

Il y a surtout la jurisprudence, notamment cet arrêt Erika de la Cour de cassation, mais celle-ci demeure incohérente et aléatoire.

Ces éléments restent des outils dispersés qui conduisent les tribunaux à se fonder sur la responsabilité civile de droit commun, responsabilité bien éloignée du préjudice collectif causé à l'environnement, notre patrimoine commun, qui appartient à tout le monde et à personne, qui n'appartient donc notamment à aucune personne morale, pas même à l'État.

La sanction pénale punit une faute morale commise contre la société, mais pas le préjudice fait à la communauté des vivants et des êtres à venir. De surcroît, il ne s'agit pas nécessairement de punir s'il n'y avait pas intention de nuire, mais il s'agit, en tout état de cause, de réparer.

C'est l'apport de ce texte de Bruno Retailleau, enrichi par la commission des lois.

Je salue l'idée de notre collègue Retailleau d'exiger la réparation du préjudice causé à l'environnement au-delà des effets pécuniaires qu'ils peuvent entraîner notamment sur les agents économiques pouvant en souffrir, et de privilégier la réparation en nature, qui est le plus sûr moyen d'une réparation effective, même si elle n'est pas toujours possible.

Je salue aussi le travail de la commission des lois, et en particulier de son rapporteur, Alain Anziani, dont la contribution a permis d'améliorer ce texte. La commission a estimé que l'engagement de la responsabilité de l'auteur du dommage causé à l'environnement ne pouvait se limiter au seul cas où il a commis une faute, retenant un régime de responsabilité civile objective, susceptible d'être engagée même en l'absence de faute.

En conclusion, je tiens à dire qu'il serait curieux que les parlementaires décident de ne pas légiférer au motif qu'une réponse serait déjà apportée par la jurisprudence, d'autant que la Charte de l'environnement confère expressément cette responsabilité au Parlement. Ce serait une démission de notre part.

Il s'agit de notre responsabilité première que de légiférer en la matière, afin de poser dans la loi le régime de responsabilité d'un principe que nous avons inscrit, voilà près d'une décennie, dans notre Constitution.

 

____________________________________________________

Journée internationale de la biodiversité - 22 mai

Valeur écologie soutient ce programme et les multiples actions mises en place.

Les Nations Unies ont désigné le 22 mai Journée internationale de la biodiversité (JIB) en vue d'encourager la compréhension des enjeux liés à la biodiversité et d'accroître la sensibilisation sur ce sujet. La deuxième commission de l'Assemblée générale des Nations Unies à la fin de 1993, a désigné le 29 décembre (la date d'entrée en vigueur de la Convention sur la diversité biologique) Journée internationale de la biodiversité. En décembre 2000, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 22 mai en tant que Journée internationale de la biodiversité pour commémorer l'adoption du texte de la Convention le 22 mai 1992 par l'Acte final de la Conférence de Nairobi pour l'adoption du texte convenu de la Convention sur la diversité biologique. La difficulté pour certains pays de planifier et de réaliser des célébrations adéquates le 29 décembre, vu le nombre de jours fériés coïncidant avec cette période de l'année, explique le motif de cette décision.

 

Un lien très instructif : www.cbd.int/idb

-------------------------------------------------------------------------

 

A 380, un bilan instructif et de vrais efforts pour l'environnement !

Six ans après sa mise en service, la flotte A380 effectue plus d’une centaine de vols commerciaux par jour et transporte un million et demi de passagers par mois.

90 % des passagers long-courriers volent depuis et vers 39 métropoles. D’une capacité de 400 à plus de 800 passagers, l’A380 permet de faire plus avec moins en réduisant l’encombrement des aéroports les plus fréquentés. Comparé au B747-400, il nécessite 17 % de piste en moins pour décoller et 11 % de piste en moins pour atterrir. Il transporte davantage de passagers sans augmenter le nombre de vols ce qui réduit l'impact environnemental.

L'A380 affiche une consommation de carburant par passager de 20 % inférieure à l'appareil qui offrait la plus grande capacité jusqu'à son arrivée, le B747-400. Cette économie permet aux compagnies aériennes utilisatrices de l’A380 d’augmenter, sur une semaine, leur capacité de quelque 20 % sans consommation de carburant  supplémentaire ou de conserver la même capacité pour une consommation par vol et par siège de 15 à 20 % inférieure.

L'A380 se caractérise également par son niveau de bruit. C’est le long-courrier le plus silencieux, sans concurrent dans un avenir prévisible et dans ce domaine. L’A380 génère moitié moins de bruit au décollage qu’un B747-400 et trois à quatre fois moins de bruit à l'atterrissage, tout en transportant 40 % de passagers supplémentaires. Ces mesures ont été confirmées par les systèmes de surveillance de bruit de plusieurs aéroports.

(Sources Airbus)

-------------------------------------------------

 

Ecologie et Abeilles

 

Valeur écologie se félicite de la désignation de son Président comme Ambassadeur du comité de soutien des élus à l’abeille et aux apiculteurs (voir détails ci-dessous). Impliquée de longue date dans la lutte contre les OGM, les pesticides, l'association salue les décissions prises le 29 avril 2013 au niveau Européen.

En effet, la Commission européenne a décidé de suspendre l'usage dans l'Union européenne (UE) de trois pesticides mortels pour les abeilles.

Une communication sous forme de déclaration officielle sera présentée dans les prochaines semaines a indiqué le commissaire en charge du dossier, Tonio Borg.

Fait très intéressant et qui montre parfaitement l'importance du sujet, ce dernier déclare que "les abeilles sont vitales pour notre écosystème et elles doivent être protégées, d'autant qu'elles apportent une contribution annuelle de 22 milliards d'euros à l'agriculture européenne".

Dans les faits, la Commission Européenne va suspendre pendant deux ans l’utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures: le maïs, le colza, le tournesol et le coton. L’interdiction sera néanmoins proportionnée, car elle ne concernera que certaines cultures et certaines périodes de l’année pendant lesquelles les abeilles sont actives.

_______________________

COMITE DE SOUTIEN DES ELUS A L’ABEILLE ET AUX APICULTEURS :

THEMATIQUES APICOLES


Depuis le milieu des années 90, les apiculteurs constatent dans leurs ruches des dysfonctionnements, des mortalités accrues et des disparitions de colonies. La production s’effondre et le maintien et la reconstitution des cheptels constituent la préoccupation majeure de la filière. Si plusieurs hypothèses ont cours pour expliquer ces phénomènes comme les maladies, le changement climatique, la malnutrition des abeilles ou les ondes électromagnétiques, les apiculteurs comme de plus en plus de scientifiques à travers le monde ont la certitude que l’abeille est, de manière prépondérante, fragilisée par l’utilisation de pesticides nocifs pour les pollinisateurs et par la perte de biodiversité découlant de l’intensification de l’agriculture.

Or, l’abeille joue un rôle essentiel pour l’agriculture et la biodiversité par son action de pollinisation. Selon une étude de l’INRA de 2008, l’activité pollinisatrice des insectes dans le monde est estimée à 3 milliards d’euros par ans en France et les insectes pollinisateurs engendrent 35% de nos ressources alimentaires…

Il est donc aujourd’hui urgent de protéger l’abeille.

Certaines thématiques sont essentielles pour enfin protéger les abeilles et l’activité apicole. Il s’agit notamment :

- Des pesticides,

- Des OGM,

- Des orientations agronomiques,

- Du sanitaire,

- Et plus généralement, de la place de l’environnement dans la prise de décision publique.

L’abeille dépend de la qualité de son environnement, notamment agricole. Les pouvoirs publics doivent prendre des mesures concrètes et ambitieuses en faveur de modes de productions biologiques ou plus respectueux de l’abeille et de l’environnement. Cette revendication de fond sert de socle à l’ensemble de nos propositions.


PESTICIDES : NEONICOTINOÏDES, EPANDAGES ARIENS ET EVALUATIONS

I. POUR UNE INTERDICTION DES INSECTICIDES NEONICOTINOÏDES

II. POUR QUE LES EPANDAGES AERIENS RESTENT L’EXCEPTION

III. POUR UNE EVALUATION COMPLETE ET INDEPENDANTE DES PESTICIDES

OGM : POUR UNE POURSUITE DU MORATOIRE SUR LA CULTURE ET UN MEILLEUR ENCADREMENT EUROPEEN

POUR UNE AGRICULTURE PLUS RESPECTUEUSE DES POLLINISATEURS ET DES ECOSYSTEMES

POUR UNE VERITABLE POLITIQUE AGRICOLE EN MATIERE DE PROTEAGINEUX ET D’OLEAGINEUX

SANITAIRE, PLUS DE RECHERCHE ET DE COHERENCE AU NIVEAU DE LA SURVEILLANCE

POUR UNE PLUS GRANDE RECONNAISSANCE DE LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT AU SEIN DE NOS INSTITUTIONS



L’APICULTURE FRANCAISE EN QUELQUES CHIFFRES

L’Union nationale de l’apiculture française fédère plus de 22 000 apicultrices et apiculteurs répartis sur l’ensemble du territoire et qui entretiennent 500 000 ruches soit plus de 40% des ruches françaises.

Nombre d’Apiculteurs

1995 : 85 000 apiculteurs

2005 : moins de 70 000 apiculteurs (statistiques Ministère de l’Agriculture et enquête Gem)

- Professionnels : 2 000 environ soit 2,6 % mais détenant près de 50 % du cheptel français

- Pluriactifs : > 30 ruches et < 150 : 4185 soit 5,2 %

- Petits producteurs : < 10 ruches : 53 290 soit 78 %

En 2012 : plus de 70 000 apiculteurs à nouveau, en raison de l’engouement pour l’apiculture et la suractivité des ruchers écoles

Nombre de ruches

1995 : 1 350 000 ruches

2011 : 1 250 000 ruches

Consommation nationale en 2011 : 40 000 tonnes environ (en légère augmentation)

Production nationale

En 1995 : environ 32 000 tonnes / 33 000 tonnes

En 2011 : estimée à 20 000 tonnes

En 2012 : estimée à moins de 16 000 tonnes

Importation

En 1995 : entre 6000 et 7 000 tonnes

En 2010 : 25 000 tonnes (statistiques officielles des douanes)

En 2011: environ 24 000 tonnes

En 2012 : estimation à 26 000 tonnes

Chiffre d’affaire estimé

Production de miel : 20 000 tonnes x par 4,5 euros /kg = 90 000 000 euros

Les productions annexes (pollen, pollinisation, produits dérivés…) représentent environ 30% en plus soit 27 000 000 euros

Total CA apiculture : 117 000 000 euros environ sans mesurer l’impact de la pollinisation qui représente environ 3 milliards d’euros en France

 

_________________________________________________________________

Une hausse des tempèratures sans précédents sur la planète

 

Malgré des périodes de froid importantes, des hivers longs comme celui que nous venons de vivre, le sentiment de beaucoup de nos concitoyens d'avoir des étés déréglés depuis la dernière grosse canicule, le constat est bien le suivant, la terre se réchauffe.

Pour exemple, la période 1971 - 2000 a été la plus chaude de ces 14 derniers siècles, le constat doit nous alerter.

L'association Valeur écologie qui a déjà organisé plusieurs rendez-vous sur le sujet, notamment avec Jean JOUZEL, attire l'attention de tous sur les conclusions qui s'imposent et sur l'enquête du Monde ci-dessous, qui montre bien les enjeux de cette évolution climatique.

La Terre n'a jamais connu un tel réchauffement des températures moyennes depuis près de 1 400 ans. C'est la conclusion d'une vaste étude sur l'évolution du climat de la planète depuis deux millénaires, réalisée par un réseau international de climatologues et publiée dans la revue Nature Geoscience, dimanche 21 avril.

Sa particularité : une analyse continent par continent, afin de permettre aux scientifiques d'affiner leurs projections et ainsi de mieux "régionaliser" les impacts possibles du réchauffement. L'équipe de 80 scientifiques de 24 pays, réunis dans le réseau "Past Global Changes" (PAGES), a ainsi reconstitué les courbes de températures de sept grands ensembles : l'Arctique, l'Amérique du Nord et du Sud, l'Europe, l'Asie, l'Australie et l'Antarctique. Seule l'Afrique n'est pas représentée, faute de données suffisantes. Les chercheurs ont récupéré ces données de nombreuses façons, à travers l'analyse des cernes des arbres, des coraux, des pollens, des sédiments, des carottes de glace et des stalagmites dans les grottes.

"On connaissait mal les structures géographiques des changements de températures, comment les courants marins et les vents affectent le climat localement, ce que l'on appelle la variabilité interne au climat", explique la paléoclimatologue française Valérie Masson-Delmotte, chercheuse au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE).

HAUSSE DE 0,4 °C

Résultat : toutes les régions, sauf l'Antarctique, ont connu une tendance au refroidissement à long terme qui s'est brusquement renversée au cours du XXe siècle, avec des températures moyennes les plus élevées entre 1971 et 2000. La Terre a donc connu un rythme du refroidissement "lent mais global", allant de 0,1 à 0,3°C par millénaire qui s'explique par la "combinaison de facteurs naturels", tels que les variations de l'orbite terrestre, de l'activité volcanique et de l'activité solaire. (Voir graphique ci-dessus).

Puis la planète s'est brutalement réchauffée sous l'effet des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines. "Hormis l'Antarctique, la température moyenne du XXe siècle dans les six autres régions était d'environ 0,4 °C plus élevée que les températures moyennes des cinq siècles précédents et 0,8 °C plus élevée qu'au cours du XIXe siècle", écrivent les auteurs. Ce réchauffement s'est poursuivi depuis, puisque huit des neuf années les plus chaudes enregistrées sur le globe depuis le début des relevés de température en 1880 se sont toutes produites depuis 2000.
Lire Huit des neuf années les plus chaudes ont eu lieu depuis 2000, selon la NASA


DISPARITÉS GÉOGRAPHIQUES

"Ce qui fait du réchauffement actuel quelque chose d'inhabituel dans l'histoire du climat, c'est qu'il est homogène, c'est-à-dire détecté sur tous les continents au même moment, analyse Valérie Masson-Delmotte. Au contraire, par le passé, le climat a connu de nombreuses anomalies, qui ne se sont pas produites au même moment dans toutes les régions du monde."

L'épisode froid du "petit âge glaciaire" est ainsi mondialement démontré, mais il a commencé plusieurs décennies plus tôt (vers 1500 après J.-C.) en Europe, en Asie et dans l'Arctique que dans les autres régions du globe. De même, la période inhabituellement chaude que l'on nomme l'optimum climatique médiéval s'est produite entre 830 et 1 100 dans l'hémisphère Nord, contre trois cents ans plus tard dans l'hémisphère Sud, entre 1160 et 1370.

Certaines régions ont aussi déjà connu des épisodes plus chauds que la période de 1971 à 2000 : en Europe, par exemple, les températures étaient plus élevées au Ier siècle (entre 21 et 80 après Jésus-Christ) qu'à la fin du XXe siècle, probablement en raison d'un changement d'angle de l'orbite du Soleil et d'une absence d'éruptions volcaniques (les cendres réfléchissant les rayons du soleil). "Mais ce réchauffement, contrairement à celui que nous connaissons actuellement, s'explique seulement par des facteurs naturels, précise Valérie Masson-Delmotte. Aujourd'hui, les activités humaines modifient aussi le bilan radiatif terrestre."

 

Publié dans Le Monde Planète, Par Audrey GARRIC

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/22/la-periode-1971-2000-la-plus-chaude-de-ces-quatorze-derniers-siecles_3164027_3244.html

---------------------------------------------------------------------------------

 

Vers une relance de la géothermie à haute température ?

Le charbon n’a cessé de perdre du terrain depuis les “30 glorieuses”, notamment en Europe, pétrole et gaz ayant toujours une part prépondérante. Habitude, cours élevés mais pas encore prohibitifs font qu’ils gardent la faveur des consommateurs, d'autant plus que les circuits de distribution se sont consolidés et étendus, notamment pour le gaz.

L'épuisement inéluctable des ressources, attendu dans les années 2020 à 2040 devrait accélérer le recours aux énergies renouvelables, mais est-ce suffisant ?



Analyse du graphique ci-dessus (BRGM d'après GIEC)

Energies fossiles et concentration du CO2 : Depuis le début de l’ère industrielle, on assiste à une croissance régulière des consommations d’énergies fossiles – à l’origine même du “développement” exceptionnel qu’auront connu notre génération et celle de nos parents – au point d’aller jusqu’à l’épuisement de certaines d’entre elles (pétrole, gaz); entre 2010 et 2040, on passera le “pic” au-delà duquel la production sera amenée à baisser inexorablement (courbes noire, verte et rouge). Dans le même temps, le gaz carbonique émis par la combustion de ces énergies fossiles entraîne une augmentation des teneurs en gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Selon les efforts qui seront faits par les producteurs et les consommateurs pour réduire le taux de croissance de ces émissions, on parviendra ou non à stabiliser ces émissions à l’horizon 2040 (courbe bleue). Ces efforts sont d’autant plus nécessaires que l’augmentation des teneurs en gaz à effet de serre induit une augmentation des températures moyennes de l’atmosphère, source de perturbations diverses et notamment d’événements météorologiques extrêmes. Est-ce l’épuisement des gisements pétroliers qui limitera les émissions, ou bien une attitude plus responsable de l'humanité qui décidera de recourir aux énergies renouvelables – notamment à la géothermie ?

Ce serait un choix doublement gagnant pour l’avenir : réduction des impacts du changement climatique et préservation de matières premières bien utiles aux générations futures !

Delphine Batho a signé début mars 2013 deux permis de recherche pour des sites de géothermie à haute température dans le Massif Central et dans l'ouest des Pyrénées afin de relancer la filière.

Le premier permis se trouve dans le Cantal et la Lozère, tout près d’une station thermale réputée pour ses eaux chaudes naturelles.

Le second est situé dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.

La géothermie à haute température (plus de 150 degrés) consiste à prélever des eaux naturellement chaudes à grande profondeur, d'en extraire la chaleur afin de produire de l'électricité ou du chauffage.

Pour le moment, il ne s'agit d'utiliser que des nappes ou des zones fracturées souterraines qui existent déjà, il ne s’agit en aucun cas de recourir à l'usage de la technique de la fracturation hydraulique tant décriée  pour les gaz de schistes.

Ces dernières années, la géothermie a permis d'éviter de consommer l'équivalent énergétique de 440.000 tonnes de pétrole annuelle, essentiellement comme moyen de chauffage. La production d'électricité reste quant à elle encore marginale.

Le ministère de l’Ecologie et du Développement Durable continu son travail en la matière puisqu’il y aurait 18 demandes de permis de recherche en cours d'instruction. Un signe positif pour le développement durable et l'avenir de notre planète !

Dans les pays développés comme la France, il faudra diviser les émissions de gaz à effets de serres par quatre d'ici à 2050. Une condition devient dès lors obligatoire, diminuer l'usage des combustibles fossiles - pétrole et gaz.

La première conversion, évidente, se situe dans les applications de basse température, comme le chauffage des bâtiments et la production d'eau chaude sanitaire.

Dans ce domaine, les énergies renouvelables doivent désormais s'imposer pour la production de chaleur.

____________________________________________________

Le gaz de houille n’est pas le gaz de schiste ! Bravo à Daniel Béguin !  Il y a heureusement des écologistes adogmatiques et dotés de discernement.



L’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique a généré aux Etats-Unis des dégâts irréversibles sur l’environnement. Ce n’est pas l’utilisation du gaz qui est en cause. Elle vient se substituer au gaz d’importation et peut même remplacer le charbon infiniment plus nocif à l’environnement. C’est la technique de fracturation hydraulique qui n’est pas acceptable.

Or, le gaz de houille présente les avantages du gaz de schiste (ressource nationale  et moindre pollution que les fossiles liquides ou solides) sans les inconvénients de la fracturation hydraulique.

La position nationale des Verts, exprimée dans la proposition de loi du député EELV François-Michel LAMBERT, relève d’une approche purement dogmatique dénuée de tout discernement. Elle confond gaz de houille et gaz de schiste, indépendamment de l’effet de leur extraction sur l’environnement. Elle ignore le fait que, pour au moins trente ans encore, l’alternative est l’utilisation de gaz d’importation ou de combustibles fossiles plus polluants.

Heureusement qu’en Lorraine, des écologistes comme Daniel BEGUIN, échappent à ce dogmatisme. Je partage l’approche du vice-président EELV de la Région Lorraine, qui n’est pourtant pas un ami politique. Nous devons nous opposer à la fracturation hydraulique mais pas à toute extraction non polluante de gaz sur le territoire français.

L’exploitation du gaz de houille serait une manne pour l’économie mosellane, une aubaine pour l’économie française par la réduction des importations, un double gain écologique, par un  combustible à a fois local et moins polluant.

Retrouvez la Semaine internationale sans pesticides qui se déroule du 20 mars au 30 mars 2013.

Le programme complet des innombrables événements de cette manifestation figure sur :

www.semaine-sans-pesticides.com      
   

 

______________________________________________________

Dossier Greenwashing

Depuis trois ans, nous observons un véritable engouement des publicitaires pour une communication sur les qualités écologiques des produits. Ces messages éco-responsables doivent respecter certains critères afin d’être pertinents aux yeux du consommateur et véritablement justifiable pour l’environnement, sans quoi le » GreenWashing » a encore de beaux jours devant lui.

Message éco-responsable : attention !

Un message éco-responsable ne doit pas induire en erreur le consommateur sur les qualités environnementales d’un produit. Par exemple, l’utilisation de l’argument écologique doit répondre à des critères particuliers et unique, synonyme d’un produit atypique, bien pensé qu’il justifie par sa conception, son fonctionnement voire son cycle de vie comme une véritable avancée vers l’eco-conception  face à la concurrence.....

 

Lire la suite dans la rubrique "Dossier thématique"


OGM, des contradictions qui montrent bien que le dossier est des plus sensibles.
01/2013

Plus que des tâtonnements, à quand une réelle décision courageuse sur l’avenir des OGM en Europe et tout simplement, une interdiction de la culture des OGM ? Les informations contradictoires de ces derniers jours illustrent le flou qui entoure la question des OGM.

Les autorisations de mise en culture empoisonnent profondément et depuis des années les relations entre la Commission européenne et les Etats membres.

France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne, 8 pays qui ont fait le pari des clauses de sauvegarde pour interdire sur leur sol le maïs MON810.

Valeur écologie estime que le dossier est trop important pour qu’il soit abandonné, mais nous devons également trouver des solutions à l’impasse politique et institutionnelle dans laquelle se trouve le dossier OGM au niveau européen.

Pour le moment, le MON810 dont la demande de renouvellement d'autorisation a été déposée en 2007 pourra continuer à être cultivé dans les Etats qui le souhaitent jusqu'à ce que l'Union Européenne prenne une décision.

Le nouveau Commissaire à la santé Tonio BORG prépare un nouveau texte qui devrait offrir aux gouvernements plus de liberté, une réelle marge de manœuvre pour interdire à la culture sur leur territoire, un OGM autorisé au niveau européen. Cette nouveauté aurait pour avantage de permettre aux pays intéressés de ne pas avoir à invoquer systématiquement des raisons sanitaires ou environnementales.

Car ne l’oublions pas, les risques sont bien présents, les études sur les OGM nous amènent à une grande retenue, c’est une réelle source d’inquiétude, leur impact sur la santé et l’environnement pouvant être lourd de conséquences.

___________________________________________________________

Janvier 2013,

Retrouvez dans nos dossiers thématiques, les analyses de la  mission commune d'information sur les impacts des pesticides sur la santé et l'environnement dont les travaux sont présentés au Sénat.

 

_____________________________________________

Valeur écologie dont le but est de réconcilier l’Ecologie et l’Economie travaille depuis longtemps sur la question du développement durable appliquée à l’espace territorial et aux collectivités. Les Prix Energies Citoyennes valorisent donc des actions concrètes et Valeur écologie c’est impliqué dans le prix dès ses débuts. François GROSDIDIER et des membres du bureau sont activement présents dans la vie du Prix.

Quel est aujourd’hui, et quel sera demain, le coût économique, social et environnemental de l’énergie ? Capital pour tous. Diminuer la consommation des énergies et les émissions de gaz à effet de serre est une nécessité absolue.

Le défi de la transition énergétique est pour Valeur écologie indispensable.

Depuis 2009, et avec le soutien de COFELY, les Prix Energies Citoyennes récompensent chaque année les collectivités qui, conscientes de l’urgence écologique en matière de réchauffement climatique, ont mis en place de véritables stratégies, assorties d’actions concrètes pour économiser l’énergie et lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

Pour relever ce défi de façon concrète, il faut développer et mettre en œuvre des solutions globales et durables en matière de performance énergétique et environnementale des bâtiments, et de production et distribution locales d’énergies renouvelables.

Nous sommes à l’évidence entrés dans une nouvelle ère où la maîtrise énergétique devient un enjeu.

Une trentaine de collectivités ont donc été récompensées pour leurs actions depuis la création des prix.

Valeur écologie travaille avec des personnalités, telles que Catherine Chabaud, marraine des Prix, ainsi que des représentants de l’Association des Maires de France, l’Association des Maires des Grandes Villes de France, la Fédération des Villes Moyennes, le Comité 21, l’Association Fondaterra, le Club PPP, la Fondation FACE (Agir contre l’Exclusion), et des représentants des médias : le Groupe Moniteur et le quotidien Les Échos.

Une mission simple, Informer, Sensibiliser et être Pédagogue.

Parce qu’elles innovent au quotidien pour optimiser les consommations d’énergie, trouver des solutions locales et garantir ainsi à tous une énergie plus sûre, plus propre et plus économique, les initiatives imaginées et développées sur le terrain doivent être valorisées.

Des approvisionnements énergétiques grâce à une politique locale.

Les collectivités veulent assumer de plus en plus la responsabilité de leur approvisionnement énergétique avec un approvisionnement local doublé d’une politique locale énergétique.

A l’approche des élections municipales et en pleine actualité sur la transition énergétique, le futur Prix Énergies Citoyennes prend une dimension toute particulière, les collectivités structurent leur plan local énergétique, impliquent les citoyens, luttent contre la précarité énergétique, travaillent sur tous les fronts pour mieux adresser la problématique énergétique dans son ensemble.

A l'équation ambitieuse de la transition énergétique, il nous faut rajouter dans le contexte actuel la lutte contre la précarité énergétique. Les prochains Prix Énergies Citoyennes auront un sens et une portée toute particulière cette année puisqu'ils permettront de faire émerger, des actions concrètes et ambitieuses de plus en plus nombreuses des territoires collectivités locales et territoriales sur la mise en œuvre locale de la feuille de route de la transition énergétique.

Valeur écologie est donc fière de contribuer à ce débat, de s’impliquer à un niveau de décision qui offre encore une réelle marge de manœuvre, un moyen d’agir pour l’avenir de notre planète.

--------------------------------------------------------------

Retrouvez les dernières analyses de Valeur écologie chez vous par mail ou version papier.

Nh'hésitez pas à nous contacter pour vous faire adresser gratuitement les informations et dossiers qui pourraient vous intéresser.

 

Disponibles en rubrique DOSSIERS THEMATIQUES

-------------------------------------------------- 

Décembre 2012

DOHA: Un sommet transparent !

 

La 18e conférence de l'ONU s’est tenue à Doha en cette fin d’année 2012, en présence des représentants de quelque 190 pays. Ce grand rendez-vous avait pour but de faire progresser les difficiles négociations sur la limitation des gaz à effet de serre.

Doha, c’est décider concrètement l'avenir du protocole de Kyoto et esquisser les bases d'un grand accord prévu en 2015, accord auquel participeraient cette fois-ci tous les grands pollueurs de la planète.

Il nous semble impératif de revoir le niveau d'ambition de manière urgente, Valeur écologie souhaite que les pays prennent des engagements plus forts en matière de réduction de gaz à effet de serre.

Doha à la base, c'est une conférence d'une importance vitale afin de parvenir à un accord sur l'acte II du protocole de Kyoto

Copenhague 2009, Cancun 2010, Durban 2011, Doha 2012 et bien d’autres. Ces conférences organisées par l'ONU se suivent pour faire avancer laborieusement la lutte contre le changement climatique.

A la base Doha devait :

1. reconduire le Protocole de Kyoto pour une 2e période d’engagement en vue de son entrée en vigueur immédiate (le 1er janvier 2013) ;

2. opérationnaliser les mesures convenues sur l’action concertée à long terme et déterminer où se poursuivront les discussions sur les éléments en suspens du « Plan d’action de Bali » ;

3. déterminer comment seront utilisés les fonds destinés aux pays en développement ;

4. lancer les négociations de la « Plateforme de Durban » sur des bases solides.

Le plus inquiétant est le quasi anonymat revêtu par le sommet de Doha. A en lire la presse, à suivre les chaines d’infos, il est très compliqué de savoir que les dirigeants de la planète se sont réunis pour décider de son avenir.

Malgré des prolongations, le sommet de Doha n’a accouché que d’un faible accord qui ne satisfait personne.

Le journal Le Monde résume cela, « Sur le fond, il confirme le manque de volonté politique d'agir avec détermination pour lutter contre le réchauffement. Sur la forme, il traduit une dérive dans la conduite de cette échéance annuelle, alors que la confiance sera une condition importante dans la construction de l'accord mondial qui doit être scellé 2015 ».

Le protocole de Kyoto a quant à lui obtenu une seconde vie avec 8 ans de plus. Les mécanismes de bases du protocole, CDM, JI et IET, continueront d’exister. Ils ont été créés pour stimuler le développement durable, pour aider les pays ayant pris les engagements du protocole de Kyoto à atteindre leurs objectifs en réduisant les émissions de carbone.

Le second volet du protocole se fera malheureusement sans le Canada, le Japon, la Russie et la Nouvelle-Zélande…

Les pays ayant ratifié le nouveau protocole ne contribuent que pour 15 % des émissions totales. Les plus gros émetteurs (États-Unis, Chine et Russie) n’envisagent pour l’instant aucune réduction des émissions. L’Union européenne a accepté, dans le cadre du second protocole, de diminuer de 12 % pour 2020 ces émissions par rapport à son engagement antérieur. Si elle y parvient, elle aura réussi à réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre totales entre 2008 et 2020.

Si ces engagements manquent de décisions concrètes, les premiers bilans pourront être dressés à la fin 2013, lors de la 19e conférence de l’Onu.

____________________________________________________

Septembre - octobre 2012

Aprés le succés des rencontres thématiques 2011 - 2012 qui nous ont permis de rencontrer des chefs d'entreprises, des spécialistes du développement durable, des scientifiques et des responsables politiques, Valeur écologie souhaite relancer ce processus et créer de petits groupes de travail qui nous permettront dans quelques mois d'avoir une vraie base de réfléxion sur l'Ecologie aujourd'hui, son avenir.

Si vous souhaitez nous rejoindre, n'hésitez pas à nous contacter.

---------------------------------------------

Communiqué de presse de François GROSDIDIER, Sénateur de la Moselle, Président de Valeur écologie



Non aux fausses vérités du lobby des OGM
!



Après la publication de l'étude menée a l'Université de Caen sous la direction du Pr Gilles-Eric Séralini sur la nocivité du maïs Monsanto NK 603, le lobby riposte de sa façon habituelle, en mettant en cause l'intégrité de ceux qui les contrarient et n'hésitant pas à leur reprocher leur propres turpitudes.

Ainsi, selon "le Monde", il serait reproché au Pr Séralini d'être en situation de "conflit d'intérêts" parce qu'il aurait "parmi ses finançants, des sociétés de la grande distribution ayant investi le créneau du sans OGM"... et donc il serait partial de ce fait !

J'ai déjà eu l'occasion de répondre à cette attaque récurrente par deux fois à l'Assemblée Nationale, en 2004 au sein de la mission d'information sur les OGM et en 2008 lors du débat sur la loi OGM.

La vérité, c'est que :

- le lobby OGM s'est toujours opposé à la mise en place de garanties totales prévenir les conflits d'intérêts lors de chaque débat législatif,

- il met sur un pied d'égalité l'intérêt général (santé publique, environnement...) et l'intérêt privé, économique et financier des firmes quand il évoque cette notion,

- les études menées jusqu'à maintenant pour prétendre à l'innocuité des OGM ont été financées par les firmes elles-mêmes, sur des petiotes limites a 90 jours posées par le législateur sur leur propre demande,

- les scientifiques comme le Pr Séralini ont toujours demandé des études plus longues et publiques. En vain,

- si des enseignes de la grande distribution ont financé des études du Pr Seralini, ce n'est pas par parti-pris écologiste, mais parce qu'elles n'avaient aucun autre moyen de garantir sans OGM des produits qu'elles commercialisaient avec cette étiquette souvent d'ailleurs à côté d''autres produits pouvant en contenir, justement parce qu'elles étaient assurées avec le Pr Séralini et le GRIGEN d'un résultat objectif,

- pour cette même raison, des gouvernements et des organes publics étrangers se sont adressés à lui.

La seule vraie question à se poser, c'est pourquoi il n'est pas financé par l'Etat, pourquoi j'ai dû même affecter ma réserve parlementaire pour cofinancer ces études.



François GROSDIDIER

Contact presse : Olivier DECARD, 06.20.76.65.78

---------------------------------------------------------------------------

Communiqué de François GROSDIDIER, Sénateur (UMP) de la Moselle, président de Valeur Ecologie



OGM : la vérité émerge enfin et mérite des réactions à hauteur de l’enjeu, tant de la part du gouvernement que de l’UMP.



L’étude, menée par le Professeur Séralini de l’Université de Caen, sur les rats nourris pendant deux ans au maïs Monsanto, va-t-elle enfin faire triompher la vérité, ou au moins laisser une part à un doute suffisant pour mettre en œuvre le principe de précaution ?

Ce principe fut écarté par la droite et la gauche, à l’exception des députés verts, de Nathalie Kosciusko-Morizet et moi, au sein de la mission d’information sur les OGM de l’Assemblée Nationale en 2004. J’avais dû me battre, au sein de cette mission, rien que pour faire entendre le Professeur Séralini.

Dans cette mission comme lors du débat parlementaire de 2007, j’avais en vain demandé que les études sur les animaux ne soient plus limitées à 90 jours, insuffisants pour juger de résultats en épidémiologie. Ces études longues devraient être imposées aux firmes ou menées par la recherche publique. J’ai même dû à l’époque mobiliser ma réserve parlementaire pour financer le CRIGEN et mener cette étude !!!

Le principe de précaution impose de poursuivre le moratoire, décidé par Nicolas Sarkozy et François Fillon, sur la production des OGM en France, mais aussi d’interdire leur importation, pour des raisons de santé publique. Ce serait de surcroît une mesure de justice à l’égard des agriculteurs français dont la production ne doit pas être pénalisée par rapport aux  importations.

Se pose aussi le problème des OGM non destinés à la consommation humaine, mais importés en masse pour nourrir les animaux à leur tour consommés par les humains. Le débat a été occulté, en postulant de l’innocuité et de l’impossible traçabilité. La question reste entière.

J’appelle le gouvernement à une réaction nationale et européenne à hauteur de l’enjeu.

J’appelle aussi l’UMP à abandonner tout réflexe productiviste et corporatiste, et à faire prévaloir la santé humaine sur toute autre considération.

Contact: Olivier DECARD, olivier.decard@free.fr

 

___________________________________________________________________

 

 Une Conférence environnementale en septembre, pâle copie du Grenelle ?



Si c’est ce que le gouvernement veut faire d’innovant et de fort pour le développent durable, il semble oublier que Nicolas SARKOZY a déjà fait le Grenelle de l’environnement et que près de 268 mesures ont été concrétisées.

Grenelle bis, les « limites écologique » de François HOLLANDE et de son gouvernement sont clairement établies, même si mettre en avant le développement durable est toujours profitable.

Et que dire des déclarations la semaine dernière d’Arnaud MONTEBOURG qui ont rouvert la porte à l'exploration du sous-sol français, même si Delphine BATHO l'a refermée.

Avec une autre technologie que la fracturation hydraulique, l'État aurait-il une vision plus souple du sujet ? On peut le craindre. Le Président de la République l'avait laissé entendre pendant la campagne. Un tel recul est inimaginable, purement inacceptable.

Pour la première fois depuis de nombreuses années, il n'y a pas eu une mesure écologique dans le projet de loi de finances rectificative. Avec des ministres - Europe Ecologie Les Verts - au gouvernement relayés au second plan, silencieux, le développement durable est bien une sous préoccupation du gouvernement.


François GROSDIDIER

Sénateur-Maire de la Moselle
Président de Valeur écologie

_________________________________________________________


RIO+20, les défis d'un nouveau sommet

RIO+20 CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE
20-22 juin 2012
 
« Rio+20 sera l’une des plus importantes réunions internationales sur le développement durable de notre époque. À Rio, notre vision doit être claire : une économie verte, durable, qui préserve la santé de l’environnement tout en soutenant la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement par le biais d’une hausse des revenus, de la création d’emplois convenables et de l’éradication de la pauvreté. »
BAN KI-MOON
Secrétaire général des Nations-Unies
 
Valeur écologie par le biais de son Président, le Sénateur François GROSDIDIER, se félicite de l’ouverture du sommet Rio+20 et des attentes que ce sommet suscite depuis plusieurs mois. Mais la planète a besoin que nous passions à la vitesse supérieure ! Nous ne pouvons plus nous contenter de fausses avancées ou de progrès qui au final n’en sont pas.
Ces dernières années, la France a su porter une voix forte et innovante dans les négociations internationales, traduction de l’engagement de Nicolas SARKOZY en faveur du développement durable.
Fin 2011, à Durban, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET réussissait à arracher un accord alors que des pays comme les Etats-Unis, la Chine … n’avaient rien fait pour faciliter les discussions. Espérons que la France sera à la hauteur du rendez-vous.
Vingt ans après le Sommet planète Terre de 1992 à Rio, où les pays participants avaient adopté Action 21, l’ONU réunit de nouveau les gouvernements, les institutions internationales et les grands groupes pour les inciter à se mettre d’accord sur une série de mesures ingénieuses qui permettraient de réduire la pauvreté tout en encourageant les emplois offrant un revenu convenable, une énergie non polluante et une utilisation des ressources naturelles plus juste et plus durable.
Rio+20 est une occasion de cesser le statu quo qui s’impose à nous depuis quelques années faute d’accord, et d’agir pour mettre fin à la pauvreté et à la destruction de l’environnement.
Il s’agit donc de renouveler l’engagement en faveur du développement durable en évaluant quelles sont les réussites depuis les précédents sommets consacrés au développement durable mais aussi quelles sont les lacunes qu’il reste encore à combler.

Pourquoi Rio+20 est-il nécessaire ?
* Le monde compte désormais 7 milliards d’habitants — d’ici à 2050, il y en aura 9 milliards.
* Une personne sur cinq — soit 1,4 milliard — vit actuellement avec 1,25 dollar américain par jour ou moins.
* Un milliard et demi de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Deux milliards et demi n’ont pas de toilettes. Et près d’un milliard souffrent quotidiennement de la faim.
* Les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter et plus d’un tiers de toutes les espèces connues pourraient disparaître si le changement climatique n’est pas combattu.
 
      * Si nous voulons laisser un monde vivable à nos enfants et petits-enfants, les défis de la pauvreté et de la destruction de l’environnement, à l’échelle mondiale, doivent être relevés immédiatement.
      * Si nous ne faisons pas face maintenant à ces défis cruciaux, nous devrons à l’avenir supporter des coûts bien supérieurs, notamment en termes de pauvreté et d’instabilité accrues, et de dégradation de la planète.
      * Rio+20 offre une occasion de penser à l’échelle mondiale, afin que nous puissions tous agir à l’échelon local pour assurer notre avenir commun.

Que va-t-il se passer lors de Rio+20 ?
Parallèlement aux événements officiels, se dérouleront de nombreuses manifestations annexes, expositions, présentations, salons et annonces de la part d’un large éventail de partenaires.
Les discussions officielles seront concentrées sur deux thèmes principaux :
-          Comment bâtir une économie verte pour parvenir à un développement durable et faire sortir les peuples de la pauvreté, notamment en apportant aux pays en développement un soutien pour leur permettre de trouver une voie vers un développement qui soit respectueux de l’environnement ?
-          Comment améliorer la coordination internationale en faveur du développement durable ?
_____________________________________________________________________

Le 9 mai 2012


L’avenir sombre de l’écologie en France : EE – LV a oublié l’écologie pour se « vendre » à un PS sans ambitions durables !

Un constat s’impose en cette fin de quinquennat : en 5 ans, le gouvernement de Nicolas SARKOZY a œuvré activement en faveur de l’écologie, comme jamais auparavant un gouvernement n’avait souhaité le faire. Ainsi, plus de 268 engagements ont été pris dans tous les secteurs fondamentaux de notre société pour réduire les émissions de gaz à effet de serre…

A contrario, la ligne qui se dessine en termes de développement durable pour les 5 prochaines années ne peut que nous inquiéter.

Europe Ecologie - Les Verts, après une campagne politique sans réel projet écologique, vient clairement de montrer son vrai visage en exprimant sans condition son souhait de participer à un gouvernement socialiste qui n’a eu de cesse de renier leurs accords.

Europe Ecologie - Les Verts a depuis longtemps oublié ce qu’est le développement durable. Eva JOLY n’a su s’illustrer durant la campagne qu’au travers de polémiques sans intérêt, ou de propositions totalement irréalistes.

Que dire du programme de François HOLLANDE pour le quinquennat à venir ? Empêtré dans un souci de satisfaire tout le monde, aucun projet phare n’a été mis en avant. Pire, notre indépendance énergétique risque d’être sacrifiée pour contenter ses alliés, la part du nucléaire diminuant sans qu’un plan d’action durable vienne se substituer.

Enfin, que dire du Grenelle de l’Environnement tant de fois critiqué par les opposants au Président de la République ? En proposant une Conférence Environnementale, François HOLLANDE exprime finalement son adhésion, son intention de relancer Le Grenelle de l’Environnement initié par Nicolas SARKOZY.

Belle reconnaissance de la part de la gauche, de la politique volontariste de Nicolas SARKOZY en faveur du développement durable, alors qu’elle critiquait encore il y a peu le Grenelle.

François GROSDIDIER

Contact : olivier.decard@sfr.fr ou 06.20.76.65.78

___________________________________________________________________



Prix énergies citoyennes COFELY – GDF SUEZ – LE FIGARO :

VALEUR ECOLOGIE récompense les collectivités qui se renouvellent.



Valeur Écologie était présent pour décerner les Prix énergies citoyennes décernés aux collectivités qui œuvrent en faveur de l’écologie.

Le Président de Valeur Écologie, François GROSDIDIER, a été membre du jury de la troisième édition des Prix Énergies Citoyennes. Valeur Écologie est fier de participer à cet événement, depuis le début, qui valorise des pratiques environnementales en forte croissance, mais néanmoins insuffisantes.

Le Think Tank se doit de soutenir des initiatives non gouvernementales qui permettent, avec une prise de conscience plus ou moins longue, de changer véritablement l’avenir de notre planète.

Le Prix énergies citoyennes COFELY – GDF SUEZ récompense les collectivités qui ont pris conscience de l’urgence écologique en matière de réchauffement climatique. Elles ont su mettre en place de véritables stratégies assorties d’actions concrètes pour économiser l’énergie et lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu au Conseil Economique, Social et Environnemental. Le jury, animé par Marc FRAYSSE, Directeur des relations institutionnelles de Cofely était composé entre autres de :

François GROSDIDIER, Sénateur-maire, et Président de Valeur Écologie – Roland NARBOUX, adjoint au Maire de Bourges – Jérôme SAFAR, Premier adjoint au Maire de Grenoble et représentant le Président de l’Association des Maires des Grandes Villes de France – Christian PIERRET, ancien Ministre de l’industrie, Président de la Fédération des Villes Moyennes de France, Marc TEYSSIER D’ORFEUIL, Président du Club PPP – Olivier DECARD, Délégué Général de Valeur Écologie et Collaborateur politique…



Lien vers le site et la page du prix :

http://www.cofely-gdfsuez.com/news/prix-energies-citoyennes-2012-les-collectivites-recompensees-pour-leur-engagement/

_________________________________________________________



Un objectif : Réconcilier Ecologie et Economie

Même si beaucoup d’efforts ont été faits jusqu’à présent, en particulier dans l’industrie, le résultat est loin d’être satisfaisant.


1/ Réconcilier Ecologie et Economie

L'objectif central pour aujourd'hui et demain est bien de réconcilier Ecologie et Economie.

Au cours du XIXème siècle et la plus grande partie du XXème, le développement économique s'est fait contre l'écologie.

A la fin du XXème siècle (les trente dernières années), on a commencé à faire de l'écologie, mais souvent contre l'économie.

Il nous faut maintenant faire de l'économie avec l'écologie et pourquoi pour l'écologie. Ceci doit se faire dans le cadre des règles d'une économie ouverte.

*D'abord parce qu'il n'y a pas d'autre perspective aujourd'hui (qui peut envisager de revenir à une économie fermée?);
*Ensuite et surtout parce que c'est le plus efficace;
- à la fois en économie (cf développement des pays occidentaux);
- et en écologie (cf situation des anciens pays de l'Est).

On retrouve là, le développement durable.

2/ Aujourd'hui, la Planète ne tourne pas rond

Même si beaucoup d'efforts ont été faits, en particulier dans l'industrie, la Planète ne tourne pas rond.

Si le monde entier vivait comme nous vivions en France, nous aurions besoin pour assurer le renouvellement de nos ressources énergétiques et naturelles de 3 planètes. Nous consommons donc l'équivalent de 2 planètes de trop.

Quels sont les enjeux ?

Deux grands enjeux : l'un global, l'autre de proximité.

L'enjeu global

C'est le changement climatique: d'ici 2050 nous atteindrons un niveau de température que l'on a jamais eu.
Avec le grand défi énergétique que nous avons à relever pour sortir de la société du Tout Pétrole.

L'enjeu de proximité

C'est le lien Santé–Environnement.
Avec toute la question de la qualité de l'eau, de l'utilisation de produits toxiques et polluants.

Dans ces deux grands domaines, beaucoup a été fait en particulier dans l'industrie (Normes).

Mais il faut que nous ayons conscience que beaucoup reste à faire:

*Changement climatique
La question des transports du bâtiment reste majeure.

*Santé–environnement.
L'utilisation de produits chimiques avec des réflexions au niveau européen l'est tout autant.

3/ Comment faire?

Sous–question de cette question:

- Faut-il ne rien faire quand d'autres ne font pas?
- Si l'on fait: comment faire en sorte que cela favorise l'emploi et la croissance?

Il faut dans tous les cas faire:

Je suis l'auteur d'un rapport intitulé "Mondialisation": une chance pour l'environnement ?"

De ce rapport qui a fait l'objet de nombreuses éditions, j'ai tiré 2 conclusions:

*Les délocalisations n'ont pas pour cause les normes environnementales.

Les délocalisations se font sur:

- différences salariales (et normes sociales);
- proximité des marchés.

Avec de plus en plus le constat que les activités les plus polluantes restent dans les pays les plus développés car elles sont des activités à forts besoins capitalistiques.

*Appliquées dans les pays développés, les normes environnementales sont progressivement respectées dans les pays émergeants grâce à l'interconnexion créée par les grandes entreprises internationales (cf. Inde et Chine).

Comment faire?

* Normes qui poussent à une évolution technologique.

Bien maîtriser l'évolution des normes (suffisamment tôt et suffisamment stable dans le temps).

* Incitations par des outils économiques et fiscaux.


Principes:

• A fiscalité constante:
Cela ne doit pas être une recette budgétaire supplémentaire.
Il faut donc inscrire dans ce système économique des outils qui permettent d'inclure dans le coût des produits, le coût de leur impact environnemental.

Objectif: faire en sorte que les produits plus polluants soient plus chers que les produits moins polluants.

Par le biais de la fiscalité écologique, nous pouvons y arriver.

Voir par exemple une modulation de la TVA.


4/ Reste la dernière question : si nous faisions et que les Etats-Unis restent en arrière ?

Ma conviction:

L'Europe est un marché de 450 millions de consommateurs.


Il y a 2 motifs d'espoir:

- pour accéder au Marché (implantation d'entreprises), il y a besoin de respecter des normes;

- le développement de nouvelles technologiques par l'Europe ne peut pas laisser indifférentes les entreprises Américaines.

Un véritable défi des Entreprises Françaises et Européennes.

Développer des technologies innovatrices avec bien sûr quand c'est nécessaire le concours de l'Etat.

En un mot

L'écologie a besoin de vous.

 

Francois grosdidier

FRANCOIS GROSDIDIER

Président du Think Tank Valeur écologie, Sénateur-Maire de la Moselle


Les menaces qui pèsent sur la santé et l'environnement, le climat et la biodiversité, concernent tous les citoyens et tous les responsables. L'écologie n'est ni de gauche, ni de droite. Les deux plus graves catastrophes écologiques, Tchernobyl et la mer d'Aral, sont le résultat du collectivisme, pas du capitalisme. Cela n'empêche pas les Etats-Unis et et leur modèle d'avoir une responsabilité écrasante dans le réchauffement climatique et l'épuisement des ressources naturelles. Si l'écologie n'appartient pas à la droite, elle répond cependant à des principes de la droite dont je me revendique: -la notion de responsabilité, individuelle comme collective, identifiée et assumée et, le cas échéant récompensée ou sanctionnée. -l'idée conservatrice au sens noble, c'est à dire la conscience du devoir de léguer à nos descendants le patrimoine que nous ont légués nos ascendants.

VALEUR ÉCOLOGIE (association Loi 1901) - 7 Square DESAIX, 75015 Paris
contact@valeur-ecologie.fr